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Reconversion des femmes dans le numérique : Syntec Numérique accélère

Syntec Numérique, syndicat professionnel des métiers du numérique, s’apprête à fêter l’anniversaire de son Manifeste en faveur de la reconversion des femmes vers le numérique. Avec de multiples objectifs : partager les meilleures pratiques des entreprises, mieux agir au niveau territorial et créer des synergies avec d’autres programmes en faveur de l’emploi et des changements culturels.

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Pour faciliter les reconversions, le partenariat avec Social Builder, qui organise beaucoup de rencontres et de sessions de formation, est particulièrement important au yeux de Syntec Numérique.

En mai 2019, la grand-messe française du digital, Vivatech, avait été l’occasion de marquer le coup pour Syntec Numérique. Quarante entreprises avaient ainsi profité de l’évènement pour annoncer leur signature du Manifeste pour la reconversion des femmes dans les métiers du numérique, porté par le syndicat professionnel et son partenaire, la « start-up sociale » spécialisée en formation, Social Builder.

Depuis, ces organisations pionnières en ont inspiré d’autres. « Nous sommes aujourd’hui à 116 entreprises signataires. Nous en visons au minimum 200 » explique ainsi Caroline Fouquet, déléguée à la communication de Syntec Numérique, en charge de l’animation et de la gestion du Programme Femmes du numérique. Cette initiative, présidée par Carine Braun-Heneault, directrice des ventes PME EMEA de Red Hat, a été lancée dès 2011 avec pour double objectif de promouvoir l’attractivité des métiers du numérique et, en retour, d’encourager les carrières féminines dans le numérique en coopération avec les adhérents de Syntec Numérique.

6 axes d’action pour les entreprises

transformation éditeur logicielOutre la tenue d’afterwork thématiques à Paris et en région, le financement de formations technologiques pour les femmes, ou encore le développement du chatbot d’orientation professionnel Adabot, le Manifeste tient une place clé pour répondre à ces objectifs. « On va voir des métiers, tenus majoritairement par des femmes, disparaître à l’avenir et il faut donc anticiper au maximum le sujet de la reconversion. En parler n’est pas suffisant, il est nécessaire de trouver des moyens pour motiver les entreprises à mettre des dispositifs concrets en œuvre » précise Caroline Fouquet.

Les entreprises sont ainsi invitées en signant le manifeste à choisir au moins 3 des 6 axes prioritaires d’actions qu’il identifie : élargir les critères de recrutement ; valoriser tous les parcours professionnels, y compris atypique ; recruter des profils de tout âge ; mettre en place un meilleur accompagnement des femmes dans l’entreprise ; augmenter les ressources et actions de formation ; et enfin former tous les salariés aux pratiques d’inclusion et d’égalité Femmes/Hommes.

L’initiative revendique d’avoir aidé 348 femmes à se reconvertir depuis 2018, à partir des déclarations faites par ses signataires. « Nous n’en sommes qu’au tout début. Il n’y a pas encore d’objectifs annuels de reconversion, mais nous voulons actualiser ce chiffre avec un relevé précis chaque année » souligne Caroline Fouquet.

Faire se rencontrer l’offre et la demande

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Pour faciliter les reconversions, le partenariat avec Social Builder, qui organise beaucoup de rencontres et de sessions de formation, est particulièrement important au yeux de Syntec Numérique. En effet, si le syndicat professionnel œuvre pour changer la « demande » des entreprises, il est essentielle que celle-ci rencontre une « offre » satisfaisante. Autrement dit, que de plus en plus de femmes prennent conscience qu’il est possible et intéressant de changer de métier pour rentrer dans l’univers varié du numérique. « Social Builder, par ses activités, a à disposition un très grand vivier de femmes souhaitant se reconvertir » note Caroline Fouquet, qui estime par ailleurs que le Manifeste est un outil de communication intéressant pour faire prendre conscience de cette possibilité.

Reste à provoquer le déclic et l’inspiration, que ce soit chez les entreprises ou les futures candidates. La richesse du sujet est en ce sens un avantage d’après Caroline Fouquet : « Nous avons mené en février un atelier qui a été un franc succès et où de très nombreuses idées ont été partagées. Il va donner naissance à un livre blanc pédagogique et pratique au printemps. Nous pourrons ainsi montrer ce qui se fait déjà et partager les solutions pragmatiques que les entreprises mettent en place. Nous espérons inspirer beaucoup de nouveaux acteurs de cette façon ».

Elargir le spectre d’action au maximum

Le programme Femmes du numérique s’avère de cette manière complémentaire des autres dispositif favorisant la reconversion sur lesquels Syntec Numérique a mis l’accent : « Numérique Emploi » pour les chômeurs longues durées et « Numérique Actif » pour les personnes en poste dans d’autres industries. Après un pilote dans la région Grand Est, ces plans sont aujourd’hui mis en œuvre sur tout le territoire grâce à un accord entre Pôle Emploi, chacune des régions, et les principales entreprises sur leurs bassins d’emplois. Cinq cents personnes sont accompagnées de la sorte chaque année. Le travail de la fondation Femmes@Numérique, centré sur la sensibilisation des plus jeunes, est un autre aspect de ce spectre d’action élargi au maximum.

En mai 2020, lors de la nouvelle édition de Vivatech, d’autres annonces seront-elles faites? Le sujet est en discussion pour « fêter dignement l’anniversaire ». Entretemps, Syntec Numérique souhaite multiplier les partenariats, à l’image de celui en train d’aboutir avec « l’accélérateur de la mixité » Willa (anciennement Paris Pionnières), afin de mieux cibler les entrepreneurs, les indépendantes et les start-uppeuses, au-delà du monde salarié. Idem pour mettre en place une action concertée avec la Journée de la Femme Digitale, qui a lancé son propre manifeste, jugé « complémentaire ».

Le combat ne peut qu’appeler à une montée en puissance généralisée, estime d’ailleurs Caroline Fouquet : « Quand on a vu en 2019 les études indiquant que le nombre de femmes dans le numérique se dégradait en France, cela a évidemment créé de la frustration, mais cela nous a aussi motivé à agir encore plus. Et d’ailleurs, ces chiffres jouent peut-être sur une prise de conscience générale des entreprises. On a enfin le sentiment aujourd’hui de voir beaucoup plus de personnes et d’organisations prendre le sujet au sérieux et s’engager ».

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