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Antoine Bosonnet (Vente Privée) : « Le DRH doit comprendre les enjeux business de son entreprise »

Vente-privée compte 4 500 collaborateurs dans 14 pays. L’entreprise, créée en 2001 par l’emblématique Jacques-Antoine Granjon, est un acteur majeur de la transformation digitale du Retail. Antoine Bosonnet, DRH du groupe depuis septembre 2016, revient sur la place de sa fonction dans cette entreprise.

Alliancy. Comment décririez-vous votre stratégie RH ?

Antoine Bosonnet DRH du groupe vente-privée

Antoine Bosonnet DRH du groupe vente-privée

Antoine Bosonnet. Notre stratégie RH se veut au plus proche de la stratégie économique de l’entreprise. Nous construisons un environnement capable d’aider le business. La clé pour y parvenir : un engagement fort de la part de nos collaborateurs.

Notre effectif a une moyenne d’âge de 33 ans, ce qui est jeune pour une entreprise de notre taille. Le meilleur moyen de conserver les talents est de, sans cesse, les challenger afin de ne pas les lasser et à les rendre encore plus performants.

Un autre point important de la gestion humaine est l’adaptabilité. Vente Privée est une entreprise cosmopolite, avec une grande diversité de profils et une parité. On ne peut pas motiver un développeur qui passe son temps libre à faire des hackathons de la même manière qu’un employé d’entrepôt qui se consacre au chargement des livraisons.

Aussi, la stratégie RH nous conduit à trouver un certain équilibre dans les recrutements. Par exemple, nous devons engager 300 développeurs, ce qui va causer un certain fourmillement d’idées, si bien que nous le compenserons avec des profils structurés pour que cette ébullition soit non seulement bénéfique, mais aussi compatible avec les enjeux de l’entreprise.

Quelle la place la culture client trouve-t-elle dans cette stratégie ?

Antoine Bosonnet. Vente-privée se nourrit et est très attentif à la culture de ses fournisseurs, à savoir nos 6000 marques partenaires. Toutefois, nous devons, comme chaque entreprise du retail, fluidifier et optimiser sans cesse l’expérience client, notamment grâce à une analyse de son profil, un raccourcissement du temps de livraison et une amélioration constante de la Supply Chain. Pour y parvenir, nous avons repensé l’organisation avec des open spaces mêlant des collaborateurs des services marketing et DSI afin de tendre vers une organisation centrée sur le produit.

Comment vos différents partenariats influent-ils sur votre capital humain ?

Antoine Bosonnet. Tout d’abord, dans le recrutement.

Nous avons lancé en début d’année deux laboratoires dédiés à l’innovation en partenariat avec deux écoles de références dans le secteur high-tech, l’école 42 et Epitech. Ces Lab’innovations nous  permettent d’ imaginer des solutions innovantes aux problématiques de l’entreprise grâce à la capacité disruptive des étudiants et également d’identifier et de recruter les talents de demain pour rejoindre les équipes DSI Vente-privée.

Ensuite, concernant notre accélérateur de Start-up au sein de Station F et cette culture entrepreneuriale, l’approche est différente. Ce partenariat avec le plus grand campus Start-up du monde, est en phase avec les valeurs entrepreneuriales du site : vente-privee est une aventure d’entrepreneurs qui continue à nourrir une dynamique entrepreneuriale.

Ce fabuleux projet, auquel notre entreprise prend part, est un véritable champ d’expérimentation qui va nous permettre d’apporter une brique de plus à notre R&D grâce aux start-up présentes tout en leur apportant un « terrain de jeux » pour les aider à grandir : une plateforme expérimentale concrète à fort trafic, plus de 4,5 millions de visiteurs uniques par jour, leur permettant de se confronter aux volumes et à la réalité.

Nous aurons 80 postes de travail là-bas et notre objectif est clair : nous n’y allons pas pour aider les jeunes entreprises à lever des fonds mais bel et bien pour leur apporter une expertise sur le fond et les informer des réalités du marché comme l’agilité et leur proposer de réelles perspectives business.

Quels conseils pouvez-vous donner aux DRH qui ne sont pas forcément dans cet esprit de transformation digitale ?

Antoine Bosonnet. Le DRH doit sortir de sa tour d’expert pour comprendre les enjeux business de son entreprise. Ainsi, il pourra faire les choix RH les plus adaptés aux besoins de l’entreprise et de ses clients. Comprendre les problématiques du collaborateur est le meilleur moyen de le garder. Pour qu’une RH puisse être un acteur de la transformation digitale, il faut l’impliquer dans la stratégie de l’entreprise afin de réaliser un recrutement pragmatique propice à l’évolution souhaitée. Être au cœur du business permet de mieux le servir. La nouvelle génération de DRH doit savoir jongler entre la complexité de la fonction et sa culture business.

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