Mieux gérer la donnée et simplifier le code, deux tendances clés pour le digital en 2019

Dans un monde régi par les nouvelles technologies et le « pétrole du 21e siècle » qu’est la donnée, les entreprises doivent suivre le pas. Comment y arriver ? Des tendances pour 2019 se dessinent déjà, en permettant aux entreprises de pouvoir enfin concilier la gestion et l’automatisation de la data avec la simplification nécessaire des outils mis à disposition des collaborateurs.

Karima Nacer Bey, consultante SI chez Unit4

Karima Nacer Bey, consultante SI chez Unit4

Mieux gérer la donnée, un objectif toujours à atteindre

En pleine transformation numérique, les entreprises se heurtent à un nouveau défi : une meilleure gestion de la donnée. Baptisée « pétrole du 21e siècle », elle constitue un levier crucial pour leur développement que les entreprises se doivent de sécuriser à tout prix. Dans ce contexte, le passage à un cloud – qu’il soit public, privé ou basé dans un centre de données – n’est souvent pas la meilleure option. Permettant de sécuriser davantage la donnée, les solutions multi-tenant dans le cloud se dessinent ainsi comme la première tendance sûre de 2019. Parmi celles-ci, les approches se basant sur des clouds interconnectés ou des multi-clouds connaîtront un fort essor.

La question de l’automatisation de la gestion des données restera elle aussi au cœur des débats. Les algorithmes de machine learning et de deep learning sont d’ores et déjà en mesure d’améliorer la qualité des analyses et, par conséquent, la capacité des entreprises à s’adapter à leur univers en changement continu. Il est temps, enfin, de s’en servir ! D’ici la fin 2019, cette transformation va se répandre dans les entreprises et on en devine déjà les premiers gagnants : les services financiers et de gestion de l’entreprise. Supportant une charge de travail sur la donnée souvent très importante, ils pourront être enfin libérés de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée.

| A lire aussi :  Dossier Stratégies Data : l’heure de la prise en main

Cela s’accompagnera par un engouement fort pour l’UX (« expérience utilisateur »), et ce grâce à des systèmes de conversation calqués sur l’humain, qui aident les utilisateurs à se retrouver dans les grandes quantités des données, et des applications de tâches ciblées conçues pour un résultat spécifique, qui limitent le nombre d’interactions nécessaires pour que les utilisateurs puissent mener à bien une tâche. En 2019, ces nouveaux moyens permettront de traiter la donnée de façon plus efficace et de proposer aux utilisateurs des expériences plus qualitatives.

Simplifier : le mot d’ordre pour 2019

Veeam_ guide dataPourtant, le multi-cloud, l’automatisation et l’UX ne permettront pas aux entreprises d’avancer à eux seuls. Ils doivent être accompagnés par une réelle simplification de l’univers digital. Aujourd’hui, deux tendances majeures se dessinent dans ce sens : le microservice et le low-code. Pour quelle raison ? Il s’agit là – enfin ! – de deux avancées qui permettent de personnaliser réellement, et en toute autonomie, des outils informatiques aux besoins propres de chaque entreprise, ou mieux encore : à chacun de ses services ou collaborateurs !

Simplifier par microservices. Les grandes applications logicielles – celles qui dominent encore de nombreuses grandes entreprises – vont céder la place aux architectures de microservices, dotées des architectures plus flexibles et évolutives. L’avenir des logiciels d’entreprise est clairement dans la personnalisation. La fragmentation des logiciels permet aux petites équipes dédiées de se concentrer exclusivement sur des domaines spécifiques avec un impact minimal sur l’ensemble de l’entreprise. Cette tendance se poursuivra en 2019, en permettant in fine de libérer l’entreprise de projets de personnalisation de grande envergure.

L’edge computing et l’Internet des Objets (IoT) tirent, eux aussi, partie des architectures de microservices dans lesquelles des fragments de fonctionnalités d’application peuvent être envoyés à des périphériques. Cela accroît indéfiniment la puissance de calcul et constitue une tendance intéressante à surveiller en 2019.

À mesure que le marché de l’IA mûrit, la consolidation des chatbots va aussi commencer. Aujourd’hui, tout le monde en construit : simplement, il n’y a pas assez de place pour tous. Les consommateurs ne voudront jamais utiliser un chatbot différent pour chaque question ! Les bots actuels qui effectuent des tâches utiles et uniques ne disparaîtront pas, mais feront partie d’un écosystème plus vaste, où ils s’interfaceront avec d’autres solutions telles que les banques, les compagnies aériennes, les logiciels ERP, les pizzerias, etc.

| A lire aussi :  Infographie – Les 7 tendances chatbots en 2019

Simplifier en appliquant le low code/no-code. Les « développeurs citoyens », ces utilisateurs qui se mettent à créer des applications sans compétences particulières en code, représentent une nouvelle typologie de collaborateur sur le marché du travail. Certes, les entreprises prennent petit à petit conscience de leur potentiel, mais peu d’entre elles ont déjà mis à leur disposition des outils nécessaires. Et pourtant, si l’entreprise dispose des outils technologiques adéquats, un développeur citoyen sera capable non seulement de créer en toute autonomie des applications correspondant exactement à ses besoins, mais pourra également améliorer les processus utilisés par des équipes entières !

Les fournisseurs de logiciels d’entreprises sont en train de redéfinir les architectures logicielles pour prendre en charge ces modifications d’usage et permettre à tout un chacun de personnaliser et adapter les fonctionnalités de leurs outils aux besoins. Le marché des développeurs citoyens sera énorme dans les années à venir.

Dans un monde en mutation de plus en plus rapide, les structures informatiques les plus complètes et complexes possibles – à la mode il y a encore quelques années – sont vouées à l’échec. La clé du succès est au contraire de simplifier les outils et de les rendre plus flexibles.  Comme sur le marché de l’emploi, les outils digitaux qui survivront seront ceux capables de s’adapter aux défis à venir que nous ne sommes point en mesure d’identifier aujourd’hui.


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *