Jobset.io remporte l’un des « Grands Prix de l’Innovation » de la Ville de Paris

Les dix Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris étaient remis ce soir à la Cité de la Mode et du Design. Jobset.io, lauréat de la catégorie « Transformation des entreprises », est une place de marché qui connecte rapidement les développeurs talentueux avec les meilleures entreprises de la Tech.

Élodie Djuric est la finaliste du Grand Prix. ©DR

Élodie Djuric est la finaliste des « Grands Prix de l’Innovation » de la Ville de Paris, dans la catégorie « Transformation des entreprises ». ©DR

La soirée fut un succès. Comme d’habitude, l’écosystème de l’innovation francilien se pressait aux Grands Prix de la Ville de Paris ce mardi 12 décembre à la Cité de la Mode et du Design, une cérémonie présidée par Jean-Louis Missika, adjoint au Maire en charge de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité, et dont Alliancy est partenaire.

Ces distinctions ont vocation à soutenir le développement d’entreprises innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance. « La Ville de Paris est fière de porter cet ambitieux programme d’appui à l’innovation en ouvrant de nombreux incubateurs, en favorisant l’innovation ouverte, le financement des start-up, l’expérimentation urbaine, et ce depuis plus de 15 ans », précise Jean-Louis Missika.

Une politique menée au quotidien par Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation de la ville, codirigée par Karine Bidart et Loïc Dosseur. Paris&Co accompagne aujourd’hui plus de 300 start-up, organise près de 330 événements par an, et a conduit plus de 200 expérimentations depuis sa création.

Toute l’opération des Grands Prix a commencé le 5 juin dernier, avec le lancement de l’appel à projets, qui s’est clos le 18 août avec 560 candidatures reçues. Deux mois plus tard, les 35 start-ups finalistes étaient annoncées dans sept catégories (énergie et mobilité, expérience client réinventée, industries créatives, impact social et sociétal, santé et bien-être, transformation des entreprises, urbains mobiles et connectés) ; suite à un audit des porteurs de projets par un jury très divers de professionnels, dont j’ai fait partie en tant que rédactrice en chef d’Alliancy. La 8ème catégorie, Paris Living City Awards (3 primés), est exclusivement ouverte aux start-up étrangères. Tout ceci pour arriver, ce soir, à cette cérémonie finale et à la présentation des dix lauréats.

Des développeurs faciles à recruter

Dans la catégorie « Transformation des entreprises », Jobset.io a décroché la palme. Cette plate-forme de recrutement sélective permet aux entreprises de recruter des développeurs en 0 à 3 semaines, contre 3 à 4 mois en moyenne dans les cabinets de chasseurs de têtes traditionnels.  

Leur idée originale ? Jobset.io n’intègre que le top « 7 % » des développeurs à l’écoute active d’opportunités. « Seuls les profils ayant déclaré être à la recherche de leur prochaine opportunité sont retenus », indique le site. Ces derniers s’engagent ensuite à répondre aux offres des recruteurs en moins de 24 heures et, dans la majorité des cas, accepteront de rencontrer l’entreprise en entretien très rapidement.

Dans un marché où il y a 8 millions d’offres d’emploi pour seulement 7 millions de développeurs, c’est un atout indéniable. « Nous faisons passer des tests à nos candidats afin de déterminer objectivement leur niveau et leur expérience. Nos développeurs doivent résoudre les tests algorithmiques utilisés par Bank of America, Amazon ou encore Intel pour le recrutement de leurs développeurs en interne. Seuls les candidats ayant obtenu d’excellents résultats aux tests valident l’étape 3 », explique Élodie Djuric, jeune fondatrice en 2016 de la start-up.

A peine sortie de l’École 42 fondée par Xavier Niel, Élodie Djuric avait ensuite rejoint D-incubator, l’incubateur de Paris-Dauphine, pour une année. Forte déjà de 11 collaborateurs, sa société recrute actuellement trois autres personnes et vise un chiffre d’affaires d’un million d’euros dès l’année prochaine.

« Notre solution, basée sur l’IA, permet de fluidifier au maximum le recrutement des développeurs dans un marché dans lequel la ressource est précieuse et difficile à obtenir, explique-t-elle. Nous répondons, d’une part au besoin des employeurs, qui peuvent accéder chaque lundi en seulement 30 minutes sur notre plate-forme aux nouveaux développeurs prêts à intégrer leur prochaine équipe… D’autre part, aux besoins des candidats, qui souhaitent ne pas être constamment chassés sur les réseaux sociaux professionnels et recevoir des opportunités pertinentes selon leur domaine de compétence et niveau de séniorité afin d’intégrer des entreprises intéressantes et des équipes techniques talentueuses. »

Ce marché – celui du recrutement de profils technologiques – représente 3,2 milliards d’euros en France. La demande atteint 66 % alors que l’offre ne représente que 30 % ! D’ici 2022, on comptera plus de 220 000 emplois supplémentaires en France dans ce domaine, soit un taux de création net de 2 %.

Aujourd’hui, plus de 300 entreprises (dont Ubisoft, Société Générale, ContentSquare, Ogury…) utilisent les services de Jobset pour recruter leurs développeurs en interne, car la start-up revendique un moyen simple de recruter, pour un coût inférieur et une rapidité plus grande que celle de ses concurrents (jobboards, plates-formes, agences de recrutement et chasseurs de têtes).

« A terme, nous voulons dupliquer notre modèle à l’ensemble des marchés où la ressource est rare et précieuse, comme celui des ingénieurs hardware ou des cadres dirigeants par exemple », conclut Élodie Djuric.

Cette année, 560 candidatures ont été reçues pour les Grands Prix de l’Innovation ! Après la sélection des 45 finalistes, les jurys des Grands Prix ont dévoilé mardi 12 décembre les 10 lauréats à l’occasion d’une cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée à la Cité de la Mode et du Design en présence de Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, du projet du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité.

    •    Energie et mobilité : In Sun We Trust 
    •    Expérience client réinventée : Wizzas 
    •    Industries créatives : NoMadMusic 
    •    Impact social et sociétal : Le Carillon 
    •    Santé et bien-être : TheraPanacea 
    •    Transformation des entreprises : Jobset.io 
    •    Urbains mobiles et connectés : JustBip 
    •    Paris Living City Awards : Piipee  ; Cgon (2e) ; UNU Motors (3e

Les lauréats des 7 premières catégories ont reçu un chèque de 12 000 €, la possibilité d’intégrer l’un des incubateurs de Paris&Co pendant trois mois et un trophée symbolique d’une innovation ancrée dans la cité : un authentique pavé parisien. Les 3 lauréats de la catégorie Paris Living City Awards ont reçu respectivement 12 000 €, 8 000 € et 3 000 €, la possibilité d’intégrer l’un des incubateurs de Paris&Co pendant un mois ainsi qu’une véritable plaque de rue parisienne.  

Les 4 autres nominés à ce prix « transformation des entreprises » sont :

3D4pro : des modèles 3D pour l’industrie à la demande

Chaque objet sera demain imaginé, conçu, simulé, prototypé, testé, optimisé, présenté, distribué, fabriqué à partir de maquette numériques 3D. Des secteurs d’activité, comme l’aéronautique, ont déjà fortement investi dans la chaîne numérique et commencent à tirer profit de cette transformation. Mais les artisans et PME n’ont pas les capacités financières, ni les compétences pour suivre ce changement. C’est pour eux que 3D4PRO a développé la plateforme Exa3D.fr : pour réaliser leurs maquettes numériques 3D à la demande, sans formation, sans investissement, en toute sécurité. Nos algorithmes d’analyse des demandes, d’assistance à la spécification et de sélection de la meilleure expertise en font une solution unique, disruptive du marché de l’ingénierie. Les premiers retours des adhérents de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Paris sont éloquents : de vraies solutions techniques, commerciales ou logistiques ont été trouvées avec la plateforme Exa3D.fr. La transformation numérique 3D s’accélère aussi pour les PME, notamment grâce au programme 3DStartPME aux côtés de l’Alliance Industrie du Futur. Quelques exemples parmi plus d’une centaine déjà réalisés :

– pour un garagiste : la re-conception numérique 3D d’une vieille pièce cassée pour l’imprimer en 3D ; – pour un artisan mobilier : la maquette numérique 3D réaliste de ses conceptions pour présentation sur internet sans avoir à les fabriquer ;
– pour les ingénieurs de la PME Sames-Kremlin à Stains, la mise à jour rapide et au meilleur coût de dessins de définition 2D. Exa3D.fr habilite (empower !) les artisans et les PME avec la maquette numériques 3D à la demande. Pour que notre industrie reprenne collectivement sa place à la pointe de l’innovation.

Seald : une solution pour crypter ses messages

Le projet Seald a débuté en 2015 en Californie, dans le cadre du Master 2 d’entrepreneuriat de l’École Polytechnique, un programme dans lequel les étudiants sont envoyés à UC Berkeley, dans la Silicon Valley pour 4 mois afin de créer leur startup. Les fuites de données peuvent passer inaperçues, décrédibiliser l’entreprise aux yeux de ses clients, et ainsi conduire à des coûts directs et indirects. Gemalto estimait que pour l’année 2016 il y a eu plus de 4 millions de documents qui ont fuité chaque jour, avec un coût moyen par document de 150 dollars, soit plus de 200 milliards de dollars de perte par an dans le monde. Cela provient d’une migration majeure de nos outils de travail et de communication on-premise vers le Cloud. Cette migration est une avancée nette pour le coût et la fiabilité des infrastructures, mais pas pour la sécurité des données qui y transitent. C’est à cela que nous voulons répondre. Nous avons permis de sécuriser plus de 3 000 messages et documents dans 15 pays différents (en version Bêta) et avons débuté nos premières intégrations dans les entreprises.

Silex : pour mieux gérer vos achats

Silex est un outil SaaS, dont la vocation est d’accompagner les entreprises, et plus particulièrement les services achats, dans la digitalisation de leur dispositif de « sourcing » fournisseurs. Silex met à disposition du service Achats une plateforme SaaS évolutive alliée à de puissantes technologies d’analyse contextuelle (IA) pour leur simplifier l’exécution et le pilotage des phases de collecte et validation de la demande d’achats, d’analyse de marché et de constitution de panels fournisseurs. Silex agissait depuis ses débuts, en 2014, sur une cible PME / ETI avant d’adresser le marché des grands comptes, en 2016, puis le secteur public, en 2017. L’accélération du développement du service passe par le renforcement progressif d’équipes organisées autour de trois pôles : commercial, marketing et R&D. Incubée dès ses débuts au sein de l’IMT Starter et de Scientipole, l’équipe compte 22 collaborateurs et accueille également un chercheur dans le cadre d’un partenariat avec l’Inria et le pôle de compétitivité Systematic de Paris-Saclay. Indépendant, Silex a levé près de 2 millions d’euros auprès de Business Angels privés, Bpifrance et experts du marché e-achats depuis ses débuts.

Tilkal : une plate-forme d’identité numérique pour les produits physiques

La transparence sur le flux de produits permettra aux fabricants et aux distributeurs de rendre visibles concrètement leurs efforts pour une économie sécurisée, durable et éthique, d’en faire un différenciateur fort et un instrument de création de valeur. Depuis un an, l’équipe de Tilkal met en œuvre la plate-forme numérique qui supportera ces industriels et leur permettra d’établir un dialogue de confiance avec leurs consommateurs. Tilkal rend en effet possible la transparence et l’amélioration continue de la chaine d’approvisionnement à travers trois mécanismes :

1. La collecte décentralisée et auditable des informations de la supply chain, au moyen de blockchains packagées pour des contextes industriels ;

2. La reconstruction du cycle de vie de chaque produit, pour constituer son identité numérique ;

3. L’analyse statistique, grâce à des algorithmes spécialisés, de l’ensemble des cycles de vie pour détecter les anomalies de la chaine d’approvisionnement.

L’origine, les conditions de fabrication ou de stockage, la mise sur une palette, le transport dans un conteneur, etc : toutes ces informations, en provenance d’industriels différents et mesurées à des niveaux de granularité différents avec des dispositifs différents, peuvent contribuer à l’identité numérique d’un produit construite par Tilkal. Grâce à cette identité numérique, chaque produit peut raconter son histoire de manière fiable et précise. En bout de chaîne, cette identité numérique est accessible à un consommateur avec son smartphone : associée au marquage physique du produit, elle crée les conditions d’une véritable « authentification forte » du produit, afin de répondre au souci de transparence et de sécurité du consommateur. Récemment, Emmanuel Faber, PDG de Danone, écrivait dans un blog post intitulé « Food is a human right, not a commodity » : « I believe that every day, each time we eat and drink, we can vote for the world we want to live in. » L’ambition de Tilkal est de fournir la plate-forme de transparence pour informer chacun lors de ces « votes » quotidiens, qui concernent non seulement les produits que nous mangeons ou buvons, mais finalement tous les produits que nous consommons ou achetons.


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