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Unilend rapproche les PME françaises des internautes

Lancée il y a 5 mois, la plateforme de crowdfunding vient de boucler une seconde levée de fonds s’élevant à 1 million d’euros auprès de professionnels privés de la finance et d’internet . A cette occasion, Alliancy s’est entretenue avec Nicolas Lesur, le co-fondateur de cette start-up qui permet aux épargnants de financer les PME, et aux entreprises de disposer d’une source de financement alternative.

Article-Unilend

Remise de chèque à l’entreprise bretonne 727 Sailbags pour un prêt de 100 000€. A droite, Nicolas Lesur cofondateur d’Unilend

Comment l’idée de votre start-up est-elle née ?

Unilend est, à l’heure actuelle, le seul site internet en France permettant aux entreprises d’emprunter directement de l’argent au grand public qui, en contrepartie, reçoit chaque mois des intérêts sur ces prêts. Deux considérations sont à l’origine de ce concept : d’une part, l’épargne disponible des ménages en France est absolument considérable puisqu’elle est estimée à 4000 milliards d’euros. Souvent, elle n’est pas très bien rémunérée et les ménages ne savent pas toujours où placer l’argent. 

De l’autre côté, il y a 2 millions de PME françaises qui sont confrontées à une baisse des disponibilités de crédit des banques, notamment en raison de nouvelles règles prudentielles. Ces entreprises sont face à un vrai problème, puisque 92% de leur financement passe par les banques.

La start-up est née de notre volonté de réunir ces deux besoins, par le biais du crowdfunding. Ce rapprochement arrange tout le monde : les épargnants peuvent financer les PME françaises et les entreprises disposent d’une source de financement alternative. En nous appuyant sur le financement participatif, nous savons que nous faisons un pari sur l’avenir ; c’est un mouvement essentiel qui ne fait que commencer !

Vous avez déjà effectué une première levée de fonds d’environ 330 000 euros, pourquoi avoir bouclé un second tour de table ?

Avec François Prioux, nous avons lancé la plateforme en novembre 2013 grâce à notre première levée de fonds et même si nous avons déjà financé une quinzaine d’entreprises pour un peu plus d’un million d’euros, il nous faut encore faire parler de la société. C’est une des raisons de ce tour de table, nous voulons nous faire connaitre d’avantage auprès du grand public et des chefs d’entreprise. D’autre part, notre métier nécessite des investissements technologiques assez importants. Enfin, nous a besoin de nouvelles compétences ; pour l’instant l’équipe est constituée de 8 collaborateurs et nous comptons embaucher trois nouvelles personnes.

Quel est votre meilleur souvenir depuis le début de cette aventure ?

Quand la plateforme a réussi pour la première fois à réunir 100 000 euros auprès de 169 personnes différentes en seulement 3 semaines. C’était un projet assez fantastique pour l’entreprise 727 Sailbags. D’une autre façon, j’ai été touché quand une PME du Centre de la France a collecté 100 000 euros en 13 jours auprès de 256 personnes ; c’est une petite structure inconnue du grand public qui fait du bâtiment et ils ne connaissaient pas du tout les personnes qui ont investi dans le projet.

Si vous aviez un conseil à donner aux futurs entrepreneurs, quel serait-il ?

Faire de preuve de ténacité. C’est un élément essentiel, parce qu’il y aura toujours des difficultés de taille sur leur route. Il faut que l’envie d’innover soit tellement chevillée au corps, qu’il devienne impossible de se décourager.

 


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