Cartable numérique : la fin de la récré !

L’Ecole numérique, on y pense depuis des années. Pour la première fois, sa concrétisation pourrait être toute proche. Gouvernement, responsables informatiques au sein des académies, professeurs, parents, élèves et enfin éditeurs de logiciels et constructeurs de matériels informatique, semblent parler d’une même voix pour mettre en place un dispositif gagnant-gagnant, d’apprentissage et d’accès aux contenus scolaires.

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Stéphane Hanry, Directeur Secteur Public, VMware

Les élèves évoluent depuis leur naissance dans une société irriguée par le numérique. Face à ce constat, et ce, dans un contexte économique difficile où le chômage frappe 25,7% des moins de 25 ans en France, les pouvoirs publics ont lancé, en 2014, le plan « Ecole numérique ». Depuis la rentrée 2016, les élèves de 5ème ont été équipés d’une tablette tactile, après des expérimentations dans 500 collèges pilotes.

Susciter l’adhésion

Le gouvernement a tiré les leçons de l’échec des plans précédents. L’une des raisons, mise en relief dans le livre blanc d’IDC 1, réside dans une trop faible adhésion des parents, des élèves, des professeurs, mais également de manière plus générale, des agents de l’Education Nationale. Car au-delà de l’intérêt évident de la réforme, installer le numérique dans une salle de classe ne peut être que le premier pas d’une stratégie bien plus large, définissant quels contenus proposer aux élèves, comment les construire et les gérer, etc.

On le voit, la complexité technologique mais également organisationnelle d’un tel projet a dans le passé interdit toute évolution vers le numérique, notamment du fait de l’absence de solution technologique capable de répondre aux différents besoins des utilisateurs : simplicité et convivialité pour les professeurs et les élèves, sécurité pour les administrateurs réseaux des établissements. Mais aujourd’hui, l’innovation et l’évolution des technologies apportent une nouvelle donne.

Penser usages et organisation plutôt que technologie

Les nouvelles solutions de gestion de la mobilité simplifient considérablement la diffusion de contenus et d’applications sur de multiples équipements hétérogènes 2. Elles permettent aujourd’hui d’améliorer et simplifier l’expérience utilisateur, et de se concentrer sur l’innovation. Elles engagent par exemple les utilisateurs à réfléchir à de nouveaux modes d’utilisation des technologies mobiles, plutôt que de se perdre dans la gestion de la complexité technologique. Elles aident en réalité à adapter le projet éducatif aux besoins des étudiants, plutôt que le contraire. Et c’est une révolution !

Le professeur peut par exemple créer des groupes d’utilisateurs en fonction de critères précis (par ex. les élèves d’une même classe) et programmer le téléchargement automatique dans les terminaux des élèves de tels contenus ou applications, afin qu’ils en disposent à l’heure du cours.

Pour les élèves, l’apprentissage est plus ludique et interactif. Ils deviennent plus autonomes, plus créatifs et disposent de contenus pédagogiques réellement adaptés à leurs besoins, dans un environnement familier.

Les responsables informatiques concernés peuvent en outre mieux contrôler la question particulièrement sensible de la sécurité des applications et contenus, non seulement dans la salle de classe, mais surtout lorsque les élèves en font usage à domicile. Les solutions bloquent par exemple l’accès aux contenus d’une tablette perdue ou volée, ou de manière plus général, l’accès à certains sites. La force de ces solutions réside dans leur facilité de paramétrage et répond au besoin spécifique de ce projet : gérer tout en préservant l’autonomie des utilisateurs, gage de leur créativité.

Le système éducatif ne peut s’affranchir de ce qui fait la force des entreprises d’aujourd’hui : la compréhension des besoins des utilisateurs et la personnalisation des services. C’est là que ces nouvelles solutions apportent un vrai vent de changement, dont bénéficieront les élèves, leurs parents et le système éducatif dans son ensemble.

Le chemin est encore long mais la France dispose de toutes les clés pour être le premier pays à lancer un projet de si grande ampleur.

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1 Enquête menée par IDC pour VMware auprès des DSI et délégués académiques au numérique de 50 conseils généraux et régionaux et rectorats/académies basés dans différentes régions du territoire français.
2 Le Ministère de l’Education prend l’initiative, mais n’impose pas de choix technologique. Cette liberté de choix entraine mécaniquement une hétérogénéité des équipements des utilisateurs, des contenus et des infrastructures les hébergeant.


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