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#IndustrieLyon2017 : L’industrie se bouge à l’heure présidentielle

Les (nombreuses) fédérations industrielles françaises veulent désormais parler d’une seule voix, en cette année « présidentielle ». Ensemble, avec l’initiative de « La Fabrique de l’Avenir », elles comptent aussi s’adresser au grand public.

industrieEn matière de conjoncture, l’industrie a de nouveau le vent en poupe. Et, comme savent si bien le faire les acteurs du numérique, elle compte aussi peser dans les débats actuels en cette année « présidentielle ». On ne peut que s’en féliciter tant le discours ambiant en France sur les « usines » est, depuis plusieurs années, largement suranné. Philippe Darmayan, président d’ArcelorMittal France et du Groupe des Fédérations industrielles (GFI), le confirme : « L’industrie se transforme et a des solutions à apporter aux problèmes des Français ».

Il fait même amende honorable au nom de ces 18 fédérations, considérant que « nous devons modifier notre façon de travailler et agir de manière mieux coordonnée. Il faut bouger les lignes et travailler conjointement avec les pouvoirs publics ». De la « co-construction » à tous les niveaux, c’est ce que les industriels veulent dorénavant. « L’industrie doit retrouver sa place au coeur de l’activité de notre pays et dans le coeur des Français. Il est de notre responsabilité, nous les industriels, de nous mobiliser et d’y arriver », ajoute Alexandre Saubot, président de l’UIMM.

L’industrie française pèse environ 12 % du PIB national,
son homologue allemande 20 %.

Le secteur est en effet confronté à un lourd challenge : pourvoir 250 000 emplois d’ici à 2025. Il faut donc arriver à séduire les jeunes, qu’ils devront former différemment pour faire face aux grands défis de l’économie numérique généralisée. « Il faut un Grenelle de la formation, insiste le président Darmayan, promouvant le modèle allemand : « Il faut mettre l’entreprise au coeur de l’apprentissage ». Une démarche largement soutenue par Godefroy de Bentzmann, le président du Syntec Numérique, également présent, qui ajoute pour autant : « Le passage au numérique pour les PME industrielles reste un challenge colossal ».

La Fabrique de l’Avenir se donne aussi pour objectif de « moderniser l’outil industriel, l’un des plus anciens qui soit », en faisant notamment appel aux technologies du numérique ; tout comme elle souhaite soutenir l’économie circulaire (via des expérimentations). « Il faut rétablir la confiance. Il faut que nous échangions sur les best practices ! », a insisté Philippe Darmayan. Les industriels rappellent aussi l’importance de l’export : « Il faut accrocher l’économie française sur les marchés extérieurs, et seule l’industrie peut faire cela » (elle représente 75% des exportations).

Un grand « ministère de l’Industrie et de l’Energie » attendu

Pour lancer cette démarche inédite sur le long terme, les fédérations industrielles lancent l’opération « La Fabrique de l’avenir » et publient un manifeste présentant leurs propositions dans la presse nationale et régionale. Cela s’inscrit aussi dans une communication plus large auprès de tous les Français : « On va aller chercher les gens là où ils sont, c’est-à-dire sur Internet », remarque – à juste titre- Philippe Darmayan.

Face aux politiques également, La Fabrique de l’Avenir attend d’eux un « soutien sans faille et dans le long terme sur la modernisation de l’industrie française ». Dans quelques jours, ils réclameront d’ailleurs un grand « ministère de l’Industrie et de l’Energie », deux domaines qu’ils ne veulent plus voir dissocier.

Ainsi, chaque fédération « va entrer en mobilisation », chacune avec ses moyens et ses ambitions, à l’échelle de son territoire, de son métier, de ses membres. Seul mot d’ordre : la Fabrique de l’Avenir. Un site internet va relayer les propositions, accueillir de courtes vidéos pour susciter le débat et rappeler les rencontres organisées partout en France sur différentes thématiques liées à l’industrie. Les premiers rendez-vous sont déjà envisagés en mai sur l’innovation, puis dès cet été sur l’emploi. Ensuite, suivront la formation, la santé, l’alimentation, l’environnement et l’énergie…

Le poids de l’industrie

  • Valeur ajoutée : 274 milliards d’euros
  • 3,115 millions d’emplois directs
  • 4,5 millions d’emplois indirects
  • 75 % des dépenses de la R&D en France (25 milliards d’euros investis par an)
  • Au total, l’industrie française compte 260 000 petites, moyennes et très petites entreprises.

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