Cerfrance innove en mode « bottom-up »

Le réseau Cerfrance s’est récemment doté d’une structure dédiée à l’innovation. Avec un enjeu majeur : faire naître la transformation à partir de la mobilisation créatrice de l’ensemble de ses membres, tout en accélérant fortement le rythme auquel ils s’emparent des opportunités du numérique.

Bruno Clicquot de Mentque

Bruno Clicquot de Mentque, directeur général de Cerfrance

Quand il s’agit de se transformer et d’innover, la plupart des grandes entreprises souffrent du caractère extrêmement hiérarchique et descendant de leurs organisations. Cerfrance, avec ses 12 000 collaborateurs, n’a pas ce problème ! Le groupe associatif mutualiste, spécialiste du conseil et de l’expertise-comptable pour les TPE, PME et Professions Libérales, fédère 66 entités et 700 agences, pour un chiffre d’affaires cumulé de 750 millions d’euros. Et cette taille ne l’empêche pas de mettre en avant les avantages de sa gouvernance en réseau.

« Nous avons toujours eu une culture du consensus, un homme/une voix », revendique Bruno Clicquot de Mentque, le directeur général. Le réseau associatif Cerfrance entend en effet ne pas perdre son âme en répondant à ses nouveaux enjeux de croissance et d’innovation. Avec une vision de long terme : à sa création dans les années 1950, il répondait principalement aux besoins des acteurs du monde agricole. L’activité s’est depuis diversifiée en s’ouvrant à de nombreux autres secteurs et ne cesse encore aujourd’hui de s’étendre. Cerfrance continue pour autant de défendre avec vigueur ses valeurs mutualistes et la qualité de la relation de confiance et de proximité cultivée avec ses clients grâce à une très forte présence sur le terrain.
Cet attachement à ses valeurs ne pouvait cependant pas mettre Cerfrance en porte-à-faux avec les nouvelles opportunités offertes par le numérique. Pour accélérer sa démarche d’innovation, il a créé une holding (Cerfrance Perspectives), 100 % propriété du réseau qui pilote trois activités La première, se consacre au développement de nouveaux services en ligne   (picking, immatriculation…) pour des entrepreneurs qui passent par le Web, en particulier des créateurs d’entreprises. La seconde, a permis la création d’une plateforme de services communautaires, à disposition de tous les clients et collaborateurs : place de marchés, financement participatif…  grâce à des partenariats originaux, notamment avec des start-up comme Lendix.

Enfin, Cerfrance s’est permis de casser les codes de sa profession, en ouvrant un « concept store » dénommé « L’Entreprendre Cerfrance » au cœur de Paris, place de l’Opéra, qui propose une nouvelle conception de l’accompagnement des entrepreneurs, avec une vision globale des problématiques des entrepreneurs, des solutions complètes et des conseils pertinents. C’est un espace ouvert d’échanges croisés avec des conseillers, de co-working, savamment équipé en outils digitaux pour notamment l’analyse de données. Cette première implantation a vocation à lancer une duplication sur Paris et les grandes villes dans les différentes régions. 

La puissance du ressort démocratique

Alliancy numéro 16 quelle gouvernance pour le numérique

Pour concevoir ces fers de lances de l’innovation, il a fallu mobiliser plus d’une centaine de personnes, et s’appuyer sur la capacité du réseau de fonctionner en mode « bottom-up ».  « La conviction devait se forger chez tous les membres du Réseau pour que le changement se fasse en profondeur. Cela nécessite énormément de réunions de travail pour lancer la dynamique, mais ensuite, il ne faut absolument pas sous-estimer la puissance de ce ressort démocratique pour installer le changement de façon pérenne », explique Bruno Clicquot de Mentque.

Cet article est extrait du magazine Alliancy n°16 à commander sur le site.

Article mis à jour le 20/07/2017 suite à des précisions apportées par l’entreprise Cerfrance

 


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