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Sylvain Cazard (VMware) : « Il est temps que les DSI se réapproprient le système d’information et la data »

Le 12 avril prochain se tiendra à Paris l’évènement VMware Executive Exchange, une soirée de débats sur les enjeux de réorganisation des DSI à l’heure de l’omniprésence numérique dans les entreprises. Sylvain Cazard, directeur général de VMware France détaille sa vision des changements en cours dans les entreprises et revient sur la lutte pour une légitimité renouvelée que mènent beaucoup de DSI.

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Sylvain Cazard, Directeur Général de VMware France

Quels seront les sujets abordés lors de la soirée VMware Executive Exchange ?

Nous voulons dans un premier temps permettre aux DSI de se confronter à des acteurs de la « digital economy » comme Showroomprivé.com ou Allocab, pour faire émerger les potentielles inspirations communes, mais aussi les divergences, qui existent entre ce monde très dynamique et les réalités quotidiennes dans les entreprises. Nous ouvrirons la soirée avec une table-ronde (dont Alliancy, le mag est partenaire, ndlr) et des échanges avec l’assistance. Il sera notamment question de sujets comme la mobilité au service de ces nouveaux acteurs économiques et plus généralement de toutes les entreprises, mais aussi des enjeux de réactivité, d’agilité, avec – par exemple – une réflexion DevOps. Nous poursuivrons ces échanges lors d’un dîner-débat où nous pourrons entrer dans des détails plus opérationnels sur les projets et les priorités actuels des DSI.

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A vos yeux, comment cette « pression » de l’économie digitale est-elle vécue, justement, par les DSI ?

Ils changent de métier et ce n’est jamais facile. Beaucoup de sujets se présentent à eux, sur lesquels on attend souvent qu’ils soient capables de défricher et d’assurer la transformation, tout en gérant et optimisant l’existant… La réflexion n’est pas neuve : elle vient de la convergence entre deux pressions, celle des coûts et celle des métiers sur le besoin de nouveaux services, d’applications qui vont permettre à l’entreprise de profiter d’une couche « digitale » supplémentaire. Evidemment, la pression crée souvent des frictions et les DSI doivent apporter des réponses à ceux qui ont la tentation de se passer d’eux. On ne reviendra pas sur les implications que le Shadow IT a pour de nombreuses entreprises… Pourtant, cela peut être paradoxal, on voit aussi en parallèle leur rôle de « gardien du temple », de la stabilité et de la sécurité du système d’information être mis en avant. Au final, comme dans toute transformation, c’est la question de leur légitimité au côté de nouveaux acteurs comme le Chief Digital Officer ou d’autres, qui se pose.

Que répondre sur ce point ?

Même si l’écosystème autour d’eux bouge énormément, et très vite, je pense qu’il est temps que les DSI se réapproprient le système d’information et la data, mis plus que jamais au service des nouvelles ambitions de leur organisation. C’est précisément ce qu’ils font aujourd’hui, en étant les seuls capables à la fois de sécuriser et d’harmoniser la SI… tout en résolvant l’équation économique. Le DSI est le mieux placé pour démêler les coûts cachés, les liens étroits entre usages et sécurité, et la valeur (potentiellement cachée elle aussi) de la data à disposition. Le discours du DSI « business partner » doit s’étoffer : leur légitimité, c’est de pouvoir être littéralement le bras armé des services métiers. Et en ce sens, je suis très loin de la vision alarmiste que l’on peut se voir présenter parfois : le DSI ne va pas disparaître. Dans les périodes d’adaptation, il est normal qu’il y ait des tensions, des « gaps » qui se créent… mais petit à petit, les rôles et les interactions vont se normaliser. L’industrie des professionnels de la technologie a d’ailleurs son rôle à jouer en la matière, en faisant preuve elle aussi d’un peu de maturité.

Comment cela ?

Il faut savoir faire preuve de recule pour permettre au DSI d’avoir véritablement à disposition les bons moyens pour faciliter son adaptation. C’est-à-dire les bonnes infrastructures, avec la bonne sécurité, fournie avec le bon tempo et la bonne réactivité. Ce sont beaucoup de curseurs différents à aligner en fonction des réalités de chaque entreprise. Je suis conscient que nous avons à ce titre une forte pression, nous aussi : de plus en plus, les solutions logicielles seront la clé de toute activité. Et nous devons être complètement adaptés aux nouvelles attentes qui vont avec cette réalité.
Ce que l’on peut se dire, malgré tout, pour les DSI comme pour nous, c’est qu’à l’heure d’une révolution numérique totale, nous avons la chance d’être partis prenantes dans nos métiers respectifs de ces changements. Malgré les pressions que cela impose, je pense que nous vivons beaucoup mieux ces évolutions que des métiers très traditionnels, plus éloignés du numérique. Il faut juste garder à l’esprit que cette révolution, ce n’est pas mettre en place quelques apps mobiles dans son entreprise… C’est une refonte organisationnelle majeure qui force aussi à revoir toute la chaine de production informatique.

En 1998, VMware était une start-up de 20 personnes, qui a su imposer des innovations devenues clés aujourd’hui. En 2015, c’est un chiffre d’affaires de 6,5 milliards de dollars pour plus de 17 000 salariés. Les attentes en termes de rupture technologique et d’innovation ont-elles changées pour vos clients et votre marché ?

Nous avons gardé notre culture de l’innovation, même s’il faut évidemment concilier cela avec une forte croissance et des enjeux d’entreprise globale. A l’époque, la virtualisation des serveurs a été une disruption majeure et cela a créé de fortes attentes pour la suite… Mais nos chantiers ont bien consisté à dépasser ce point de départ : il y a 4 ans, nous étions à nouveau à l’initiative sur la virtualisation des réseaux. Depuis, nous avons également beaucoup investit sur la mobilité, en permettant avec nos technologies de déployer des applications sur n’importe quel terminal, sans aucune discontinuité.
L’innovation, c’est évidemment un renouvellement permanent, mais notre philosophie pour y parvenir est très claire. Nous voulons « abstraire la complexité ». Nous l’avons fait pour les serveurs au départ, puis pour les datacenters, puis dans des optiques de mobilité. Nous continuions à agrandir notre scope. Simplifier l’architecture technique est crucial aujourd’hui, car les entreprises ont ce fort besoin de stabilité pour pouvoir se développer. C’est aussi ce qui permet d’insérer le concept de sécurité de bout en bout. Cette simplification est nécessaire pour les DSI, tout particulièrement, car c’est ce levier qui leur permettra d’harmoniser des SI multiples et fragmentés, devenus inhérents à la transformation de nos entreprises.

 

> Alliancy, le mag est partenaire de de l’événement  et y animera une table ronde sur le thème «Transformation de la DSI, les entrepreneurs du digital peuvent-il être une inspiration ? »

> VMware Executive Exchange : le mardi 12 avril 2016 au Chateauform’City Monceau, Paris 8

> Toutes les infos et inscription sur : http://www.alliancy.fr/agenda/vmware-executive-exchange

 


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