[Que sont-ils devenus] JCDecaux s’affiche avec les start-up

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Le n°1 mondial de la communication extérieure, qui avait reçu le prix Alliancy de l’Innovation en 2012, multiplie les partenariats avec les start-up. L’objectif : imaginer les mobiliers urbains de demain.

 

 

Un décodeur urbain © JCDecaux

Un décodeur urbain © JCDecaux

Vous les avez peut-être aperçus dans les rues de Paris. Les « décodeurs urbains », ces écrans tactiles intégrés aux abribus, proposent aux passants de multiples applications : la consultation des petites annonces locales, la recherche d’un itinéraire, les informations sur les services disponibles à proximité…Ce projet fait partie des six mobiliers urbains intelligents de JCDecaux, que sont le Totem digital, le concept-abribus, l’e-village, l’escale numérique et l’aire de jeu digitale. Mais le n°1 mondial de la communication extérieure n’a pas conçu ces innovations seul dans son coin. Dans le cadre d’un appel à projets de la Ville de Paris en 2012, il s’est associé pour la première fois à plusieurs start-up. Un partenariat multi-entreprises qui lui a valu le prix Alliancy de l’Innovation la même année. Depuis 2012, 100 écrans tactiles, dont les contenus et applications sont alimentés par les jeunes pousses, ont été installés dans la capitale. « Désormais l’innovation va tellement vite qu’il faut s’adresser à des ultra-spécialistes que sont les start-up, les PME et les TPE », explique Albert Asséraf, directeur général stratégie, études et marketing de JCDecaux, et membre du jury du prix Alliancy 2016.

Après avoir remporté un appel d’offres de la Ville de Paris fin 2013, JCDecaux s’est donné pour objectif de remplacer l’ensemble de son parc de 1 920 abribus. Ceux-ci offriront aux piétons de nouveaux services tels que l’information en temps réel des horaires de passage des bus, des prises USB universelles ou encore une nouvelle fonction « arrêt demandé » pour signaler au bus que l’on souhaite le prendre.

Les start-up, un outil de veille 

Depuis quelques années, le leader de la publicité extérieure a multiplié les relations avec les start-up. Il fait notamment partie des vingt grandes entreprises réunies sous la bannière de la pépinière « Neuilly Nouveaux Médias ». Pendant deux ans, chaque société héberge une jeune société pour l’accompagner dans son développement. JCDecaux a déjà accueilli deux jeunes pousses (Playtouch et PennyRead) et prépare la venue d’une troisième d’ici quelques semaines. « Nous avons développé cet écosystème dans une logique de veille permanente. On cherche à savoir comment une start-up peut servir à JCDecaux sans qu’elle se détourne de son propre modèle », explique Albert Asséraf.

Le groupe est aussi partenaire de structures accueillant les start-up comme Cap Digital, Paris&Co ou encore Innov&Connect, l’accélérateur de BNP Paribas. Dans sa stratégie, il est plus pertinent de nouer des alliances que de les incuber. « Nous sommes plus dans une logique de business car les start-up cherchent avant tout à développer leur chiffre d’affaires », justifie Albert Asséraf. Cette stratégie d’open innovation impose aussi des compromis pour JCDecaux. « Pour qu’un partenariat soit réussi, il doit être vertueux pour les deux parties. C’est aux grandes entreprises de se mettre à l’échelle et au rythme de la start-up. Elles doivent respecter un délai de réponse maximum, être très réactive et choisir un interlocuteur précis. Si on passe trois semaines ou trois mois sur un projet c’est autant de temps perdu pour une start-up », conclut-il.  

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