Résultats Early Metrics : Les start-up européennes optimistes sur le futur de l’innovation en Europe

L’agence de notation Early Metrics a proposé ses résultats le 30 avril dernier concernant le questionnaire adressé aux startup sur leur vision de l’écosystème tech. 91% des startup européennes notées considèrent que l’innovation en Europe est promise à un bel avenir. A l’inverse, 28% d’entre elles estiment aussi que la mise en conformité avec les réglementations européennes (RGPD, MiFIDII…) pèse sur leur activité, et 15% voient leur expansion internationale directement impactée par le Brexit.  

2018, l’année de tous les records pour l’innovation européenne - environ 20 milliards d'euros investis dans les startups européennes, 69 introductions en Bourse, 17 licornes et une hausse du taux d’emplois créés de 4%, selon le fonds d'investissement Atomico.

2018, l’année de tous les records pour l’innovation européenne – environ 20 milliards d’euros investis dans les startups européennes, 69 introductions en Bourse, 17 licornes et une hausse du taux d’emplois créés de 4%, selon le fonds d’investissement Atomico.

A deux semaines du salon Vivatech, l’agence de notation Early Metrics a interrogé plus d’une centaine de startups européennes* sur leur vision de l’écosystème tech européen. 65% des startups européennes interrogées se disent optimistes, voire très optimistes (26%) quant au futur de l’écosystème tech européen. Un optimisme qui s’explique par les perspectives de croissance positives pour les startups en Europe :

  • 2018, l’année de tous les records pour l’innovation européenne – environ 20 milliards d’euros investis dans les startups européennes, 69 introductions en Bourse, 17 licornes et une hausse du taux d’emplois créés de 4%, selon le fonds d’investissement Atomico.
  • Un vivier de talents qualifiés en Europe – Des talents notamment au cœur du succès de la Fintech à Londres, où la création d’emplois a bondi de 61% en un an seulement. Londres est même sur le point de prendre la place du leader mondial actuel San Francisco, avec 7 licornes dans la capitale britannique contre 9 outre-Atlantique. Néanmoins, des règles d’immigration progressives restent à mettre en place pour maintenir et alimenter cette croissance.
  • Assouplissement du cadre juridique – Certains secteurs ont bénéficié de nouvelles mesures législatives qui favorisent leur ouverture aux startups (comme la finance avec la DSP2 ou la santé avec la prise en charge par l’Assurance Maladie de la téléconsultation) et les efforts des gouvernements pour l’entreprenariat ont accéléré le développement des startups européennes.

Un optimisme qui demeure nuancé quant aux réglementations européennes et au Brexit qui impactent les startups

  • La mise en conformité avec les réglementations européennes (RGPD, MiFID ll…) est jugée comme contraignante et coûteuse (28%). Mais, des effets positifs ont aussi été soulignés, tels que la création de nouvelles opportunités de business (28%) et une plus grande transparence (24%).
  • 85% des startups n’ont pris aucune mesure pour préparer le Brexit alors que celui-ci va, en tout premier lieu, complexifier leur activité d’import/export (19%) ; notamment avec le rétablissement des formalités douanières (dédouanement, transit, ICS/ECS…) et les changements en matière de collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
  • Autre frein lié au Brexit : l’expansion internationale (15%). Plusieurs startups interrogées envisagent de ne pas rester au Royaume-Uni ou ont mis fin à leurs projets avec des entreprises anglaises. Elles notent aussi une certaine frilosité de la part des entreprises anglaises qui reportent la signature de contrats dans l’attente du vote sur le Brexit. Plusieurs avouent également avoir diversifié leurs partenariats commerciaux et cherché d’autres fournisseurs en Europe.
  • De même sur le plan international, 1 startup sur 5 se dit être affectée par les tensions commerciales qui ont notamment entraîné le ralentissement des investissements chinois en Europe, en baisse de 40% l’an dernier d’après les cabinets Rhodium Group et Merics.

Antoine Baschiera, PDG et co-fondateur d’Early Metrics commente : « Les pays membres de l’Union Européenne, individuellement et collectivement, ont démontré ces dernières années une réelle volonté d’aider les startups à s’épanouir, d’où l’optimisme relevé chez les sociétés interrogées. Pour aller plus loin, les gouvernements européens pourraient unir leurs forces et accroitre les investissements directs. L’accès au marché public restant limité pour ces jeunes pousses, il serait également intéressant de voir la création de plus d’appels d’offres auxquels les startups puissent répondre. »

Montée du populisme en Europe, la responsabilité du numérique ?

72% des startups européennes interrogées affirment que le numérique tend à servir la montée du populisme : fortement à 20% ou de manière modérée à 24%, et plus d’un tiers d’entre elles pensent qu’il a aussi un rôle à jouer pour inverser cette tendance

A l’instar de Facebook, qui est en train de procéder à une mise à jour de ses conditions d’utilisation suite au scandale Cambridge Analytics (des données issues de milliers de comptes Facebook avaient été utilisées pour influencer les intentions de votes en faveur d’hommes politiques). Cette gestion des données personnelles plus transparente lui a valu un « bon point » de la Commission européenne. Facebook concède aussi désormais être responsable en cas de négligence pour toute mauvaise manipulation de données par des tiers.

L’agence de notation européenne de startups et de PME innovantes, Early Metrics, sera présente au salon Vivatech (stand M14 – Hall 1), les 16 et 18 mai prochains à Paris Porte de Versailles.

* 130 startups allemandes, espagnoles, françaises, italiennes et israéliennes, notées par Early Metrics, ont répondu à un questionnaire en ligne entre le 13 et le 30 mars 2019.


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