RegionsJob incube ses premières start-up d’e-RH

L’entreprise rennaise RegionsJob prend une longueur d’avance sur les marchés du recrutement et de la formation ; et encourage l’échange de bonnes pratiques entre ses équipes et les jeunes pousses innovantes.

Régionsjob

© D.R

Apitalent, 365Talents et Mutuaformation, ces trois start-up ont été choisies à la rentrée 2016 par RegionsJob pour intégrer l’incubateur RH RegionsJob Start, créé en mars dernier et spécialisé dans la digitalisation du recrutement. L’entreprise est présente sur le marché de l’emploi et de la formation depuis 16 ans à travers des sites* comme regionsjob.com, parisjob.com ou cadreo.com, maformation.fr, pacajob. com, estjob.com…

Avec 170 salariés (28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015) répartis entre son siège à Rennes et son bureau parisien, elle est très investie dans l’écosystème innovant de la FrenchTech. « À l’époque de notre création en 2000, nous avons bénéficié de l’accompagnement et du conseil de nombreux entrepreneurs et nous avons, aujourd’hui, à coeur de rendre la pareille à de jeunes pousses », explique Loïc Le Terrien, directeur de l’incubateur et responsable de la cellule Nouveaux Business de RegionsJobRegionsJob incube ses premières start-up d'e-RH, née voilà quatre ans. Et de souligner la dynamique insu lée aux équipes internes par les échanges de bonnes pratiques avec des start-up. « Sans compter qu’une super-pépite du web se cache peut-être parmi celles que nous incuberons », déclare-t-il. Pendant six mois, le spécialiste des services du recrutement, qui dispose d’une base de 3,5 millions de proils et transmet plus de 600  000 candidatures par mois à ses 10 000 clients, va partager, sans ingérence, son expertise technologique et marketing, ses données et son réseau de partenaires, prospects et clients avec ses trois « poulains ». Les jeunes entreprises pourront également s’installer de façon ponctuelle ou durable dans les locaux rennais ou parisiens de RegionsJob pour faciliter les échanges entre les équipes.

Élargir le champ de vision des collaborateurs

Après un appel à candidatures en mars dernier, la sélection finale a été organisée le 1er septembre au siège de la société à Rennes. « Sur les cinquante dossiers reçus, nous avons rencontré quinze start-up et sélectionné huit d’entre elles pour pitcher à Rennes », précise-t-il. RegionsJob a, dans un premier temps, envisagé de faire appel à un jury extérieur avant de décider de mettre à contribution l’ensemble de ses managers pour déterminer les gagnants. « Les salariés ont, quant à eux, été invités à assister aux pitchs qui les intéressaient », raconte Loïc Le Terrien.

Ce qui a séduit RegionsJob chez les lauréats  ? Leur vocation à transformer les usages RH des entreprises, qu’il s’agisse de détecter les talents cachés, acquérir de nouvelles compétences dans d’autres entreprises ou mutualiser les efforts pour favoriser l’accès à la formation. 365Talents développe une plateforme SaaS de gestion du changement (lire aussi l’encadré ci-dessous) ; Apitalent, une solution collaborative de mobilité interentreprises pour l’organisation de missions temporaires hors entreprise et Mutuaformation, une plateforme de mutualisation des besoins en formation professionnelle.

365 Talents détecte… pour mieux piloter

« Pour nous, les talents s’exercent au quotidien », affirme Loïc Michel, l’un des trois associés de la start-up créée en 2014, et implantée à Paris et Lyon. 365Talents a développé pour les entreprises une plateforme en mode SaaS de change management, alimentée en temps réel, grâce au big data, par l’analyse de l’activité et des compétences clés de leurs équipes. « Des actions commerciales communes avec RegionsJob qui, comme nous, cible les grands comptes, vont s’opérer, déclare-t-il. Sur le plan technologique, nous prévoyons un partage de bonnes pratiques entre les équipes. » L’important historique de RegionsJob dans la mise en relation entre candidats et recruteurs va, par ailleurs, aider 365Talents à nourrir ses moteurs et algorithmes de matching. La start-up, qui compte parmi ses clients de grands noms comme Allianz France, prévoit une levée de fonds fin 2017. Son effectif devrait alors grimper de six à une vingtaine de collaborateurs.

* L’ensemble de ces sites reçoit 2 millions de visiteurs uniques par mois, de plus en plus
via le mobile.

Cet article est extrait du magazine Alliancy n°16 « Quelle gouvernance pour le numérique » à commander sur le site.

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