Transformation de la DSI : l’automatisation à toutes les sauces

Face à la concurrence des nouveaux acteurs du Cloud et pour préserver sa légitimité auprès de ses clients internes, le département informatique est au pied du mur. Il doit réduire ses coûts pour s’offrir des marges de manœuvre et être compétitif ; il doit assurer un service plus agile et permettre plus rapidement et toujours en toute sécurité, l’intégration des processus métier existants avec les nouveaux modes d’interaction avec les clients et les partenaires de l’entreprise. Sans l’automatisation des déploiements des flux de données associés, il ne peut garantir fiabilité, traçabilité, réduction des coûts et agilité.

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Jean-Claude Bellando, Directeur Marketing Produit, Axway

Les processus métiers, au cœur de la transformation digitale

Au sens commun, la transformation digitale se résume à la digitalisation des services offerts par l’entreprise à ses clients, ou au mieux à son écosystème, incluant alors ses fournisseurs et ses partenaires. Bien sûr, c’est l’aspect le plus visible et le plus « vendeur ». Mais les défis les plus importants se situent en interne. Car pour fonctionner de bout en bout, être réellement pertinents pour leurs utilisateurs tout en étant dotés de la faculté de s’adapter à chacune des opportunités métiers à venir, ces services numériques impliquent de très nombreuses interactions entre les différentes couches du système d’information interne et des services IT externes.

En d’autres termes, la dématérialisation de ces services, et plus largement des processus métiers, implique un pilotage fin de toutes ces interactions techniques. Un rôle jusque-là alloué à des équipes d’ingénieurs spécialisés qui peuvent aujourd’hui s’appuyer sur des outils d’automatisation des déploiements, afin de limiter le nombre d’erreurs ou de retards, inéluctablement inhérents à tout processus manuel.

Moins de technologie, plus de métier

Paradoxalement, la transformation digitale modifie sensiblement la perception de l’informatique dans les entreprises. Très (trop?) longtemps considérée comme un mal nécessaire par les uns ou comme un gage essentiel de modernité pour les autres, l’IT au sens technologique du terme devient aujourd’hui un simple outil au profit de processus et de services métiers dématérialisés.  D’une logique de « moyens informatiques » mis à leur disposition, les entreprises passent donc peu à peu à une obligation de « résultats numériques ».

Il suffit pour s’en convaincre d’observer la gestion des solutions numériques dans l’entreprise. Il y a encore quelques années, on observait souvent une informatisation à marche forcée des métiers, accompagnés par la DSI. Désormais, les demandes et le pilotage de la conception ou de l’acquisition de nouveaux outils émanent quasi systématiquement des métiers, qui font simplement appel à la DSI pour la mise en œuvre technique et qui n’hésitent pas à s’en passer dès lors qu’une solution SaaS leur semble plus appropriée. Mais ceci est un autre débat …

Avec des équipes métiers qui savent précisément ce qu’elles veulent, la valeur ajoutée de la DSI évolue, et doit se concentrer sur la conception de solutions répondant aux enjeux business de l’entreprise, et non plus sur l’intégration de ces nouvelles fonctionnalités métiers au système d’information. Cette étape permettant aux différents systèmes de communiquer entre eux est purement technique, elle doit s’appuyer sur des outils dédiés et doit être automatisée.

Fiabilité, traçabilité et agilité : les 3 piliers du SI de demain

Au-delà de la dématérialisation des processus métiers et des services, la transformation digitale modifie profondément les habitudes de consommation et accélère considérablement le rythme du business. A ce titre, l’entreprise numérique doit faire preuve d’agilité et répondre immédiatement aux sollicitations du marché. Elle ne peut donc pas se satisfaire de risques d’erreurs ou d’un calendrier inadapté lors du déploiement de nouveaux services.

En automatisant la génération et le déploiement des configurations relatives aux intégrations applicatives, les équipes de la DSI peuvent se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, telles que le développement de fonctionnalités business clés. Et se prémunissent également contre certaines tâches répétitives mais bloquantes si elles ne sont pas réalisées correctement. Ainsi, pour renforcer la sécurité, l’usage des certificats (X509) se systématise et leur durée de vie se réduit ; il est impossible de faire face à cette nouvelle contrainte sans automatiser la gestion du cycle de vie et le renouvellement des certificats.

Enfin, en automatisant les fonctions liées à la mise en œuvre des interactions entre systèmes, l’entreprise gagne en sécurité en systématisant l’application de règles de sécurité et en limitant l’accès manuel à ces systèmes ; gagne en traçabilité puisque l’ensemble des opérations réalisées sont enregistrées avec un niveau de granularité très fin ; gagne en visibilité et en transparence puisque les fonctions de surveillance nécessaires sont incluses dans le processus de déploiement. Au final l’entreprise bénéficie d’une vue holistique et historisée des éléments et de toutes les modifications du système d’information.

Pour parvenir à ce système vertueux, la chaîne d’automatisation doit nécessairement s’appuyer sur un référentiel réunissant les règles de sécurité, le détail de l’implication de chaque participant aux interactions, les définitions et les configurations. Un référentiel en permanence à jour et qui recense aussi bien les éléments en production que les demandes d’évolution et de mise en œuvre des nouveaux services.


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