Je veux tout savoir de la transformation numérique !
Pour lire l’intégralité des articles issus du magazine bimestriel, identifiez-vous. Vous accéderez ainsi aux articles premium, aux exclus web et vous pourrez télécharger l’ensemble de nos ressources en un clic.
Pour recevoir le magazine chez vous, abonnez-vous !
Je m'identifie

Partech Ventures lance un deuxième fonds d’amorçage

Ce fonds d’investissement, baptisé Partech Entrepeneur II, est doté de 60 millions d’euros. Il servira à financer près de 70 start-up françaises, européennes et américaines. Les cinq premiers investissements seront réalisés dès avril 2015.

De gauche à droite : Boris Golden (Partech Ventures), Arthur Waller (PriceMatch) et Romain Lavault (Partech Ventures). © Charlie Perreau

De gauche à droite : Boris Golden (Partech Ventures), Arthur Waller (PriceMatch) et Romain Lavault (Partech Ventures). © Charlie Perreau

Le 33 rue du mail (Paris 2ème) va accueillir de nouveaux occupants ! Partech Ventures annonce le lancement de Partech Entrepreneur II, son nouveau fonds dédié aux pépites du numérique. Levé en seulement trois mois, il est doté de 60 millions d’euros. L’objectif ? Financer 70 start-up avec des tickets d’entrée variant entre 300 000 et 1 million d’euros. Le fonds, géré par une équipe d’anciens entrepreneurs, est soutenu par des business angels, BPI France et sept grands groupes dont Carrefour, Groupama et Neopost.

Avec 3000 dossiers d’amorçage reçus chaque année, Partech Ventures ne peut pas satisfaire tout le monde et compte bien se rattraper avec ce deuxième fonds. « Avec Partech Entrepreneur II, nous allons imposer un rythme d’investissement encore plus rapide mais la sélectivité ne sera pas affectée », avance Philippe Collombel, managing partner chez Partech Ventures. En effet, le fonds compte réaliser trois investissements par mois répartis entre la France, l’Europe et la Silicon Valley.

La mission de Partech Ventures ne se limite pas à des investissements. Le fonds entend aussi accompagner les jeunes pousses dans leur business. « Nous ne sommes pas là que pour signer des chèques ! Nous avons un travail de mentoring comme chez les accélérateurs. C’est pourquoi nous avons mis en place une équipe d’anciens entrepreneurs », explique Boris Golden, cofondateur de Pealk, une application qui facilite la recherche et l’organisation des contacts sur Linkedin. Les start-up sélectionnées pourront intégrer le campus d’open innovation Partech Shaker, inauguré en décembre dernier

Miser sur « l’ADN » des start-up

Plusieurs start-up de la « première promotion » ont sauté le pas. C’est le cas de PriceMatch, une jeune pousse qui propose des solutions de revenue management pour l’hôtellerie. Présente depuis 17 mois au Partech Shaker, elle a été séduite par la confiance que lui accordent les entrepreneurs. « Nous ne faisions que 2000 euros de chiffre d’affaires quand on s’est lancé et aujourd’hui nous venons de passer la barre du million d’euros. En plus, on est passé de 30 à 90 salariés en seulement 6 mois et pas eu besoin de déménager », témoigne Arthur Waller, cofondateur de la start-up.

Partech Ventures ne se focalise pas seulement sur le chiffre d’affaires mais sur ce que Boris Golden appelle leur « ADN », autrement dit l’originalité du produit, la constitution de l’équipe et l’état du marché. C’est ce qui a permis à Pleek, une application qui permet de communiquer avec des mosaïques de photo, d’être financé par le fonds. « Partech a été le seul fonds à vouloir investir chez nous alors que l’on n’avait pas de produit fini, ni de business model », raconte Rémi Bardoux, cofondateur de la start-up.

Les business angels qui financent le fonds se retrouvent aussi dans cette philosophie. « L’approche de Partech Ventures, couplée avec le Shaker, est unique au monde et visionnaire », estime Emmanuel Brunet, président d’Eulerian Technologies, le spécialiste de l’analyse et de l’optimisation en temps réel des opérations e-marketing, «  j’ai toujours regretté l’approche darwiniste des fonds de corporate ventures alors que dans fonds de capital-risque il y a le mot risque ».

Un parti-pris qui ne manque pas de séduire au-delà des jeunes entrepreneurs. Les start-up présentes au sein du Partech Shaker reçoivent ainsi régulièrement la visite de représentants de grands groupes « corporate », venus prendre une bouffée d’air innovante et imaginer des synergies avec les jeunes pousses. Le 12 mars dernier, pour annoncer son partenariat avec le Partech Shaker, c’est ainsi Alcatel-Lucent qui s’est intéressé à l’établissement sis dans le 2e arrondissement près de la Bourse. Michel Combes, le directeur général de l’équipementier, en a profité pour faire la tournée des locaux, en mode détendu et sans cravate, afin de poser toutes sortes de questions aux start-up, tout en échangeant quelques traits d’humour. De quoi convaincre les futurs aspirants aux financements, si le besoin s’en faisait encore sentir, de l’intérêt stratégique d’une présence au Partech Shaker.

En 18 mois, le Partech Entrepreneur I a permis d’investir dans pas moins de 30 jeunes sociétés : 19 en France, 8 aux Etats-Unis et 3 en Allemagne. Avec sa deuxième initiative en la matière, Partech Venture entend faire encore mieux pour la suite.


Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *