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Manuel Davy (Vekia) : « La Supply Chain est un sujet stratégique »

L’éditeur lillois, leader des solutions de Supply Chain et d’intelligence artificielle (IA) pour les enseignes du Retail, vient de s’allier à Ysance, éditeur d’une plateforme marketing people-based pour éviter à leurs clients les ruptures de stocks en cas de promotion. Rencontre avec Manuel Davy, président exécutif et fondateur de Vekia.

Manuel Davy - Président Vekia

Manuel Davy, président exécutif et fondateur de Vekia

Alliancy. Vous avez récemment annoncé une alliance avec Ysance dans l’intelligence artificielle (IA). En quoi cela peut-il améliorer votre offre ?

Manuel Davy. Ysance utilise l’IA de façon très pertinente sur la partie marketing et de manière très complémentaire à la nôtre. En face d’une offre qui va être envoyée à un certain nombre de clients, nous sommes désormais capables de faire la mise en musique de toute la Supply Chain. Cela donne au consommateur une qualité de service moins déceptive et pour l’enseigne, c’est simplement une amélioration de son chiffre d’affaires et de sa marge. Cette solution couplée est en cours d’installation chez un certain nombre de clients et devrait se développer dans l’année.

L’international est également une de vos priorités pour 2017. Après le Royaume-Uni, où en êtes-vous de votre développement aux Etats-Unis ?

Manuel Davy. Aujourd’hui, nous avons une réelle avancée technologique, mais nous ne sommes pas encore actifs sur une zone en pleine expansion dans le Retail… comme c’est le cas aux Etats-Unis actuellement où toutes les enseignes investissent énormément. Là-bas, il y a un mauvais équilibrage entre les surfaces commerciales et le chiffre d’affaires du secteur. Notamment sous la pression d’Amazon ; et des marques qui créent elles-aussi des points de vente et font du e-commerce. De ce fait-là, il y a une recomposition du secteur et, au sein de chaque enseigne, une réorganisation des systèmes, c’est donc le bon moment pour y aller et clairement l’un de nos objectifs 2017 !

Vous gérez déjà du stock dans 70 pays dans le monde. Voyez-vous une différence sur ce sujet entre les entreprises françaises et étrangères ?

Manuel Davy. Il y a des différences culturelles qui peuvent avoir un impact quand nos interlocuteurs travaillent sur le résultat, le factuel… C’est plutôt ce que l’on constate dans le monde anglo-saxon et les pays nordiques par exemple. Dans les pays latins, ils portent plus d’attention à la relation humaine, avec une vision moins basée sur les faits que le ressenti… Ce qui rend la vente plus complexe car les objectifs poursuivis ne sont pas forcément très clairs.

La concurrence est-elle rude dans votre secteur ?

Manuel Davy. Nous sommes peu nombreux à faire de l’IA appliquée à la Supply Chain. Un Américain, un Allemand… Mais nous sommes encore moins nombreux à faire non seulement de la prévision de ventes, mais également le calcul de stocks sous contraintes avec de l’IA… et c’est cela le nerf de la guerre.

Vous avez aussi lancé votre solution en mode SaaS, est-ce qu’à terme l’IA va devenir « as a service » ?

Manuel Davy. Nous avons décidé de basculer l’ensemble de notre offre en mode SaaS, c’est-à-dire dans le cloud à 100 %, car cela nous permet de mettre en place de nouvelles offres, des nouvelles technologies, pas forcément maîtrisées par nos clients sur la partie informatique. C’est aussi un facilitateur de mise en œuvre, on peut le faire désormais en un mois… Mais ce n’est pas une solution qui s’utilise en libre-service, car elle reste sur le chemin critique des opérations de nos clients.

Grâce à l’IA, l’enseigne y gagne-t-elle à tous les coups ?

Manuel Davy. C’est très différent selon les enseignes… Par contre, ce que nous voyons systématiquement, c’est une augmentation de plusieurs points du chiffre d’affaires et une baisse du stock total dans les magasins sans générer de ruptures. Ensuite, le personnel passe beaucoup moins de temps improductif, c’est un gain sur la pérennité de l’entreprise et la satisfaction client. Enfin, nos clients gagnent en souplesse et en agilité, dans le cas par exemple où l’enseigne souhaite attirer une clientèle plus haut de gamme ou déciderait de se lancer sur une nouvelle gamme de produits qu’elle ne faisait pas précédemment.

Chaque entreprise doit-elle désormais disposer d’une Supply Chain optimisée ?

Manuel Davy. Les dirigeants d’entreprises, peu importe le secteur, ne peuvent pas maintenir des parts de marché s’ils n’ont pas une promesse client qui est maintenue, s’ils n’ont pas des prix qui sont compétitifs et donc ils se doivent d’avoir des coûts d’opérations internes maîtrisés… C’est un constat et l’on n’est pas les seuls à le dire. Tous les analystes le relèvent dans leurs études. La Supply Chain est désormais devenue un sujet stratégique. Le seul gap que je verrais entre ces études et la réalité, c’est le niveau de prise de conscience des entreprises. Mais, peu à peu, elles y viennent toutes.

Vekia

  • 55 collaborateurs
  • CA : NC (+ 100 % de croissance prévue cette année)
  • Environ 15 clients en production, y compris à l’étranger (Galeries Lafayette, Leroy Merlin, But, Etam, Norauto, Fnac, Okaidi, Jacadi, Mr Bricolage…)
  • Gère du stock dans 70 pays dans le monde
  • Equipe à Londres et activité commerciale en Chine avec des partenaires

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