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La « to-do » du Syntec Numérique pour 2016

A l’occasion de la conférence semestrielle du Syntec Numérique, son président Guy Mamou-Mani a évoqué les différents chantiers à mener pour l’année 2016. Projet de loi NOE, agenda numérique européen, fusion avec l’Afdel…Tour d’horizon.

Guy Mamou-Mani : Le numérique est au coeur de l’évolution de toute la société

Guy Mamou-Mani, président de Syntec Numérique et du Groupe Open. © Syntec Numérique

Le deuxième mandat de Guy Mamou-Mani s’achèvera en juin 2016. Les statuts du Syntec Numérique ne l’autorisent pas à se représenter, et « c’est très bien », selon lui. Pour les sept mois à venir, le président de l’organisation professionnelle compte bien boucler certains dossiers et préparer le terrain pour son successeur. Aperçu des chantiers pour 2016.

S’engager sur le projet de loi Macron II

« Nous sommes très engagés sur la préparation de la loi NOE », a assuré le président du Syntec. Depuis l’annonce du projet de loi « nouvelles opportunités économiques » d’Emmanuel Macron, le syndicat s’est plongé dans les propositions de Bercy. « Tous les sujets de NOE sont des sujets du Syntec », a soutenu Guy Mamou-Mani, qui rencontre régulièrement le cabinet du Ministre de l’Economie pour contribuer à ce projet loi. Cependant, certains sujets sont hors-limites comme le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) ou la revalorisation du CICE en dessous de 3,5 fois le SMIC (contre 2,5 actuellement). Le Syntec est globalement très satisfait des pistes évoquées par Bercy et n’attend plus que tout soit exécuté. « NOE » devrait être présenté en conseil des ministres en janvier 2016.

Accélérer l’industrie du futur

Lancé par François Hollande en mai 2014, le projet Industrie du Futur, avec ses 9 solutions, intéresse grandement le Syntec Numérique. Guy Mamou-Mani a félicité une nouvelle fois l’action d’Emmanuel Macron, qui va porter le projet. « Avec Arnaud Montebourg, l’industrie du futur était abordé n’importe comment. Maintenant, ça inclue le numérique », a noté le président de l’organisation, qui souhaite s’engager davantage dans la construction de la Nouvelle France Industrielle. Le Syntec Numérique a créé en juin 2015 un comité « Industrie du futur », présidé par Maurice Ricci, fondateur et président d’AKKA Technologies.

Devenir plus européen

« Le Syntec numérique doit prendre une dimension européenne », a lancé Guy Mamou-Mani, en appelant son successeur, probablement Godefroy de Bentzmann, président de Devoteam, à s’y atteler. Le Syntec représente la France dans la fédération Digital Europe, dont l’objectif est d’aider et de guider les institutions européennes dans la création d’un marché unique du numérique, appelé Digital Single Market. Le syndicat espère aussi parvenir à un accord sur le « Safe Harbor ». « Aujourd’hui il existe un vide juridique surtout pour les PME. Nous ne demandons pas de prolonger le Safe Harbor mais de donner un cadre le plus rapidement possible. Les plus petites entreprises en ont besoin », a déclaré Muriel Barnéoud, présidente du collège Editeurs au Syntec et présidente de Docapost.

Adapter le droit du travail

Le syndicat aux 1500 adhérents contribue également au projet de loi El Khomri sur les nouvelles d’organisation du travail. Guy Mamou-Mani est revenu sur la polémique, inutile selon lui, autour des entreprises technologiques qui ne paient pas d’impôts en France ou des start-up qui ne respectent pas les lois françaises en matière de droit du travail. « Comment créer un cadre social, juridique, fiscal adapté au nouveau monde pour les Uber et Airbnb ? Comment vivre avec des lois de 1945 ? Il faut passer à autre chose », a tonné le président de l’organisation.

Fusionner avec l’Afdel ?

La question de la possible fusion entre le Syntec et l’Afdel (Association française des éditeurs de logiciel) semblerait trouver une réponse pour 2016. Un groupe de travail mixte, rassemblant les deux organisations, a été mis en place. Un accord est espéré avant juin prochain. « La boucle sera bouclé », a plaisanté Guy Mamou-Mani. Celui-ci ne sera pas candidat à ce nouvel ensemble qui pourrait voir le jour fin 2016. Un nouveau nom sera également choisi.

Moderniser les régions

Le syndicat a préparé 9 propositions pour les élections régionales. Un programme qui n’est autre qu’une déclinaison du projet de loi « NOE » en région. Parmi les préconisations, la transformation numérique des secteurs traditionnels, la création d’un écosystème d’innovation pour faire émerger des entreprises du numérique, la modernisation de l’administration régionale ou encore le renforcement des formations en alternance. 

Les adhésions au Syntec Numérique en 2015

  • 200 nouveaux adhérents depuis janvier
  • 100 start-up ont rejoint le programme « 5000 startups » lancé en octobre 2015
  • 5 associations, clusters et pôle de compétitivité ont rejoint le Syntec portant à 14 le nombre de membres collectifs
  • Une neuvième délégation régionale s’est ouverte en Bourgogne-Franche-Comté

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