Holacratie : l’entreprise où le patron n’est pas le héros

Depuis sa création en 2007, l’holacratie –technologie managériale– vise à réorganiser la gouvernance en entreprise. Un challenge qu’a décidé d’expérimenter l’énergéticien Engie.

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Les entreprises qui veulent devenir «holocrates» font appel à des coachs et nomment des facilitateurs en interne pour former les collaborateurs. © Fotolia

Imaginez une entreprise sans patron où chaque salarié prend seul des décisions… Brian Robertson, 37 ans, y a pensé. Mais il l’a surtout mis en oeuvre. Cet entrepreneur américain a créé en 2007 l’holacracy (ou holacratie en français), qui propose une boîte à outils plus opérationnelle que la philosophie de « l’entreprise libérée » d’Isaac Getz, pour en finir avec les organisations hiérarchiques.

Cette méthode, accessible gratuitement sur Internet, contient une constitution de 30 pages. Dans la liste des définitions et règles à appliquer, on trouve par exemple le «rôle», une sorte de mission assignée à une personne. Chaque salarié peut cumuler plusieurs rôles très différents comme l’organisation des séminaires, la veille technologique, ou plus amusant, les animations pour Noël.