Energie : le Rennais Kemwatt lève 1,2 million d’euros

L'équipe © Kemwatt

L’équipe © Kemwatt

Après une première levée de fonds de 800 000 euros réalisée en octobre 2014, la start-up Kemwatt qui développe une technologie de stockage de l’énergie, en boucle une seconde pour un montant de 1,2 million d’euros. La jeune pousse rennaise, créée en août 2014, a réussi à convaincre les mêmes investisseurs que lors de son premier tour de table : les deux fonds d’amorçages Emertec 5 et Go Capital Amorçage et Pierre-Yves Divet, président de COPCI qui a investi à titre privé. Les deux fondateurs Didier Floner, un scientifique de l’institut des sciences chimiques de Rennes (ISCR) et François Hubert, ingénieur en génie des procédés et CEO de la jeune entreprise ainsi que Florence Geneste, une autre chercheuse de l’ISCR ont eux aussi participé à cette levée de fonds.

Kemwatt développe des batteries qui utilisent des molécules organiques en milieu alcalin plutôt que des métaux lourds en milieu acide, comme la plupart de ses concurrents. « Ce nouveau procédé est particulièrement adapté pour le stockage des énergies renouvelables et il apporte des solutions aux problèmes de corrosion, de sécurité et d’environnement en plus de diminuer le coût global sur la durée du cycle de vie de la batterie », analyse François Hubert.

Ces fonds permettront de poursuivre la démarche d’industrialisation entamée depuis le premier tour de table. Kemwatt compte également étoffer son équipe de neuf chimistes hautement qualifiés en recrutant d’ici fin 2016, un à trois experts supplémentaires avec un profil international. La start-up compte ainsi franchir le stade de la production pour passer à la commercialisation de ses batteries. Elle vise des gestionnaires de parcs photovoltaïques, d’énergies renouvelables, des collectivités locales ou encore des opérateurs énergétiques.


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