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Avec ses nouveaux bâtiments « Omics », l’Institut Pasteur poursuit sa révolution numérique

Ce jeudi 13 septembre, l’Institut Pasteur inaugure son nouvel ensemble de bâtiments « Omics », qui réunira des équipes de recherche multidisciplinaires et des technologies de pointe pour explorer toutes les possibilités offertes par le développement de la biologie computationnelle et ainsi renforcer les capacités à répondre aux enjeux scientifiques et sanitaires du XXIe siècle.

Une équipe de recherche mixte entre l’Institut Pasteur et Inria développe un cadre méthodologique permettant d’assister le processus de découverte pour la biologie des systèmes et la biologie de synthèse. © Inria / Photo C. Morel

Une équipe de recherche mixte entre l’Institut Pasteur et Inria développe un cadre méthodologique permettant d’assister le processus de découverte pour la biologie des systèmes et la biologie de synthèse. © Inria / Photo C. Morel

Avec ce pôle d’expertise, présenté comme unique en France, l’Institut Pasteur se positionne comme un acteur majeur capable de générer des données « massives » en santé, et surtout de les analyser et d’en extraire les connaissances nécessaires à une meilleure compréhension du vivant et à l’amélioration de la santé.

Pour analyser et exploiter cette masse de données, l’interdisciplinarité est mise en avant par l’Institut Pasteur. Omics vise à rapprocher différents domaines d’expertise au service de la santé tels que la biologie, l’informatique, les mathématiques, les statistiques, la physique et les sciences sociales. Les chercheurs mêleront à la fois l’approche scientifique, qui consiste à formuler des hypothèses puis à concevoir des expériences pour générer des données permettant de valider ou d’invalider ces hypothèses, avec de l’intelligence artificielle (IA), qui induit l’approche inverse. L’IA permet en effet d’extraire à partir de données de masse des corrélations biologiques inédites.

« L’Institut Pasteur a toujours eu l’ambition d’adapter son organisation, de recruter les talents nécessaires pour répondre aux défis sans cesse renouvelés des maladies qui menacent la santé humaine. Ce pôle multidisciplinaire est aujourd’hui un des piliers de notre puissance de recherche, pour répondre autant aux enjeux de la recherche fondamentale qu’à ceux de santé publique. Nous sommes très fiers d’inaugurer une nouvelle ère numérique à l’Institut Pasteur avec ce nouvel ensemble, financé par la générosité du public (plus de 9 millions d’euros ont été nécessaires pour construire et équiper les bâtiments Omics) », a déclaré dans un communiqué Stewart Cole, directeur général de l’Institut Pasteur.

Des travaux sur l’analyse de la propagation des épidémies

Le projet a consisté à créer un ensemble homogène et cohérent à partir de deux bâtiments préexistants. Cette nouvelle enveloppe de verre marque la transparence et l’ouverture des bâtiments. ©daarchitectes

Le projet a consisté à créer un ensemble homogène et cohérent à partir de deux bâtiments préexistants. Cette nouvelle enveloppe de verre marque la transparence et l’ouverture des bâtiments. ©daarchitectes

Le pôle Omics rassemblera sur ses 2 865 mètres carrés les équipes au sein de deux bâtiments baptisés « simone veil » et « alexandre yersin », en hommage à deux personnalités marquantes de son histoire. En 1894, lors de ses travaux en Chine, Alexandre Yersin isole le bacille de la peste, tandis qu’en 1975, Simone Veil, alors ministre de la Santé et de la Famille, augmente les subventions de l’État à l’institut de 20 à 50,5 millions de francs. « La synergie des équipes a été au cœur du projet architectural du pôle Omics. Elle a inspiré la conception de plateformes technologiques et l’aménagement d’espaces de rencontre visant à promouvoir la communication scientifique, la créativité et la mutualisation des ressources », explique Nathalie Denoyés, directrice des ressources techniques et environnement.

Les projets phares d’Omics porteront notamment sur l’analyse de la propagation des épidémies, la compréhension de l’évolution des microbes et des virus et de leurs résistances aux traitements, ou encore l’exploration des données de génomique humaine pour comprendre les facteurs de prédisposition aux maladies.

Parmi les équipes qui rejoindront le pôle, l’unité de Génétique humaine et fonctions cognitives qui a pour objectif d’élaborer la plus grande base de données au monde sur l’autisme visant à aboutir à des traitements adaptés aux différents types d’autisme et aux caractéristiques de chaque patient, ou encore l’unité Imagerie et modélisation, qui travaille sur le deep learning afin d’aider aux diagnostics des tumeurs cérébrales et mener au choix du traitement le plus adéquat.

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