Je veux tout savoir de la transformation numérique !
Pour lire l’intégralité des articles issus du magazine bimestriel, identifiez-vous. Vous accéderez ainsi aux articles premium, aux exclus web et vous pourrez télécharger l’ensemble de nos ressources en un clic.
Pour recevoir le magazine chez vous, abonnez-vous !
Je m'identifie

Big-bang technologique sur le marché du recrutement

JL Karst

Jean-Loup Karst – Cofondateur de breaz.io

Ils sont 900 000.
900 000 emplois dans les nouvelles technologies qui seront non pourvus dans l’Union Européenne d’ici la fin de l’année 2015, selon la Commission Européenne. Alors que le taux de chômage atteint des sommets vertigineux en France, ce décalage détonne. Pourquoi les entreprises ne parviennent-elles pas à recruter les talents dont elles ont besoin pour leur croissance ?

Dans son livre ‘The Second Machine Age – Work, Progress, and Prosperity in a Time of Brilliant Technologies’, Andrew McAfee dresse les contours d’une réponse. L’accélération actuelle de l’innovation technologique est telle que les profils sont devenus ultra-spécialisés, et donc particulièrement recherchés. La guerre des talents se renforce tout en haut de l’échelle, les entreprises étant dans une plus forte compétition pour recruter les meilleurs, tandis que la bataille de l’emploi se détériore en bas de l’échelle, le nombre de postes moins qualifiés ouverts ne couvrant pas la demande totale.

Le marché du recrutement est à un tournant. Alors que les réseaux sociaux professionnels tels que Linkedin et Viadeo permettent à chacun de candidater à toute offre, la quête de profils spécialisés et ouverts à changer de poste n’a jamais cessé d’être longue, périlleuse et chère. De nouvelles solutions de recrutement en ligne cherchent aujourd’hui à résoudre ce problème. Ces acteurs trouvent, filtrent et sélectionnent automatiquement des profils talentueux, en adéquation avec les besoins de leurs clients. Elles tirent notamment profit des nouvelles possibilités offertes par la gestion des données. La technologie permet ainsi aux entreprises de recruter plus efficacement les talents ultra-spécialisés qu’elles recherchent.
Ce type de solution peut-il remplacer les acteurs du recrutement ?

A y regarder de près, les acteurs existants sur le marché ne répondent qu’en partie aux besoins des entreprises dans la guerre des talents :

– les réseaux sociaux professionnels en ligne ne garantissent pas la motivation des profils présentés à changer de poste
– les sites d’emploi en ligne ne permettent pas de filtrer automatiquement le nombre exponentiel de candidatures
– les agences de recrutement sont contraintes de faire payer le sourcing des candidats aux entreprises car elles ne sont pas en capacité d’automatiser leurs processus et donc de réaliser des économies d’échelle

De nouvelles places de marché cherchent à tirer leur épingle du jeu dans cette guerre des talents. Sur la plate-forme breaz.io, des profils filtrés de développeurs en recherche d’un nouveau poste sont présentés aux plus belles entreprises « tech » chaque semaine. L’équilibre de l’offre et de la demande sur le marché du travail est ainsi inversé sur une verticale spécialisée. 

Dans un système abondant d’information, la tendance ira de plus en plus à la sélection de l’information. Le marché du recrutement est bien à un tournant. Le progrès technologique s’apprête à le transformer en profondeur. Il est encore tôt pour savoir quels acteurs en tireront le mieux profit. Pendant ce temps-là, le nombre total de développeurs d’applications mobiles devrait tripler entre 2013 et 2018.


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire

  1. par Paul

    Emplois non pourvus… mon oeil !

    Pour votre information :
    – Le nombre de demandeurs d’emploi dans les métiers de l’IT (informatique-télécoms) se situait en France, fin décembre 2013, entre 52 400 INSCRITS (cat. A, au sens du BIT) ET 78 400 INSCRITS (toutes catégories), Sources : Pôle emploi
    Rapporté à une population d’environ 600 000 actifs (base Insee, hors freelance), cela donne un taux de demandeurs d’emploi dans les métiers IT compris entre 8.7% (cat. A) ET 13% (toutes catégories).
    Ce nombre a augmenté de 10,5% en 2013 et surtout de… 83% DEPUIS 2008 !!!
    En ce qui concerne plus précisément les ingénieurs & cadres (IC), leur taux de chômage est de 6% dans l’IT… on est donc au dessus du taux de chômage frictionnel y compris pour eux.
    – Les créations d’emplois nettes dans le secteur plafonnent depuis plusieurs années à moins de 10 000 nouveaux postes par an (sources Insee, Apec et Syntec Numérique)… soit TROIS FOIS MOINS que le nombre de jeunes diplômés qui sont formés chaque année dans ces métiers, autrement dit le chômage a hélas encore de « beaux » jours devant lui dans notre secteur.

    A lire absolument pour y voir plus clair face à la traditionnelle désinformation de nos médias, ministres et lobbies patronaux (SSII principalement) sur le sujet depuis des années: http://munci.org/emploi-informatique.pdf