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Prévenir plutôt que guérir : cinq idées reçues en matière de sauvegarde informatique

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Holger Felgner, Directeur Général de TeamViewer

Pour nombre d’entreprises les incendies, les effractions ou les piratages comptent parmi leurs pires cauchemars. Les pertes de données, en revanche, sont trop souvent prises à la légère, alors que leur impact peut s’avérer tout aussi dramatique.

La plupart des entreprises et des utilisateurs jugent les sauvegardes trop difficiles, fastidieuses, voire superflues. Il en résulte des pertes de données suite à un manque de discernement, une négligence ou un dysfonctionnement technique. En fait, une entreprise sur trois subit une perte de données ou fait l’objet d’un incident de sécurité impactant ses données au moins une fois au cours de son existence. Un constat qui justifie amplement de balayer ces cinq préjugés et idées reçues sur les sauvegardes :

Préjugé 1 : « Perdre ses données ? Ce n’est pas si grave au final »

Quiconque a déjà tenté de restaurer une photothèque complète « disparue » sait à quel point la tâche est fastidieuse. Bien que la perte des photos stockées sur votre ordinateur personnel puisse être difficile à supporter, pour les entreprises, la perte de volumes importants de données peut induire des conséquences financières considérables, si ce n’est entraîner une faillite dans le pire des cas. Le coût des pertes de données intervenues en France l’année passée est évalué à 30,9 milliards d’euros. Les entreprises les plus chanceuses ont su provisionner ces pertes, ou, dans le meilleur des cas, ont pris les mesures nécessaires face à une telle situation d’urgence, pour protéger leurs données.

Préjugé 2 : « Les sauvegardes prennent trop de temps »

La plupart des entreprises négligent la sauvegarde de leurs données car cette opération prendrait trop de temps. Les petites entreprises en particulier, où les collaborateurs cumulent les casquettes, ont tendance à repousser les mesures de sécurité longues et fastidieuses comme les sauvegardes pour privilégier les tâches les plus urgentes. Ils s’inscrivent dans l’hypothèse que les sauvegardes seraient trop chronophages et nécessiteraient beaucoup d’espace de stockage. En fait, seule la sauvegarde initiale est longue. Les opérations suivantes sont bien plus rapides grâce à la compression, l’identification des données redondantes et les sauvegardes par incrément, qui permettent de n’enregistrer que les données ajoutées/modifiées depuis la précédente sauvegarde.

Préjugé 3 : « Google Drive, Dropbox et les autres services cloud sont des outils de sauvegarde adéquats »

Le stockage dans le cloud a la cote, pour son côté rapide et pratique. Mais il ne s’agit que de systèmes de stockage en ligne, et non de solutions de sauvegarde. Ces services permettent de synchroniser les données utilisées dans différents endroits. Cependant, ils ne répondent pas aux critères d’une véritable solution de sauvegarde. En effet, la protection contre la suppression involontaire de données n’est que partielle et la sauvegarde des paramètres systèmes n’est pas assurée. Par ailleurs, leur approche en ce qui concerne la sauvegarde des e-mails, des éléments d’agenda, ainsi que des données sensibles ou relatifs à des clients est elle aussi insuffisante.

Préjugé 4 : « Si Internet est hors service, les sauvegardes en ligne sont inexploitables »

L’Internet est évidemment un élément primordial pour les sauvegardes en ligne. Mais même sans connexion Web, les sauvegardes en ligne demeurent néanmoins utilisables. Il existe aujourd’hui de nombreuses formes de sauvegarde hybrides qui associent le stockage des données en local et dans le cloud, vous permettant ainsi de restaurer vos données avec ou sans connexion Internet. Les entreprises disposent ainsi d’une sécurité à deux niveaux : outre le stockage délocalisé, une copie locale de la sauvegarde peut être utilisée pour restaurer les données en mode hors ligne. D’ailleurs, la plupart du temps, c’est cette méthode qui est la plus rapide.

Préjugé 5 : « Les données sont difficiles à restaurer »

Les utilisateurs sont souvent les victimes des outils de sauvegarde traditionnels, qui manquent à leur devoir en cas d’urgence. En fait, plus de la moitié des personnes interrogées dans le cadre d’une étude menée par Statista considère que la sauvegarde et la reprise sur sinistre gagneraient à adopter des technologies plus conviviales. Pour beaucoup d’entre eux, les sauvegardes en ligne peuvent être salutaires, car elles permettent de récupérer d’anciennes données via un simple clic. 

La confiance aveugle n’est cependant pas la meilleure des attitudes. Les sociétés doivent donc mettre leurs outils de sauvegarde et de reprise sur sinistre à l’épreuve de tests réguliers, intégrant notamment des situations d’urgence.


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