Je veux tout savoir de la transformation numérique !
Pour lire l’intégralité des articles issus du magazine bimestriel, identifiez-vous. Vous accéderez ainsi aux articles premium, aux exclus web et vous pourrez télécharger l’ensemble de nos ressources en un clic.
Pour recevoir le magazine chez vous, abonnez-vous !
Je m'identifie

dmd Santé décrypte la m-santé et joue la carte de la confiance

dmd Santé décrypte la m-santé et joue la carte de la confiance

Guillaume Marchand, président de dmd Santé ce 17 mai à la conférence « Créer de la confiance en santé mobile ». ©Photo : DR

Qui est-ce mobinaute qui « consomme » des applications de santé, à l’heure où se posent tant de questions sur l’e-santé ? C’est son portrait que se sont proposés de brosser, vendredi 17 mai, les trois jeunes co-fondateurs – dont deux médecins – de dmd Santé. A partir de l’étude “A la recherche du ePatient”*, leur objectif était de démontrer l’importance de proposer une plateforme d’évaluation autour de la m-santé, alors qu’aucun organe officiel ne se positionne sur le sujet (1).

D’après l’enquête dévoilée, l’utilisateur type est un internaute de moins de 35 ans, vivant principalement en région parisienne et de catégorie socio-professionnelle supérieure (35% de ceux qui vivent dans un foyer dont le revenu net mensuel est supérieur à 3000 euros sont des « mobinautes santé »). La parité est à peu près respectée avec 52% d’hommes pour 48% de femmes. Sa caractéristique principale est d’être un gros consommateur d’informations de santé, d’échanges sur le web autour du sujet et plus généralement de consultations médicales. La grande majorité (69%) trouve que l’e-santé leur permet d’enrichir leurs interactions avec les médecins. Ils sont surtout 90% à être intéressés par une validation par ces mêmes médecins des informations auxquels ils accèdent. Pour la m-santé en particulier, cette attente est compréhensible face à la « jungle » des applications dites « de santé », 100 000 environ au niveau mondial, dont seule la moitié a une visée vraiment médicale (2).

Proposer un « GPS » de confiance
C’est sur ce point que dmd Santé, jeune pousse française qui va s’installer à Reims, entend se démarquer. « Notre objectif est de devenir le premier GPS de la m-santé et de ses applications en France » souligne Guillaume Marchand, son président. Celui-ci, qui exerce en parallèle en tant qu’interne en psychiatrie au CHU de Rouen, remarque qu’aux Etats-Unis 89% des médecins sont prêts à jouer le jeu en recommandant une application mobile à leurs patients. En France, ils ne sont que 8% à le faire pour assurer le suivi en cas de maladie chronique. Parmi les 12% supplémentaires qui souhaiteraient se joindre à eux, près de 3 sur 4 déclarent que leur réticence vient du manque d’informations suffisamment fiables sur le sujet.

dmd Santé veut donc proposer une plateforme d’évaluation, par des panels de professionnels de la santé et d’utilisateurs, qui permettra de décrypter cette large offre (près de 800 applications à visée médicale pour le seul territoire français). Les applications les mieux évaluées auront ensuite l’occasion d’être labellisées. Tout en précisant leur totale indépendance vis-à-vis des éditeurs et développeurs, les trois co-fondateurs espèrent les encourager de la sorte à améliorer leurs produits. Ils imaginent ainsi proposer bientôt une offre qui les verrait se positionner comme bêta-testeurs pour ces acteurs (une activité qui serait dès lors soigneusement séparée de celle d’évaluation par les panels).

Mieux, la start-up entend bien surfer sur la vague de fond des objets connectés en proposant, d’ici fin 2013, ses premiers retours sur la partie de l’Internet des Objets qui se consacre à la santé (comme par exemple le tensiomètre proposé par Withings, la firme française qui grimpe dans le domaine). Une nouvelle fois, dmd Santé met l’accent sur les retours d’expériences et l’usage au quotidien de ces outils, à la fois par les spécialistes de la santé et par leurs patients utilisateurs.

Prochaine étape pour la start-up, une levée de fond durant l’été et 100% des applications françaises évaluées d’ici octobre.

 

*LauMa communication, Patients & Web, TNS Sofres, Doctissimo, avril 2013

(1)L’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) délivre des certifications obligatoires pour les médicaments, les produits thérapeutiques et cosmétiques et les dispositifs médicaux… catégories dans lesquelles n’entrent pas les applications mobiles, notamment.

(2) Les autres se positionnant sur le « fitness » et le « bien-être »

© photos : DR

Voir aussi l’infographie de dmd Santé : Mobinaute santé, qui es-tu … et qu’attends-tu ? 

Infographie : Mobinaute santé, qui es-tu?


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *