Je veux tout savoir de la transformation numérique !
Pour lire l’intégralité des articles issus du magazine bimestriel, identifiez-vous. Vous accéderez ainsi aux articles premium, aux exclus web et vous pourrez télécharger l’ensemble de nos ressources en un clic.
Pour recevoir le magazine chez vous, abonnez-vous !
Je m'identifie

Ce qu’il faut retenir de la Microsoft WPC

hololens-microsoft-Orlando

Hololens © Microsoft

Le grand rendez-vous annuel des partenaires de Microsoft a réuni quelque 12 000 entreprises, dont 200 françaises. Retour sur les points marquants de cette manifestation entre annonces de nouveautés et prise de température.

1/ Le cap donné par Satya Nadella rassure les partenaires

Microsoft a mis le temps avant d’affirmer une stratégie claire vers le cloud et la mobilité… L’arrivée de Satya Nadella, directeur général de Microsoft depuis février 2014, semble rassurer tant en interne qu’au niveau des partenaires. « Nous avons à présent, pour la deuxième année, une visibilité de ce qu’il fait développer l’an prochain et l’année suivante », affirme Eric Labaune, responsable IT de RDI, l’une des 12 000 entreprises partenaires de Microsoft présentes à la WPC à Orlando (Etats-Unis) du 13 au 16 juillet.

En matière de mobilité, Windows 10 affiche une promesse multi-support, ouvrant des perspectives de plus larges développement d’applications métiers pour les partenaires de Microsoft. « Quand le virage vers le cloud a été amorcé, les partenaires ont cru qu’on voulait les éjecter… Ils voient bien aujourd’hui que ce n’est pas le cas du tout, que le cap pris leur donne de nouvelle opportunités, même si c’est vrai qu’eux aussi ont dû revoir leur business model et que ce n’est pas évident », appuie Alain Bernard, responsable PME/PMI de Microsoft France. L’an prochain, la moitié du chiffre d’affaires de Microsoft devrait provenir du cloud vanté par des partenaires-prescripteurs à l’origine de 92 % de son chiffre d’affaires.

2/ Alterway, un Français primé sur le plan mondial

L’infogérance du site internet du Premier ministre (www.france.fr), c’est eux ! Celui de nombreux sites du groupe Prisma Presse (Géo, Voici, Gala…), c’est encore eux. L’entreprise francilienne Alterway (120 salariés, 11 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier) a remporté l’Award mondial du meilleur partenaire Open source, le premier du genre délivré par Microsoft. Cette société de services spécialisés en open source élabore des projets web qu’elle est en mesure, pour certains, d’héberger et d’infogérer.

Alterway, qui compte près de 500 clients, entend mettre ce prix à profit pour s’ouvrir à l’international. « Nous avons un plan à cinq ans qui prévoit de la croissance externe en Europe et un développement organique, à parité. D’ici 2020, cela devrait représenter l’intégration de 300 collaborateurs et nous prévoyons d’atteindre un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros », explique Stéphane Vincent, directeur de l’innovation d’Alterway.

Ambition de cette PME : devenir à moyen terme, dans un secteur économique très éclaté, le numéro 1 de l’infogérance et de la maintenance de site web en Europe. Il y a quelques semaines, la société a vu le groupe belge Econocom –ESN employant plus de 8 000 personnes, 2,09 milliards d’euros de chiffre d’affaires) entrer à son capital à hauteur de 64 %.

3/ Gigjam, un étonnant bureau intelligent

Innovation phare, largement applaudie lors de la WPC, Gigjam devrait permettre un partage intelligent de documents ou parties de documents entre interlocuteurs sur une interface commune, depuis des terminaux différents, y compris un iPhone. « Intelligent », Gigjam permet une réaction à un ordre vocal, tactile ou écrit, en considérant le contexte et propose, par exemple, de lier automatiquement un document sélectionné à un email ouvert. Il permet également en entourant ou en barrant de partager une partie d’un document de travail dont certains éléments n’ont pas à être connu par les des parties… qu’il soit ouvert dans une application Microsoft ou non.

lien vers la présentation à partir de 15’30’’ jusqu’à 27’30 : https://mspartner.microsoft.com/en/us/video/videos/133385936

« C’est  bien plus qu’un partage d’écran, a vanté Julia White, chef de la division Office chez Microsoft. Gigjam créé des mini apps sur une plateforme commune accessible depuis une tablette Surface comme depuis un iPhone. Gigjam permet de mettre en avant les éléments que j’ai décidé de partager. J’ai le contrôle complet sur ce qui est montré. »

En outre, plusieurs parties peuvent travailler en direct sur le document de travail. « Cela vous donne un aperçu de ce qui est désormais possible quand on brise les murs entre les terminaux, les applications, et les hommes et de ce que l’on peut faire pour les réunir et produire un résultat (intéressant pour l’entreprise, ndlr) », a commenté Satya Nadella. « C’est une application qui génère la création et la distribution par salve de mini-applications adaptées aux terminaux impliqués. C’est ainsi que nous imaginons le futur des communications productives en entreprises. »

4/ Hololens, la réalité augmentée

Hololens, casque conçu par Microsoft permettant une vision holographique, a fait grand bruit lors de sa présentation début 2015… Tournée vers les jeux vidéo, l’outil avait démontré son intérêt ludique. Mais c’est une démonstration réalisée grâce à un développement d’Autodesk Maya qui a impressionné à Orlando (photo).

Sur la base d’une technologie à réalité augmentée, le démonstrateur change en temps réel la carène de la moto sur laquelle il travaille… tandis qu’une caméra connectée à Hololens permet à un tiers de voir sur écran ce que la personne portant les lunettes est en train de faire. On imagine aisément les architectes, et autres décorateurs, utiliser pareille technologie pour la conception de maquettes si des applications dédiées venaient à voir le jour. « Il y a six mois, cette caméra extérieure n’existait pas, explique Alain Crozier, président de Microsoft France. Il est facile d’imaginer la collaboration interactive et en temps réel permise. »

« Ceci n’a rien à voir avec les Google glasses, poursuit Nicolas Gaume, directeur de la division développeurs et écosystème de Microsoft France. Là, on répond à une vraie problématique métier, et à une vraie attente. C’est une rupture technologique ! », insiste-t-il.


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *