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Claude Bartolone à l’Afdel : « S’il faut hacker la démocratie, venez m’en parler. Je veux en être !»

En clôture de son assemblée générale du 7 juillet, l’Association française des éditeurs de logiciels et solutions Internet (Afdel) a organisé sa traditionnelle garden party, aux Jardins de Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris. A cette occasion, Jamal Labed, son président, a accueilli Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, « venu en voisin ».

Jamal Labed, président de l'AFDEL et Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, le 7 juillet - © AFDEL

Jamal Labed, président de l’AFDEL et Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, le 7 juillet – © AFDEL

L’Afdel se porte bien et le fait savoir. Avec l’élection de ses cinq nouveaux administrateurs le 7 juillet lors de son assemblée générale, l’association dont « le nombre de membres est en perpétuelle croissance » a profité de sa garden party pour résumer les grands axes de son action. Crédit impôt recherche, neutralité de la commande publique, mobilisation sur le projet loi renseignement, sur la concurrence entre VTC et taxis (la société UBER compte au nombre des membres de l’Afdel), mais également autour de la Loi Macron et de la future loi numérique de septembre… Jamal Labed, son président (et PDG de l’éditeur Easyvista), a distribué bons et mauvais points au gouvernement. Sur un sujet moins conflictuel, il a souligné sa fierté d’être associé à l’opération « Numérique Egalité Tour » avec le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et a annoncé l’objectif d’amplifier prochainement l’initiative en lui donnant une portée nationale.

L’occasion était belle : Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, était l’invité d’honneur, « venu en voisin » selon ses propres termes, de la fête estivale de l’Afdel. Non sans humour, le parlementaire avait préparé un discours taillé pour l’occasion, saluant l’aura et la performance des champions français comme Dassault Systèmes, Cegid, mais aussi Criteo et BlaBlaCar. « On entend dire de plus en plus qu’il faut hacker – dans le bon sens du terme évidemment – la démocratie. Je vous encourage à le faire, mais venez m’en parler avant, s’il vous plait. Je veux en être ! » a lancé le député, qui a reconnu par ailleurs avoir récemment confronté sa vision de législateur au célèbre article « Code is Law » du juriste et professeur de droit, Lawrence Lessig.

Attractivité des talents et des territoires

De façon plus conventionnelle, Claude Bartolone a rappelé que le Crédit impôt recherche avait été sanctuarisé, que l’Etat comptait tout particulièrement sur l’open data afin de porter plus de transparence et de participation citoyenne au sein des institutions, ou encore que l’enjeu de formation et d’attraction des talents en France n’avait jamais été aussi important. « Nous devons réussir à retenir ou « faire revenir Léon » pour reprendre le slogan de la campagne de la French Tech » a-t-il ainsi souligné, avant de parler de la future mise en place d’un passeport « talents » pour attirer les compétences de l’étranger. En matière de ressources humaines, les membres de l’AFDEL ont également été sensibles au sujet de l’actionnariat salarié, simplifié par la Loi Macron.

Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué l’aide que les acteurs du numérique allaient pouvoir apporter en matière de transition énergétique et de smart cities. « Alors que certains se concentrent sur la ville intelligente, je pense que pour notre territoire, nous devons changer d’échelle pour qu’il puisse être une réelle plateforme, au sens logiciel, qui permettra à ceux qui le souhaitent de s’y brancher, via des interfaces adaptées. Une plateforme qui permettra aux innovateurs d’offrir des applications, des services, des logiciels.» a-t-il notamment préconisé. Pour conclure son discours, l’homme politique a assuré être plus que jamais à l’écoute. « Le nouveau monde que vous dessinez, rompt avec une logique traditionnelle, verticale, centralisée… Je vous invite à me faire part de vos projets, de vos idées pour pouvoir coproduire ce nouveau monde » a-t-il encouragé, prouvant que les charmes du « co- » ne séduisent pas seulement les entreprises agiles de l’ère numérique.

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