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Formation – Donner l’envie aux jeunes d’entreprendre

Formation - Donner l’envie aux jeunes d’entreprendreLes initiatives gouvernementales se multiplient pour diffuser l’esprit d’entreprendre auprès des 9 millions d’élèves et d’étudiants. Exemples dans le secondaire.

Près de trois professeurs sur quatre du secondaire pensent que l’entreprise a sa place à l’école. C’est l’une des conclusions d’un sondage réalisé par OpinionWay auprès de 963 enseignants fin 2013. 71 % d’entre eux estiment même que l’entreprise n’est pas suffisamment présente au sein de l’enseignement secondaire. Ces résultats vont dans le même sens que les propositions du Gouvernement : « Notre premier devoir est de stimuler l’esprit d’entreprise, l’initiative, dans tous les domaines. C’est d’abord le rôle de l’école […]. Il est donc prévu, de la sixième à la terminale, un programme sur l’entrepreneuriat », annonçait François Hollande, le 29 avril 2013. C’est là l’une des dix-huit mesures adoptées lors des Assises de Formation - Donner l’envie aux jeunes d’entreprendrel’entrepreneuriat, visant à favoriser la création d’entreprises en France. Si cette proposition reste pour l’heure encore floue, elle témoigne d’une volonté de rapprochement entre les univers de l’entreprise et de l’école. Et, dans cette optique, les initiatives se multiplient ! Mi-octobre, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, assistait au lancement de l’association Entrepreneurs Demain, présidée par Philippe Hayat, qui coordonne en son sein de nombreuses actions déjà existantes. Cofondé par la Fondation Entreprendre et Agefa-PME, ce mouvement entend sensibiliser les jeunes aux caractéristiques habituellement attribuées aux entrepreneurs : esprit d’initiative, curiosité, autonomie, innovation, persévérance… « Par exemple, nous organisons l’intervention d’un entrepreneur dans une classe pendant deux heures et ce, dès le collège. Ces rencontres permettent aux élèves d’incarner les choses théoriques, d’ouvrir leurs horizons… pour apprendre autrement », explique Jérôme Gervais, à la tête de l’association.

Un concours pour les lycéens
Aider les jeunes à « réfléchir différemment », c’est aussi l’objectif du premier concours Start-up Lycée, organisé, fin décembre, au lycée Louis-Feuillade de Lunel (Hérault), sous le haut patronage de Fleur Pellerin. Pendant 48 heures, 90 lycéens de terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) ont planché sur la construction de projets innovants avec des entrepreneurs, professeurs et accompagnants à la création d’entreprises. « Cette expérience a donné confiance à ces jeunes parce qu’on leur a demandé de s’appuyer sur leurs points forts et, qu’au bout, il y a eu une reconnaissance. Leur apporter ce genre d’initiatives, c’est amener de l’espoir et leur dire qu’ils ont une place dans la société », estime Pierre Alzingre, dirigeant de l’incubateur Via Innova, qui a soutenu l’événement. Sur les seize projets que les élèves ont « pitché » face au jury, une douzaine était tournée vers le numérique, domaine vers lequel ils se dirigent instinctivement. Certaines propositions ont d’ailleurs attiré l’attention d’entrepreneurs. D’autres établissements souhaitent lancer leur Start-up Lycée, initiative qui devrait s’organiser sous peu dans le cadre d’une association nationale. Ce dynamisme n’est pas pour déplaire à Pierre Alzingre : « Les lycéens d’aujourd’hui sont les entrepreneurs de demain », conclut-il simplement. 

 Trait

MOOC :
FUN au rendez-vous
Mi-janvier, les premiers MOOC (Massive open online course) sur la plate-forme France université numérique (FUN) sont en ligne. Ouverts à tous, ils ont été conçus par six établissements supérieurs français et bénéficient d’un financement de 20 millions d’euros (dont 8 millions sur 2014), accordé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. D’ici à la fin de l’année, une cinquantaine de cours seront dispensés, en vue de rattraper les initiatives américaines… Lancée en octobre 2013, la plateforme FUN a enregistré plus de 88 000 inscriptions (25 MOOC).  

L’Essec lance sa chaire big data
L’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (Essec) lance Accenture Strategic Business Analytics, une nouvelle chaire organisée en partenariat avec le cabinet de conseil Accenture, sous la direction de Nicolas Glady, professeur associé à l’Essec. L’objectif est de traiter les problématiques de business intelligence afin de répondre aux enjeux des entreprises et des administrations, et devrait bénéficier à plus d’une centaine d’étudiants par an. Un master spécialisé devrait être créé dans la foulée, de même qu’une filière à part entière.  

Centrale labellisée “Cuda Research Center”
L’Ecole centrale Paris reçoit le label « Cuda Research Center » décerné par Nvidia, leader mondial de l’informatique visuelle. Ceci pour la qualité des travaux menés sur le développement de nouvelles méthodes mathématiques et algorithmes numériques pour la résolution de problèmes complexes de très grandes tailles sur GPU (processeurs graphiques). Centrale est le quatrième établissement français à obtenir cette distinction. La Cuda (compute unified device architecture) est une architecture de traitement parallèle développée par Nvidia. 

Cet article est extrait du n°7 d’Alliancy, le mag


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