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[50 ans Inria] 4 – 2017, l’année du décollage pour Deepomatic

série INRIA Du chercheur à l’entrepreneur

Passer de la recherche à un projet de création d’entreprise n’est pas le parcours habituel du chercheur français. Pourtant, ceux qui se sont lancés dans l’aventure, ont souvent réussi au-delà de leurs espérances. Retour avec Inria sur des réussites et profils atypiques, choisies parmi leurs spin-off, qui font rayonner l’excellence scientifique à la française dans le monde entier.

 « Inria a pour mission d’avoir un impact économique et sociétal s’appuyant sur ses succès scientifiques. C’est une de nos missions centrales, qui se décline à l’échelle de l’institut, de ses centres et de chaque équipe-projet », rappelle Antoine Petit, PDG d’Inria, d’où sortent environ une dizaine de start-up chaque année. En un peu plus de trente ans, l’institut compte environ 150 start-up essaimées, sachant que le souhait de la direction est d’arriver à moyen terme à la création annuelle d’environ une vingtaine de spin-off.

Sur ce panel, plus de 70 % des entreprises sont toujours en activité ou ont été rachetées, une majorité ayant réussi à évoluer vers un marché mondial. Cette série que nous publions en partenariat avec Inria, retracera les aventures remarquables de plusieurs chercheurs devenus entrepreneurs, tous au cœur de l’actualité de leur secteur.

Chaque semaine, d’ici au grand événement prévu cet automne qu’organisera l’Institut pour fêter ses 50 ans, nous vous invitons à découvrir une start-up, l’équipe à l’origine et le service ou produit innovant qu’elle développe. 

2017, l’année du décollage pour Deepomatic

Basée sur le Deep Learning, forme d’intelligence artificielle qui permet d’extraire de manière automatique des informations à partir d’une image, la suite logicielle « standard » de Deepomatic sera commercialisée en septembre.

2017, l’année du décollage pour Deepomatic

Les trois dirigeants de Deepomatic lors de Vivatech 2017, qui se déroulait mi-juin.

La start-up parisienne Deepomatic est spécialisée en reconnaissance d’images. Créée en 2014 par Augustin Marty (CEO), ingénieur des Ponts ; Vincent Delaitre (CTO), doctorant en vision artificielle ; et Aloïs Brunel (CPO), doctorant en informatique fondamentale, la société compte déjà 18 collaborateurs.

Tout semble en effet bien parti pour Deepomatic qui, lors du salon Vivatech mi-juin, remportait de plus le RATP Group Challenge « Urban & Mobility » (ENHANCE PUBLIC SAFETY & SECURITY THROUGH SMART VIDEO MONITORING) pour son analyse des données des caméras de surveillance du transporteur public parisien.

L’originalité de son offre ? Sa plateforme logicielle standard permet aux professionnels (industrie, sécurité, militaire et médical) de créer leur « propre » intelligence artificielle (IA) en reconnaissance d’images (photos et vidéos). Et, à la différence d’autres systèmes, Deepomatic permet à ses clients de garder la propriété intellectuelle de ce qu’ils ont construit.

« Nous voulons mettre à la portée des entreprises le deep learning, en permettant à nos clients de construire leur propre système de reconnaissance », confirme Augustin Marty. Ce peut être autant un industriel qui souhaite faire du contrôle qualité en sorties d’usines, qu’un Etat pour repérer une menace sur les réseaux sociaux, ou un e-commerçant qui souhaite identifier et taguer automatiquement des images pour enrichir sa marketplace… Galeries Lafayette, lors de Vivatech 2017, se félicitait par exemple d’avoir lancé le premier « chatbot visuel » en novembre dernier avec Deepomatic. A chaque client, sa problématique !

Le travail de configuration se fait en fonction de l’objectif visé et des données à disposition. « Le temps passé dépendra de la disponibilité ou non de données structurées chez le client, précise l’expert. Cette phase peut durer de 1 jour à six mois, mais la moyenne se situe autour de quatre semaines environ. »

En version bêta aujourd’hui, le produit, disponible en mode SaaS ou en local, sortira à la rentrée de septembre. Ce lancement commercial nécessitera toutefois une nouvelle levée de fonds, que l’équipe dirigeante envisage en tout début d’année prochaine : « Elle se situera entre 5 et 15 millions d’euros », conclut-il.

Fiche Deepomatic

  • Logiciel de reconnaissance d’images (photos et vidéo)
  • Création en juillet 2014 par Augustin Marty (CEO), ingénieur des Ponts-et-Chaussées, spécialisé dans la finance d’entreprise ; Vincent Delaitre (CTO), doctorant en vision artificielle à Inria ; et Aloïs Brunel (CPO), doctorant en informatique fondamentale
  • 18 salariés
  • Chiffre d’affaires 2016 : 300 000 euros (1 million prévu en 2017)
  • Fonds levés depuis la création: 2,2 millions d’euros (prévoit de lever entre 5 et 15 millions d’euros début 2018)

Consultez le dossier dédié : "Inria : du chercheur à l'entrepreneur"

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