Vekia signe avec les Galeries Lafayette et recrute 40 personnes d’ici à fin 2017

Le nordiste Vekia, pionnier du Machine Learning dans la distribution, accompagnera les Galeries Lafayette dans la refonte des outils de pilotage de leur supply chain.

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Manuel Davy, président de Vekia

Leroy Merlin (France et international), Fnac, But, Mr Bricolage, Okaïdi et Jacadi, Sergent Major, Tape à l’œil… et, depuis peu, les Galeries Lafayette : Manuel Davy, président-fondateur de Vekia, se félicite d’ajouter cette « magnifique référence » à son panel de clients, notamment pour sa notoriété internationale, sa nouvelle cible à court terme.

Lancée en 2008 à Lille (Nord) par cet ancien chercheur du CNRS, Vekia, pourvoyeur de solutions innovantes pour la supply chain des retailers, emploie sur EuraTechnologies une soixantaine de personnes et compte atteindre les 100 collaborateurs d’ici à fin 2017. « Nous proposons deux solutions disruptives, ProOrder et ProVisia, qui servent aujourd’hui à répondre à une question simple mais complexe, quelle quantité de chaque produit dois-je mettre, à quel endroit de la chaîne logistique et à quel moment ? », explique-t-il. Grâce au Machine Learning utilisé dans ses solutions d’approvisionnement prévisionnel (gestion des stocks magasins et plateformes), Vekia fait cela pour les plus grandes enseignes du textile et de la grande distribution spécialisée (dont le chiffre d’affaires est supérieur à 200 M€).

« Mais, revendique l’éditeur, ce n’est pas juste un changement de progiciels. Nous aidons nos clients à entrer dans une autre dimension de leur business, en allant chercher la croissance sur tous les canaux en simultané et en les aidant à résister aux nouvelles formes de commerce connecté face à des acteurs comme Amazon, Rue du Commerce, CDiscount… L’idée étant de mieux répondre aux attentes du consommateur en termes de prix, de largeur d’offres et de délai ! »

Le défi de la distribution : une supply chain efficace et adaptative

Dans ce domaine, les modèles de machine learning appliqués à des centaines de milliers de références sur des milliers de points de vente surpassent les capacités humaines… « Les algorithmes de nos logiciels apportent cette aide à la décision de manière démultipliée sur chaque point de gestion ».

Le plus en terme économique ? « Il est visible sur trois axes. Le premier, c’est le ROI. Plusieurs de nos clients ont baissé leurs stocks de 10 à 15 %, ce qui fait des économies énormes pour certains et des marges de manœuvre pour investir sur les autres sujets… Car, non seulement, on obtient moins de stock, mais aussi moins de ruptures de stock. Le deuxième axe, c’est le côté « automatique » qui allège le travail des équipes de gestion des stocks et leur permet de s’attaquer à d’autres sujets. Même si cela nécessite une conduite du changement extrêmement puissante et efficace… Enfin, troisième axe, c’est l’agilité, car il est très difficile de se projeter dans le retail. Nous nous adaptons en continu aux évolutions de notre marché », détaille-t-il. Un marché du logiciel supply chain mondial qui atteint aujourd’hui pas moins de 12 milliards de dollars par an.

Vers la recentralisation des stocks

Aujourd’hui, dans le retail, il y a un mouvement qui va vers la recentralisation et de la gestion des stocks, explique-t-il et, à ce titre, le textile a pris quelques années d’avance car cela fait au moins quinze ans qu’il fonctionne ainsi. On peut dire que ces acteurs ont un niveau de technicité des approvisionnements qui est un peu plus avancé dans le textile sur cet aspect de la centralisation. Par contre, les autres (bricolage, alimentaire…) ont une variété extrêmement large de comportements de produits. En conclusion, ces acteurs ne sont pas tous matures sur les mêmes axes…

Déjà présente en Pologne et en Italie, Vekia a ouvert un bureau à Londres en avril dernier, et souhaite demain se développer aux Etats-Unis (2018) et en Chine, territoires pour lesquels il se prépare déjà. « Notre ambition est de devenir leader mondial sur ce sujet, déclare Manuel Davy. Nous avons à la fois des investisseurs très motivés et qui nous accompagnent ; et des clients très actifs prêts à nous faire confiance. » En attendant, l’éditeur vise l’Europe, à commencer par la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et les pays nordiques. Ses atouts ? « Notre ancienneté sur le sujet du Machine Learning ; une connaissance parfaite du métier du retailer en étant implanté à Lille… et, enfin, la conduite du changement, un point clé sur la façon d’utiliser nos logiciels en fonction de l’identité et de la stratégie d’une enseigne », conclut-il.

+ 100 % de croissance prévus sur les ventes

  • Créée en 2008 sur EuraTechnologies à Lille (Nord) par Manuel Davy, la société Vekia est une spin-off de l’Inria Lille, avec qui cet ancien chercheur au CNRS travaille toujours à l’amélioration de ses solutions (il compte aussi 6 chercheurs en R&D).
  • Mi-2015, la start-up a bouclé une levée de fonds de 2,4 millions d’euros auprès de CapHorn Invest et Pléiade Venture (Finorpa SCR, l’investisseur historique, est également resté au capital).
  • 100 % de croissance prévue cette année et idem l’an prochain.
  • La société embauchera d’ici à fin 2016, 40 informaticiens (MOA, MOE, conception, base de données…), des chefs de projet, des deVop, des consultants métiers…
  • La société a été citée dans le dernier « Market Guide for Retail Forecasting and Replenishment Solutions » du cabinet Gartner.

 

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