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Cybersécurité – Le Port de Marseille laisse place au commerce

La vocation d’un port est de faciliter les flux de biens et de personnes. Face à l’accroissement des menaces, l’accentuation des mesures de sécurité peut les ralentir. Comment ne pas trop en faire ? Fin 2015, le Grand Port Maritime de Marseille lançait son système d’information « Neptune Port » pour tracer les escales de navires, virtualiser les procédures et détecter rapidement les incohérences.

Le Port de Marseille laisse place au commerce

Grâce à son système, Neptune Port, le GPMM
peut donc identifier toute incohérence
ou anomalie suspecte.

En mettant en service fin novembre 2015 son système d’information intelligent Neptune Port, le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) n’ignorait rien des risques les plus inimaginables à appréhender. Deux semaines plus tôt, les attentats de Paris sidéraient les Français et provoquaient un renforcement par l’État et l’Europe des mesures de sécurité aux frontières, en particulier sur les infrastructures de transport. Conçu avec l’appui de CapGemini au prix d’un investissement de 3 millions d’euros, Neptune Port remplaçait un système né en 1992, autre temps de l’informatique et des méthodes terroristes. Il gère et suit, en temps réel, de manière dématérialisée et centralisée l’ensemble des escales de navires sur les bassins de Marseille et de Fos-sur-Mer. Toutes les déclarations et formalités administratives y sont compilées.

extrait cybersécurité Le Numérique en PratiquePlus de 700 utilisateurs s’y connectent, soit deux fois plus que sur l’ancien logiciel. Neptune Port trace également les marchandises dangereuses et les déchets qui transitent sur les quais, les mouvements de passagers, les équipages et les interventions des divers professionnels impliqués dans les escales (pilotes, remorqueurs, lamaneurs, avitailleurs…).

Pour Bernard Caumeil, chef du département du Système d’information du GPMM, la psychose post-attentats n’a pas fondamentalement impacté Neptune Port. S’il fait face à quelque 11 000 attaques par semaine, principalement par des robots, le logiciel intègre des barrières de sécurité pour annihiler les intrusions inopinées et malveillantes. « Nous sommes l’un des rares ports dont le système d’information a été agréé RGS 2.0 (règlement général de sécurité) par l’État. Neptune Port comporte des défenses contre les risques d’une falsification des informations qu’il reçoit ou émet aux utilisateurs. Il faut franchir plusieurs étapes pour s’introduire dans le réseau, ce qui permet de détecter et contrôler les tentatives. Les règles de sécurité avaient été prévues dès l’origine pour bâtir un dispositif en béton armé et non de briquettes. »

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