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[50 ans Inria] 3 – Lamark et son tatouage numérique lèvent 500 000 euros

série INRIA Du chercheur à l’entrepreneur

Passer de la recherche à un projet de création d’entreprise n’est pas le parcours habituel du chercheur français. Pourtant, ceux qui se sont lancés dans l’aventure, ont souvent réussi au-delà de leurs espérances. Retour avec Inria sur des réussites et profils atypiques, choisies parmi leurs spin-off, qui font rayonner l’excellence scientifique à la française dans le monde entier.

 « Inria a pour mission d’avoir un impact économique et sociétal s’appuyant sur ses succès scientifiques. C’est une de nos missions centrales, qui se décline à l’échelle de l’institut, de ses centres et de chaque équipe-projet », rappelle Antoine Petit, PDG d’Inria, d’où sortent environ une dizaine de start-up chaque année. En un peu plus de trente ans, l’institut compte environ 150 start-up essaimées, sachant que le souhait de la direction est d’arriver à moyen terme à la création annuelle d’environ une vingtaine de spin-off.

Sur ce panel, plus de 70 % des entreprises sont toujours en activité ou ont été rachetées, une majorité ayant réussi à évoluer vers un marché mondial. Cette série que nous publions en partenariat avec Inria, retracera les aventures remarquables de plusieurs chercheurs devenus entrepreneurs, tous au cœur de l’actualité de leur secteur.

Chaque semaine, d’ici au grand événement prévu cet automne qu’organisera l’Institut pour fêter ses 50 ans, nous vous invitons à découvrir une start-up, l’équipe à l’origine et le service ou produit innovant qu’elle développe. 

Lamark et son tatouage numérique lèvent 500 000 euros

Créée par quatre chercheurs d’Inria Rennes, la start-up rennaise Lamark, qui propose un service de protection d'images en ligne, vient de lever 500 000 euros auprès d’EDD, un spécialiste de la veille-médias.

lamark_Lamark et son tatouage numérique lève 500 00 euros

Mathieu Desoubeaux, Jonathan Delhumeau, Vivien Chappelier et Teddy Furon © Lamark

Mathieu Desoubeaux, Jonathan Delhumeau,  Vivien Chappelier et Teddy Furon, tous les quatre chercheurs d’Inria Rennes, se sont lancés dans la création d’entreprise il y a deux ans avec Lamark. La start-up, incubée par Emergys sur la technopole Rennes-Atalante, propose depuis 2016 un service de protection d’images en ligne, Imatag. Le concept : il suffit de déposer ses photos sur la plateforme pour les marquer d’un tatouage invisible et indestructible !

A l’origine de Lamark, les ingénieurs de l’équipe ont observé une lacune dans la distribution d’une image sur internet. Si un simple « copier-coller » permet de la récupérer, remonter à la source et en trouver l’auteur ou en obtenir les droits, est quasi mission impossible...

Avec leur solution, les Rennais redonnent de la valeur à l’image quel que soit son mode de diffusion par le biais d’un tatouage invisible (ou tatouage numérique), qui relie définitivement une photo et ses métadonnées. Lorsque la photo est alors utilisée, son auteur ou l’agence propriétaire en est informé même si elle ne contient plus les métadonnées d’origine !

Au quotidien, leur robot logiciel d’indexation se promène sur internet, scanne les images, et s’il croise un cliché « tagué » présent en parallèle dans leur base de données, l’ayant-droit en est immédiatement informé. Un service qui se décline en plusieurs offres en fonction du volume de données traité (gratuit jusqu’à 1 Go d’images ; mode premium sur abonnement (100 Go) avec service de traçage sur Internet…).

Une solution invisible à l’œil nu

Aujourd’hui, près de 3 millions de photographies sont déjà protégées et tracées quotidiennement par la plateforme. Ce qui permet aux agences clientes de réduire d'ores et déjà leurs coûts de piges et, demain, leurs coûts de facturation des éditeurs, qui sera automatisée par Imatag.

Avec cette première levée de fonds, Lamark va pouvoir perfectionner son service, mais aussi accélérer sa croissance sur le marché de la presse et de l’édition. « On commence sur la partie professionnelle, mais on veut s’étendre au BtoC, en touchant les photographes passionnés et amateurs. Aujourd’hui, on apprend avec des bêtatesteurs, mais notre objectif à terme est de monétiser le système avec un abonnement mensuel et un modèle Freemium », explique Mathieu Desoubeaux, CEO et cofondateur de Lamark.

Par ailleurs, ce financement par EDD acte une nouvelle collaboration industrielle, car cette dernière envisage un élargissement de sa technologie de marquage des contenus textuels aux domaines de l'image et de la vidéo.

Fiche Lamark

Lamark et son tatouage numérique lève 500 00 euros

Photos taguées par le système de Lamark. Source : Imatag

  • Plateforme web qui simplifie l’accès aux métadonnées des images numériques (auteur, copyright, légende, licence d’utilisation…) pour en garantir les droits.
  • Fondée en mai 2015 par des ingénieurs de l’Inria spécialisés dans le process image et vidéo (Mathieu Desoubeaux), l’indexation multimédia (Jonathan Delhumeau), en architecture de système (Vivien Chappelier) et en télécom (Teddy Furon).
  • 6 salariés.
  • Chiffre d’affaires 2016 : 21 000 euros (non significatif).
  • L’entreprise vient de lever 500 000 euros. Elle a débuté avec un capital de 30 000 euros accompagné de différentes aides (fonds d’investissement Phar, Bpifrance).
  • Ses clients : agences photographiques MaxPPP, Hans Lucas, La Parisienne de Photographie, Roger Viollet, La Collection… ; des photographes professionnels indépendants et des photojournalistes.

Consultez le dossier dédié : "Inria : du chercheur à l'entrepreneur"

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