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Olivier Pomel (Datadog) : « La migration vers le cloud est souvent perçue comme une souffrance »

La start-up Datadog, co-fondée par deux Français installés à New-York, développe une plateforme SaaS de monitoring des services cloud. Elle a annoncé en septembre son implantation en France et le rachat du spécialiste des logs machines Logmatic, après avoir levé près de 95 millions de dollars en 2016. Rencontre avec Olivier Pomel, CEO et co-fondateur.

Pouvez-vous présenter Datadog et revenir sur l’origine de sa création ?

Olivier Pomel a fondé Datadog, sa deuxième start-up, pour répondre à une problématique des développeurs et des opérateurs. ©Datadog

Olivier Pomel a fondé Datadog, sa deuxième start-up, pour répondre à une problématique des développeurs et des opérateurs. ©Datadog

Olivier Pomel. Notre solution permet de cartographier l’infrastructure informatique. Avec Alexis Lê-Quôc, nous avons constaté que les développeurs et les métiers ne se comprennent généralement pas. Ils ne partagent pas la même compréhension du système car ils n’ont pas la même réalité. Cela aboutit souvent à la création de logiciels qui ne servent pas. Nous avons voulu résoudre ce problème en leur offrant une vision commune par un outil qui s’intègre dans leur quotidien. Le produit a été construit par brique open-source en 2010, à l’époque où le cloud d’Amazon était perçu comme un jouet. Nous étions pour notre part persuadés qu’il y avait quelque chose à en tirer et nous contribuons désormais à faire évoluer la manière dont les équipes travaillent pour leur permettre d’innover plus vite.

En quoi le cloud transforme les entreprises selon vous ?

Olivier Pomel. Le cloud permet d’automatiser des démarches et d’avoir un modèle dynamique. Il offre du self-service aux développeurs, ce qui les rapproche des opérateurs. Mais la migration est souvent perçue comme une souffrance car il y a une difficulté à gérer cet environnement, comparé aux datacenters, en raison du changement d’échelle : l’écosystème dans le cloud est riche, cette profusion peut engendrer le sentiment d’être perdu.

Pourquoi avoir choisi à la rentrée de vous implanter en France ?

Olivier Pomel. La transition vers le cloud que les entreprises sont en train d’opérer s’effectue de toute part, à un niveau plus large que ce que l’on pensait. On observe ce changement de position des grands groupes depuis deux ans. Il s’agit désormais d’une course dont les gagnants seraient ceux qui migreraient le plus vite. Il y a également une effervescence de l’écosystème tech à Paris et le pays est une tête de pont en Europe en ce qui concerne l’ingénierie. Par ailleurs, le RGPD représente une opportunité. Nous avons ainsi ouvert un bureau parisien comprenant une cinquantaine de personnes en R&D avec l’ambition de doubler sa taille tous les ans.

Quels sont vos prochains objectifs ?    

Olivier Pomel. La priorité pour le reste de l’année est d’améliorer notre produit en ajoutant de l’intelligence artificielle et en développant la visualisation. L’enjeu dans les années à venir sera notamment d’entraîner nos algorithmes pour faire du machine-learning. Il faut ainsi augmenter la taille des équipes et multiplier les partenariats.


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