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L’intelligence artificielle aux portes du bâtiment

[EXCLUSIF] A l’avenir le bâtiment s’intéressera davantage à ses occupants qu’il ne l’a fait jusqu’à aujourd’hui. En se tournant vers l’intelligence artificielle, il pourrait bien apporter une source de services innovants pour améliorer l’expérience de l’usager et faciliter le continuum de services au sein d’une ville intelligente.

Spiecom - Jerome Nier

Jérôme Nier, Responsable Développement Activité Internet des Objets, Spie ICS

Le bâtiment est un lieu de vie

Prédire ce que seront les bâtiments du futur tient de la gageure. Les innovations technologiques sont telles que les rêves les plus fous pourront devenir réalité. Conception en 3D, visite en réalité virtuelle, hologrammes. Les projets prennent forme sous nos yeux avant de sortir de terre grâce aux imprimantes 3D. Face à une urbanisation galopante, les architectes cherchent à donner un supplément d’âme aux bâtiments. Ils imaginent des murs de verdure et plantent des potagers sur les toits et les terrasses. Les habitudes de travail changent (télétravail, coworking, collaboratif), ce qui amène à repenser les espaces, à les optimiser en les rendant toujours plus agréables pour ses occupants.

L’occupant devient un usager

Le bâtiment est encore loin d’avoir une âme mais il a gagné en sensibilité en se dotant d’une multitude de capteurs qui l’informent en permanence sur ses fonctions vitales. Il a gagné en efficacité énergétique, se montrant respectueux de l’environnement . Il est capable, avec l’aide de la technologie de machine learning, de prévoir ses dysfonctionnements à venir et l’entretien nécessaire. L’intelligence artificielle a fait son entrée par l‘escalier de service mais le bâtiment de demain lui ouvrira grand ses portes pour se tourner davantage vers l’usager qu’il ne l’a fait jusqu’à présent. Les espaces vont s’animer et interagir avec l’usager. De nouveaux matériaux vont changer le rôle de la structure du bâtiment. Le papier numérique et les écrans ultra fins flexibles ouvrent de nombreuses opportunités en apportant de l’intelligence aux murs et aux fenêtres qui se transformeront selon les souhaits de l’usager en écrans de travail ou en paysages champêtres. Les cloisons pourront intégrer une signalétique digitale individualisée pour indiquer le lieu d’une réunion. La réalité augmentée et les hologrammes transformeront les réunions en visioconférence en véritables réunions, offrant à l’usager des expériences uniques hors du commun.

L’intelligence artificielle pour unifier l’expérience utilisateur

Le bâtiment actuel est encore une juxtaposition d’espaces équipés de systèmes informatiques et de technologies numériques que traverse l’usager sans qu’il y ait de réel continuum de services. L’avenir est à la simplification, à une expérience utilisateur améliorée. On le voit déjà avec les sommes investies par les GAFAM* pour développer des assistants virtuels qui masquent la prolifération des applications par une interface vocale unique allant jusqu’à instaurer une conversation. Le bâtiment du futur va-t-il intégrer ces formes d’intelligences artificielles ? Le bâtiment héberge quantité d’équipements numériques et d’applications variés qui rendent la tâche d’intégration complexe mais avec la généralisation des APIs**, la normalisation des interfaces, l’arrivée de standards (Ready 2 Services ), tout s’organise pour faciliter la collaboration au sein des écosystèmes. Doté d’intelligence artificielle, le bâtiment fédèrera les services applicatifs pour en simplifier l’usage.  Connecté sur l’exterieur, chaque bâtiment s’incrit dans le contexte plus vaste de la smart city et contribue à prolonger l’experience utilisateur et assurer le continuum des services.

Étendre la convergence à l’ensemble du bâtiment

Le bâtiment idéal abolirait les cloisons qui restreignent les usages et instaurerait un véritable dialogue continu avec l’usager pour s’adapter à sa manière de vivre et de travailler. Il lui offrirait toujours plus de services personnalisés où qu’il se trouve. Parking, ascenseur, accueil, salles de réunion, restaurants, commerces ne constitueraient plus qu’un seul et même univers numérique centré sur l’usager. Le bâtiment deviendrait un centre de production de données exploitées par de l’intelligence artificielle. En mettant à profit les avancées du machine learning, le bâtiment deviendrait un espace auto apprenant. Chaque jour il en saurait davantage sur son environnement et sur les usagers qu’ils soient de passage ou réguliers. Il serait à même de leur faire des recommandations de plus en plus précises pour devancer leurs souhaits. Chaque bâtiment enrichirait par la même occasion l’intelligence collective de la ville.

Qui sait, demain le bâtiment connecté deviendra enfin intelligent et saura peut-être faire preuve d’empathie. Quand il détectera sur votre visage ou dans le son de votre voix les prémisses d’un excès de fatigue, il vous invitera, le matin, à reporter quelques rendez-vous, vous recommandera des soins appropriés et adaptera l’ambiance lumineuse et olfactive de votre environnement de travail pour vous permettre d’être au top l’après-midi.

(*) Google Apple Facebook Amazon Microsoft

(**) Application Programming Interface

A lire aussi sur Alliancy : Intelligence artificielle : la France et l’Europe.


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