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IoT : Qowisio vise les PME pour son réseau très bas débit

Un an après une levée de fonds de 10 millions d’euros, l’opérateur dédié aux objets connectés Qowisio annonce l’ouverture de son réseau en France.

Cyrille Le Floch, directeur général de Qowisio. © Qowisio

Cyrille Le Floch, directeur général de Qowisio. © Qowisio

Vous connaissiez Sigfox, vous allez apprendre à connaître Qowisio ! Fondée en 2009 par des spécialistes de l’électronique, Cyrille Le Floch, Guillaume Houssay et Jean-Samuel Reynaud, cet opérateur dédié aux objets connectés annonce l’ouverture de son réseau en France. Il vient ainsi concurrencer le n°1 du secteur, le Toulousain Sigfox, qui a levé 100 millions d’euros en février 2015. Basée à Angers, Qowisio n’est pas une nouvelle venue dans le monde de l’IoT. Il est notamment membre fondateur et actionnaire de La Cité des Objets Connectés, et fournit depuis six ans du réseau privé à de grands groupes internationaux, dans 29 pays. Un savoir-faire et un portefeuille d’une cinquantaine de clients qui lui ont permis de réaliser un tour de table 10 millions d’euros en juin 2015. Ce financement était justement destiné au déploiement de son réseau public en France. Aujourd’hui, la jeune société de 35 salariés couvre les villes de plus de 10 000 habitants avec ses 1000 antennes réparties sur tout le territoire français. 

Grâce à cette couverture nationale, elle espère attirer les PME et ETI qui veulent prendre le virage du numérique et des objets connectés. Mais contrairement aux autres opérateurs sur le marché (LoRa Alliance, Sigfox, Picowan, Orange et Bouygues Télécom), Qowisio ne propose pas de forfait annuel aux entreprises. « Nous considérons que le modèle des opérateurs télécoms n’est pas adapté à la masse, explique Cyrille Le Floch, directeur général, par exemple, le bon de livraison connecté pour marchandises a une durée de vie de quelques jours, c’est un objet « éphémère », il est donc inutile de faire un forfait annuel. » Surtout, la jeune pousse vend des objets finis (capteurs, briques technologiques…) à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, un tracker GPS est vendu environ 100 euros alors que Qowisio le propose à moins de 10 euros, connectivité incluse. « Beaucoup de PME et d’institutions se trouvent aujourd’hui démunies pour démarrer leurs projets IoT. Elles veulent donc des objets à bas coût sinon ce n’est pas viable pour elles », soutient Cyrille Le Floch.  

Une offre à 10 centimes pour les start-up

La société, qui revendique plus de 100 000 objets connectés à son réseau, va également proposer une offre spéciale aux start-up qui ont besoin de connectivité mais qui perçoivent le forfait comme un frein à leur développement. La licence de connectivité coûtera seulement 10 centimes par année et par objet. « Une offre synonyme de liberté », s’enthousiasme le cofondateur qui a également annoncé le lancement d’une marketplace mondiale d’objets connectés conçus par des jeunes pousses et des PME.  

La couverture du marché mondial n’est pas prévue pour demain mais Qowisio se prépare déjà au défi américain puisqu’elle a ouvert en avril dernier un bureau à Austin. En plus d’être jumelée avec Angers, la ville texane est connue pour son écosystème de start-up et d’entreprises « hardware ». « Si on s’était installé à San Francisco, on aurait été noyé dans la masse. En plus, c’est le software qui domine dans la Silicon Valley », souligne Cyrille Le Floch. Austin a un autre avantage : la présence de NXP, n°2 mondial de la construction de puces, qui n’est autre que le fournisseur de Qowisio !

En 2015, l’opérateur français a enregistré un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros et prévoit de passer la barre des 100 millions d’ici à 2020. En 2017, il compte ajouter 700 antennes en France, ce qui porterait leur nombre à 1700. Et rattraperait ainsi Sigfox et ses 1500 antennes relais.

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