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5ème édition des « projets informatiques de l’Etat »

La Dinsic met en ligne l’intégralité des avis sur les nouveaux projets informatiques (de plus de 9 M€) qu’elle a rendus ces dernières années. Tout citoyen dispose ainsi d’une vue d’ensemble sur les principaux efforts consentis par l’Etat pour moderniser son système d’information (SI) et engager une transformation numérique.

Dans une volonté de transparence et d‘ouverture, et dans la continuité de la Loi pour une République numérique, la Dinsic, la Direction interministérielle au numérique dirigée par Henri Verdier, vient de mettre en ligne l’intégralité des avis sur les nouveaux projets informatiques (de plus de 9 millions d’euros*) qu’elle a rendus ces dernières années. Les avis des projets classifiés ou en cours d’appels d’offres seront publiés dans un second temps. Objectif : identifier et rectifier les dérives budgétaires et calendaires.

 

Issu d’une collaboration étroite entre la Dinsic et les ministères, ce « panorama des grands projets SI » recense et décrit les principaux projets informatiques au sein de l’Etat. Il inclut en priorité les projets qui requièrent un suivi particulier en raison de leurs impacts, de leur degré de complexité et/ou de leurs enjeux financiers.

Chaque projet est analysé selon cinq axes : stratégie, finances, gouvernance, réalisation et planning. Chaque avis rendu est accompagné de recommandations spécifiant les axes d’amélioration à prendre en compte pour le bon déroulement du projet.

Le suivi global de l’ensemble des 61 chantiers informatiques de cette 5ème édition du panorama montre que la durée moyenne d’un projet reste constante, autour de 6,2 ans, depuis les phases de cadrage jusqu’au déploiement. Le taux d’écart budgétaire (moyenne des écarts entre budgets prévisionnels initiaux et actualisés), qui s’établit aujourd’hui à 26 %, est relativement stable par rapport à la précédente édition (+ 1 point).

Dérives et réajustements

Le taux d’écart calendaire (moyenne pondérée des écarts entre durées prévisionnelles initiales et actualisées), 29 % pour cette 5e édition, s’est quant à lui accentué (+7 points). Plusieurs phénomènes l’expliquent, peut-on lire sur le site, « notamment certains projets ont vu leurs périmètres évoluer, soit par l’ajout de fonctionnalités, soit du fait de nouvelles mesures de transformation publique les impactant ; une phase de sécurisation supplémentaire en amont a été engagée pour de grands projets sensibles dans les domaines de la fiscalité et de la gestion RH ; enfin, des évolutions réglementaires ont demandé des réajustements. »

Toutefois, précise-t-on également : « Afin de réduire ces écarts, la Dinsic lance, en concertation avec le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, des actions d’évaluation et d’appui auprès de certains ministères. Elles permettront d’identifier les axes de sécurisation et d’optimisation de ces chantiers, mais aussi d’anticiper et éviter certaines dérives potentielles ».

Deux nouveaux projets

Le projet Oshimae fait son entrée dans ce tableau de bord. Ce chantier recouvre à la fois la mise en place d’une plate-forme cloud partagée entre le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’IGN, et de l’autre la création d’une offre de géo-services qui sera hébergée sur celle-ci.

L’évolution de l’infocentre « RH IRHIS » du ministère de la Justice intègre également le panorama, en vue de mettre à disposition de ses acteurs RH les informations nécessaires pour piloter les effectifs et la masse salariale des différentes entités.

La liste de ces avis, réactualisée régulièrement, est disponible sur la plate-forme nationale d’Open Data, data.gouv.fr (formats PDF et ODT).

Cet outil d’information et de pilotage, conçu à l’origine pour le Premier ministre, repose sur un cadre harmonisé de suivi des grands projets. Il est utilisé pour prioriser les missions d’appui auprès des ministères, qui se le sont également approprié pour leurs propres besoins de pilotage.

*dont le coût estimé global (prenant en compte la construction de la solution ainsi que deux années de maintenance) dépasse 9 M€.


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