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Catherine Barba : « Dans tous les métiers, il y a une dimension digitale à exploiter »

Dès le lundi 20 octobre M6 diffusera une pastille d’une minute intitulée, « Entreprendre c’est grandir ». Chaque soir avant 20h, les téléspectateurs y découvriront un portrait d’entrepreneur.  A cette occasion Alliancy s’est entretenue avec Catherine Barba, la créatrice et présentatrice de ce programme qui entend faire tomber les barrières subsistantes entre les Français et l’entrepreneuriat. 

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Marraine de l’Association  » Nos quartiers ont des Talents  » et de « Joséphine pour la beauté des femmes », Catherine Barba est membre du groupe 100 000 Entrepreneurs.

Créatrice d’entreprises, business angel, écrivaine… ; vous avez de nombreuses casquettes. Pourriez-vous nous éclairer sur votre parcours ?

Catherine Barba : Cela fait 18 ans que je travaille dans l’internet en France, je pourrais me définir comme une  entrepreneuse du web. Ce monde, c’est ma famille, mon histoire, mon job, ma passion. Ces dix  dernières années, j’ai créé deux entreprises dans le domaine du  e-commerce que j’ai revendues (ndlr, le portail de shopping Cashstore.fr, fondé en 2004 et revendu en novembre 2010 au groupe Plebicom, puis le Cabinet de Conseil en e-business Malinea, revendu en juin 2011 aux fondateurs de vente-privee.com). Avec l’argent que j’ai gagné, j’investis en tant que business angel dans des start-ups innovantes. Il s’agit d’un aspect très stimulant de ma vie professionnelle ; accompagner de jeunes structures d’avenir, les aider à faire leur chemin, c’est quelque chose de fantastique. Après l’entreprenariat, le e-commerce est ma deuxième passion. J’ai d’ailleurs écrit un ouvrage sur ce sujet, Le magasin n’est pas mort (ndlr, publié en novembre 2013) 

Comment vous est venue l’idée du programme « Entreprendre c’est grandir » ?

C.B : Il a germé au moment des Assises de l’entreprenariat, organisées en janvier 2013 par la ministre en charge du numérique de l’époque, Fleur Pellerin. Je faisais partie d’un un groupe de travail qui réfléchissait aux moyens à mettre en place pour sensibiliser la population à la question de l’entreprenariat. Et tout particulièrement ceux qui pensent que ce n’est pas fait pour eux : les étudiants,  les femmes, les chômeurs, les gens du quartier, etc. A cette occasion, j’ai eu une sorte d’électrochoc. J’ai réalisé qu’il y avait beaucoup plus de barrières à l’esprit d’entreprise en France que ce que je croyais et que le concept était loin d’être démocratisé.  C’est comme ça qu’est née l’idée d’un programme qui sensibiliserait toutes les populations à l’entreprenariat, qui leur donnerait l’envie d’y croire et de se lancer.  Depuis, je n’ai eu de cesse d’agir pour le mettre en œuvre, cela a été une longue route parce qu’il a fallu beaucoup de temps et de patience pour trouver les financements. C’est finalement grâce au Crédit Mutuel Arkéa que « Entreprendre c’est grandir » a vu le jour.

Certaines chaînes de télé ont déjà diffusé des portraits d’entrepreneurs, qu’apportez-vous de nouveau ?

C.B : Dans ces portraits diffusés pendant 6 semaines, il y a deux dimensions importantes qui n’ont pas été développées auparavant. D’une part, l’aspect psychologique ; l’idée n’est pas tant que les entrepreneurs présentent leur société ou leur modèle économique mais plutôt qu’ils nous fassent partager les ressorts qui ont sous tendu leurs décisions de se lancer. Qu’ils nous expliquent comment, alors qu’ils étaient pour certains salariés ou profs, s’est passé ce déclic qui les a amenés à changer de vie. D’autre part, tous les entrepreneurs qui témoigneront ont un lien avec le digital et s’en sont servis comme levier de croissance. Cet aspect me semblait important à mettre en avant. Si aujourd’hui une entreprise, qu’il s’agisse d’une boulangerie ou d’une banque, croit qu’elle peut se passer du numérique, il faut qu’elle se remette en cause !

Au-delà de la sensibilisation à l’entreprenariat, l’émission a donc vocation à faire comprendre aux professionnels que dans tous les boulots il y a une dimension digitale à exploiter et c’est souvent cette dernière qui fait la différence. Certains des entrepreneurs que nous avons choisis sont nés avec le web mais il y en a beaucoup d’autres, issus des sociétés traditionnelles et qui témoigneront de leur virage digital.

 

 


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