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Schneider Electric : l’impératif d’une vision « écosystème »

Comment les acteurs du smart building peuvent-ils mieux coopérer pour anticiper l’avenir ? Le sujet est au cœur des préoccupations actuelles du groupe Schneider Electric et a été le thème central de son évènement « Innovation Day » du 4 juillet 2019.

Innovation Day » du 4 juillet 2019.

Innovation Day, 4 juillet 2019.

Une vision ambitieuse, ouverte et multisectorielle. C’est sous l’égide de Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, que le groupe industriel a réuni début juillet de multiples partenaires pour échanger sur l’avenir du smart building. Il en a profité pour dévoiler une plateforme ouverte à base de briques standards, combinables pour satisfaire tous les usages, et la possibilité d’alliances externes en fonction des besoins, notamment sur la partie services.

Un moyen de faire valoir des convictions de plus en plus partagées par tout l’écosystème : « Nous voyons bien qu’il reste encore beaucoup à faire dans le domaine du smart building, a expliqué Christel Heydemann. Il y a beaucoup d’enjeux, de discussions gouvernementales et d’innovations encore à montrer. Tout reste donc à imaginer et tout le monde doit apprendre des autres ».

A ce titre, Carlo Purassanta, patron de Microsoft France, a rappelé l’importance de l’association entre le « Edge Computing » (le stockage local des données, tel que soutenu par Schneider Electric notamment) et le Cloud Azure de Microsoft. « Schneider Electric avec nous a été un précurseur, a-t-il souligné. Nous avons déjà une relation très avancée, mais nous voulons aller encore plus loin dans une logique d’écosystème, platform-to-platform, pour créer un service intelligent dans le Cloud, aux côtés des utilisateurs. Notre souhait est de réfléchir à des innovations développées aux nouveaux standards européens ». Carlo Purassanta ne croît pas à l’interopérabilité Cloud-to-Cloud, trop consommatrice d’énergie, mais plutôt à des processus localisés au cœur même d’un bâtiment.

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Ensemble, proposer des services différenciants

Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Nexity Solutions Entreprise, a poursuivi expliquant que son groupe vit une transformation profonde, basculant son métier de « promoteur immobilier » à celui « d’opérateur immobilier », via une nouvelle plateforme de services. La captation d’un maximum de données pour mieux comprendre les usages du bâtiment devient primordiale pour Nexity (analyse des environnements de travail, optimisation des mètres carrés, duplication de certains espaces de travail, etc.), comme l’échange de ces données avec des acteurs de l’écosystème, tel Schneider Electric. L’avantage ? Ensemble, ils peuvent proposer des services autour de l’efficacité énergétique du bâtiment (prévisions de consommation d’énergies…), mais aussi le suivi opérationnel ou la maintenance prédictive et préventive des équipements techniques…

Reste qu’il faut constamment s’adapter : « Nous avons besoin d’innover avec tout l’écosystème, y compris les start-up et PME, a précisé Christel Heydemann. Nous construisons la plateforme technique pour permettre à d’autres sociétés – ou à notre groupe selon les marchés – d’utiliser ces données afin d’imaginer de nouveaux business modèles. Le bâtiment devient une maille d’un réseau, a-t-elle résumé. A nous tous d’être agiles, sachant que, dans le monde et la filière du bâtiment, nous sommes concurrents un jour sur une affaire, et partenaires le lendemain sur d’autres… Désormais, nous voulons apprendre de tous et de tout ce qui se fait partout dans le monde. »

Travailler avec tous les territoires

Fabrice Boissier, directeur général de l’Ademe, a plaidé de son côté pour la création de bases communes entre acteurs (équipementiers et industriels) du smart building, afin d’avancer rapidement sur la standardisation des protocoles de communication, pour une meilleure interopérabilité des systèmes (IoT notamment) comme pour une diminution des consommations énergétiques. « Du numérique oui, mais reste que tout n’est pas très rose. Dans le bâtiment, c’est un point irritant : les

technologies existent, mais on a toujours froid l’hiver, le tertiaire consomme énormément et la qualité de l’air intérieur n’est pas bonne… », a-t-il résumé, rappelant l’intérêt des contrats de performance énergétique et l’existence de la « Fabrique de la Mobilité » pour accélérer sur la co-innovation. « Pourquoi pas lancer la Fabrique du Bâtiment intelligent ? Il faut travailler sur ce sujet avec le territoire », a-t-il proposé.

Un tel exemple existe déjà dans le sud de la France, a rappelé le Professeur Pierre-Jean Barre, directeur de l’Imredd, l’Institut méditerranéen du Risque, de l’Environnement et du Développement durable : « A Nice, avec l’Université et la Métropole, nos chercheurs travaillent sur la ville méditerranéenne de demain et sont prêts à développer des projets avec des groupes comme Schneider Electric ou Nexity… Nous avons la vision 360 de tous ces enjeux, aux donneurs d’ordres de venir nous voir pour réfléchir à échéance jusqu’à 30 ans. » 

Et pour ouvrir encore un peu plus sur les démarches d’avenir, Schneider Electric et Microsoft ont profité de l’évènement pour dévoiler un appel à candidatures pour leur programme commun « AI for Green Energy », destiné aux start-up européennes de l’IA pour accélérer la transformation du secteur de l’énergie. Y sont également associés Inria, Sigfox, Elaia, Energize Venture et France Digitale. Signe que l’écosystème du smart building est prêt à s’appuyer sur toutes les bonnes volontés pour répondre aux nouvelles attentes des clients.

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