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Make.org crée du lien, encore et encore…

La plateforme indépendante de mobilisation citoyenne, ouverte début 2017, collecte les propositions et met en œuvre les projets collaboratifs identifiés comme essentiels pour la société civile, avec le soutien de divers partenaires complémentaires selon les thèmes abordés. Et ça marche !

Axel Dauchez (Make.org) lors du salon Vivatech 2017 en juin dernier (@Tygenia)

Axel Dauchez (Make.org) lors du salon Vivatech 2017 en juin dernier (@Tygenia)

Axel Dauchez, à l’initiative de la plateforme de lobbying citoyen Make.org, n’a qu’un seul objectif en tête : mobiliser les énergies pour transformer le pays ! « Il faut recréer du lien social par l’action commune, explique-t-il. Il faut que les gens s’engagent » Et c’est ce que Make.org permet : attirer à large échelle par du débat via les consultations. « Là-dessus, on construit de grandes actions sur lesquelles il faut agir ensuite ».

En début d’année, avec les radios RMC et BFM notamment, la plateforme a lancé une large opération autour de vingt débats, attirant des dizaines de milliers de contributeurs pour chacun d’entre eux. Idem avec Les Echos, Facebook et Sciences-Po à l’approche de la Présidentielle, autour du thème « Inventons 2017 » ou, encore, avec Nicolas Hulot et 140 associations pour un « Appel des Solidarités ».

Le principe de Make.org est simple : une question ouverte sur un thème large mais précis ; un appel à contributions durant un laps de temps restreint ; des solutions proposées par la « foule » et une sélection parmi celles-ci à mettre en œuvre. « Notre vocation est d’être la place centrale de toutes les discussions en France sur divers thèmes touchant la société à l’échelon local ou national… L’association avec les médias permet surtout de relayer plus largement nos appels à contributions », précise-t-il.

La dernière initiative de la plateforme, en cours de mise en place, porte sur « la question citoyenne au cœur de l’Assemblée nationale », c’est-à-dire une question posée par un citoyen directement au gouvernement. « L’idée cette fois sera de présenter, fin septembre, à tous les députés, un certain nombre d’outils numériques visant à améliorer la relation citoyenne. »

Sur le deuxième volet de ses velléités fédératrices, Axel Dauchez se donne un peu plus de marge pour mener des actions concrètes, avec pour vocation de régler des problèmes de sociétés partagés par tous. Des exemples de ce qu’il appelle les « grandes causes » ? Les violences faites aux femmes ; le gaspillage alimentaire, ou la reconstitution du lien social… 

Pour chacune de ces « grandes causes », dont le lancement est prévu courant du deuxième semestre 2017, des partenariats avec de grands groupes et associations concernés sont engagés pour sensibiliser au maximum et agir en conséquence. « A nouveau, l’idée est de faire émerger des propositions, puis d’engager une dizaine d’actions concrètes sur trois ans », poursuit-il.

Dans cette aventure, on trouve aussi bien des acteurs comme Kering, Intermarché, Expedia, ou Orange… qu’AccorHotels, AXA ou BlaBlacar. « On agrège des compétences autour de ces grandes causes que l’on édite, poursuit Axel Dauchez. C’est très important pour ces groupes qui se posent tous la question de leur contribution dans la société. Avec nous, ils changent le paradigme. En trois ans, à partir d’une problématique, on cherche à régler un problème. »

 Réinventer le travail grâce au numérique

En juin dernier, Make.org avait ainsi présenté les résultats de sa première « Grande Cause », « Réinventer le travail grâce aux nouvelles technologies », qui avait mobilisé pas moins de 10 000 citoyens en partenariat avec le groupe SNCF, l’Institut de l’entreprise, la JP Morgan Chase Foundation et ManpowerGroup. Trois ateliers de travail destinés à convertir les propositions les plus plébiscitées en actions concrètes pour l’emploi avaient d’ailleurs été organisées lors du salon Vivatech 2017.

Au final, l’Institut de l’entreprise s’est engagé à créer un outil « big data » pour  identifier les personnes en décrochage et les orienter vers la structure adaptée. Le groupe SNCF se consacrera quant à lui à la mise en place d’une plateforme référençant les formations d’entreprise ouverte à tous pour se former au digital et aux métiers en forte tension. Enfin, ManpowerGroup France compte mettre en place le compagnonnage numérique grâce à une plateforme de formation pair-à-pair où les professionnels (enseignants du primaire pour démarrer) s’aident et se coach entre eux. A terme, ces formations seront diplômantes et feront partie de la formation professionnelle. L’objectif est de parrainer 1 000 personnes sur un an ! La JP Morgan Chase Foundation, quant à elle, s’engage à financer la mise en place de ces trois projets. Et tout ceci, avec Make.org comme maître d’œuvre.

Aujourd’hui, la plateforme, basée dans le XIème arrondissement de Paris, compte déjà 23 collaborateurs. « Les questions que nous posons avec nos partenaires ne sont plus subsidiaires, mais bien existentielles », conclut convaincant Axel Dauchez.


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