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Sobriété numérique : les entreprises doivent s’organiser
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[Infographie] 3ème baromètre des pratiques Green IT en France par l’Alliance Green IT (AGIT)

L’Alliance Green IT (AGIT) a publié sa troisième édition du baromètre des pratiques Green IT des entreprises en France. Cette nouvelle étude, réalisée en partenariat avec l’ADEME, Ecologic et OpinionWay, a pour objectif de permettre aux entreprises de mesurer leur niveau de maturité en termes de mise en œuvre des bonnes pratiques et de se positionner par rapport aux moyennes observées.

L’étude de l’AGIT s’est concentrée sur 26 indicateurs clés, répartis sur 8 grandes thématiques : les infrastructures informatiques, les datacenters, l’impression, la fin de vie, les achats, la gouvernance, les postes de travail et les applications. Il s’agit du premier outil neutre et indépendant en France sur le sujet donnant la possibilité aux entreprises de faire évoluer les réflexions vers des solutions concrètes. De l’économie d’énergie dans les centres de données à la gestion des DEEE, en passant par la gouvernance, les achats et l’impression, ce 3ème baromètre se base sur un panel de 672 entreprises et organisations sondées.

A lire également : Entretien avec Romuald Ribault, vice-président de l’Alliance Green IT

 

 

Ce qu’on retient de cette étude

Au niveau des infrastructures informatiques, seule la moitié des entreprises connaissent leur espace de stockage à disposition. 66% connaissent la proportion de leurs serveurs physiques et serveurs virtuels et 59% d’entre elles mutualisent leurs équipements physiques. L’étude démontre également que 27% des entreprises utilisent une base de données de gestion de configuration (CMDB) tandis que 22% des entreprises analysent le cycle de vie de leurs infrastructures. Concernant les datacenters, une grande majorité des entreprises interrogées, soit 86% connaissent la superficie totale des salles informatiques. Toutefois, seulement 20% des entreprises mettent en oeuvre les bonnes pratiques de l’European Code of Conduct.

L’étude de l’Alliance Green IT démontre également des lacunes au niveau du recyclage, où 28% des entreprises connaissent la réglementation sur les DEEE et moins d’un quart des entreprises sont conscientes de la quantité de DEEE qu’elles produisent chaque année. Néanmoins, à l’instar des organisations qui ont désigné un référent, on constate un bon niveau de maturité et de nombreuses actions en place. Le progrès est bien en marche, même si les entreprises n’y sont pas encore et il reste encore beaucoup à faire au niveau de la sensibilisation et des gestes simples pour tous.

Le 3ème baromètre de l’AGIT fait ainsi ressortir que :

On progresse d’années en années mais encore beaucoup au niveau de la sensibilisation et des gestes simples pour tous. On donne finalement beaucoup de conseils aux autres sans s’appliquer les principes pour l’activité de l’organisation elle-même : peu de référent IT, la stratégie Green IT ne trouve pas sa place dans la stratégie RSE ou globale de l’entreprise.

La problématique du Numérique responsable fait appel à de nombreuses compétences difficile à centraliser dans une seule tête. Et les décideurs n’ont pas pris conscience de la complexité du sujet. Si le numérique est un secteur à privilégier en termes d’attitude responsable, il est urgent de créer un vrai métier de responsable Green IT et donc en amont une formation certifiante et reconnue qui pourrait attirer les bons profils.

Même s’il fait appel au bon sens, il n’y a pas de Green IT facile. La démarche se veut complexe et rigoureuse et il faut être prêt à faire les bons investissements…

 

 


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