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Gemalto préfère Thales à Atos

Après une offre d’Atos à 4,3 milliards de dollars révélée la semaine dernière, c’est finalement la contre-proposition de Thales que le spécialiste des cartes à puces et de la sécurité Gemalto a décidé d’accepter, dimanche 17 décembre. La finalité reste la même : la création d’un leader en sécurité du numérique, d’origine française.

Gemalto préfère Thales à Atos

Thales est clairement identifié sur le marché de la cybersécurité et de la cyberdéfense. Ci-dessus, le centre de formation en cybersécurité Thales Cyberlab de Tubize (Belgique) inauguré durant l’été 2017 (©THALES)

Le cours en bourse de Gemalto avait bondi mardi dernier, pour prendre en compte l’offre de rachat à 4,3 milliards du groupe français Atos. Ce dernier s’est finalement fait doubler par un autre acteur français majeur, Thales, qui a mis 4,8 milliards d’euros sur la table, soit 51 euros par titre.

Une montée au créneau du groupe spécialisé dans l’aéronautique, la sécurité et la défense, qui a pu surprendre, car il s’était désintéressé il y a un an du rachat potentiel de Morpho, l’ancienne filiale sécurité de Safran. Celle-ci avait alors décidé de lier son destin à Oberthur (OT) pour devenir récemment Idemia.

L’Etat, qui avait donné sa bénédiction par l’intermédiaire de Bpifrance, actionnaire de Gemalto, à la proposition initiale du PDG d’Atos, Thierry Breton, ne trouve sans doute rien à redire à cette redistribution des cartes. En effet, l’une comme l’autre des opérations auraient abouti au résultat voulu : la fédération d’un grand groupe de sécurité du numérique à dimension internationale, porté par un acteur français. La priorité était en effet d’éviter qu’un acteur franco-néerlandais comme Gemalto, ne passe sous contrôle étranger. Après tout, les sujets de sécurité ne sont jamais loin de ceux de souveraineté.

L’expertise de Gemalto en matière de cartes à puce est notamment mise en avant pour muscler le futur de Thales en matière de protection de l’Internet des Objets (IoT). Le groupe multiplie les leviers variés pour accélérer son innovation : il a par exemple noué durant l’été un partenariat avec Station F où il va notamment accueillir 9 start-up de la sécurité.

L’acteur est à ce titre plus clairement identifié sur le marché de la cybersécurité qu’Atos, vu plutôt comme un géant généraliste des services informatiques. Ce dernier ne comptait d’ailleurs pas spécialement s’attacher les compétences historiques en carte à puce de Gemalto, alors que ce marché souffre énormément. Par contre, Thierry Breton souhaitait conservait les 2800 salariés français de la société de droit néerlandais. Il n’en va pas de même pour Thales qui laissera se dérouler le plan social en cours, équivalent au départ de 280 salariés. Lundi 18 décembre, le cours de Gemalto augmentait quoiqu’il en soit de nouveau de 5,75%.

 


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