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Le secteur médical chinois en plein essor, une chance pour les start-up françaises

Vouloir accéder au titre de première puissance mondiale, nécessite d’offrir à sa population un système de santé performant. A ce titre la Chine est en retard et pour combler ce retard elle souhaite faire appel aux meilleurs spécialistes. Une opportunité à saisir pour les entreprises françaises innovantes dans le secteur médical.

Photo-article-France-Chine-articleLa Chine s’est bel et bien imposée au rang de superpuissance mondiale, néanmoins son développement économique rapide s’est basé principalement sur les échanges commerciaux ; elle souffre donc de quelques lacunes et particulièrement dans le domaine de la médecine. Aujourd’hui la Chine tente de rattraper son retard et cherche des partenaires pour l’aider à développer son secteur médical. Avec son système de santé et ses nombreuses expertises en termes de techniques et technologies médicales, la France fait figure de partenaire privilégié. L’équation parait simple, la Chine veut se donner les moyens financiers de développer un système de santé national et les entreprises françaises, en particulier les PME/TPE sont en mal d’investissements.

C’est dans ce sens que se sont réunis le 6 mai à Paris un parterre d’officiels, de chercheurs et de chefs d’entreprises français et chinois sous la houlette de BPIfrance. D’entrée de jeu Xianding Ma, manager du club Franco-Chinois de l’entrepreneuriat et de l’innovation, donne le ton « Notre volonté est de faire une révolution médicale, le vieillissement de notre population entraine de nouveaux besoins. Nous souhaitons passer de la médecine de survit aux 4P de la médecine occidentale (prédictif, préventif, participatif et personnalisé) ».

La Chine n’a pas de tradition de médecine de ville. L’exode rural massif vers les grandes métropoles a créé une forte demande de soins, que les dispensaires actuels peinent à couvrir. Les autorités chinoises ont donc décidé d’ouvrir 20% du marché de construction d’hôpitaux au secteur privé. Ces nouveaux hôpitaux devront avoir une très grande capacité d’accueil, autour de 10 000 lits (le CHU de Lille, un des plus grand en France fournis 4500 lits) et une forte valeur ajoutée technologique. Il y a donc une formidable opportunité pour les entreprises françaises spécialisées dans les biotech et les medtech. Les start-up qui proposent de l’innovation frugale (même valeur ajoutée mais des coûts de production réduits) ont également une carte à jouer. Enfin, ces chantiers nécessiteront aussi la construction d’infrastructures hospitalières telles que des fournisseurs de matériel médical, des commerces de proximité ou des services d’ambulances, autant d’opportunités à saisir.

Cependant, la taille de ce pays, son fonctionnement administratif, sa culture, sont des obstacles qui refroidissent les chefs d’entreprises français. Dans cette optique la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) du ministère de la santé incite à la création de collectifs d’entrepreneurs et de chercheurs, comme le club santé Chine qui regroupe déjà 80 sociétés. Ces regroupements ont notamment pour objectif de mettre à disposition des entreprises, des spécialistes du marché chinois, à même d’évaluer un business plan et de fournir les contacts nécessaires pour une implantation durable dans l’Empire du Milieu.

 

 


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