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Drivy fait le plein de nouveautés

Fondée en 2010 par Paulin Dementhon, Drivy a déjà réalisé trois levées de fonds, a racheté trois concurrents et s’est implanté en Allemagne. Avant les départs en vacances, la start-up a multiplié les annonces : le lancement de Drivy Parking, une implantation en Espagne, une assurance plus avantageuse et de nouvelles fonctionnalités.

Paulin Dementhon, fondateur et CEO de Drivy. © Drivy

Paulin Dementhon, fondateur et CEO de Drivy. © Drivy

L’année 2015 sourit (encore) à Drivy, le n°1 de la location de voitures entre particuliers. Après une troisième levée de fonds de 8 millions d’euros en avril dernier, le rachat de deux concurrents français, Buzzcar et Livop, et de l’allemand, Autonetzer, la start-up lance des nouveautés pour cet été. Cette période de l’année connait un pic de réservations en raison des départs en vacances.

La jeune pousse, fondée en 2011 sous le nom de VoitureLib, a récemment annoncé l’ouverture d’un bureau en Espagne, seulement quelques mois après son implantation en Allemagne. « Ça n’a pas été facile de s’installer à l’étranger car il a fallu revoir tout le service en deux langues, connaître la législation, savoir comment fonctionnent les assurances…Mais maintenant on sait qu’on est capable d’aller dans d’autres pays », s’enthousiasme Paulin Dementhon, fondateur de Drivy. Pour faciliter ce déploiement, la start-up vient de recruter un catalan, Jaume Suñol, qui doit installer un bureau à Barcelone et y monter une équipe. Le jeune homme aura pour mission de traduire le site et d’apporter sa connaissance du marché espagnol. « Je suis heureux de rejoindre Drivy car c’est une bonne entreprise, pas seulement pour son nombre important d’inscrits mais aussi pour son efficacité », déclare-t-il. Pour le moment, Paulin Dementhon assure qu’il n’a pas prévu de racheter le leader espagnol de la location de voitures entre particuliers, Socialcar.

Les utilisateurs français vont pouvoir profiter, quant à eux, de nouveautés. Le loueur a annoncé le lancement de Drivy Parking. Cette nouvelle offre permet aux personnes qui partent en vacances de laisser leur voiture dans un parking pour une durée allant de deux semaines à deux mois et demi. Concrètement, une personne gère la location de leur véhicule pendant leur absence. Et cela peut rapporter au propriétaire entre 110 et 250 euros. « Drivy parking n’intéressera pas forcément tout le monde, notamment les « super propriétaires » qui veulent tout gérer eux-mêmes. Mais pour ceux qui ne veulent s’occuper de rien, c’est parfait », explique Paulin Dementhon. Petit avantage : le nettoyage est même inclus à la fin de la location. Avec cette nouvelle offre, Drivy espère attirer de nouveaux clients dès cet été. Mais les bénéfices attendus seront minimes, comme pour le service de location. La start-up est « tout juste à l’équilibre », d’après le fondateur qui ne communique pas sur le chiffre d’affaires pour des raisons concurrentielles. Mais depuis sa création, les inscriptions n’ont pas cessé d’augmenter. En 2011, la plateforme enregistrait 10 000 utilisateurs, en 2013 115 000 et aujourd’hui 600 000 (et 100 000 en Allemagne).

« Créer un lien direct avec le service client »

Drivy organise régulièrement des soirées pour échanger avec les propriétaires de véhicules. © Drivy

Drivy organise régulièrement des soirées pour échanger avec les propriétaires de voitures. © Drivy

Ce succès est majoritairement dû à la mise en place d’un contrat d’assurance, un facteur qui rassure les propriétaires de voitures. En janvier 2014, Allianz est devenu l’assureur de Drivy. Pour chaque location conclue sur la plateforme, ce contrat remplace l’assurance habituelle du propriétaire et inclue la commission du loueur. « Je pense que le succès de Drivy est en partie dû à l’assurance que Paulin a mis en place. Ça a structuré son business et ça l’a démarqué de ses concurrents », estime Kieran Connoly, fondateur de Livop et nouveau directeur des opérations chez la jeune pousse. Depuis quelques jours, Drivy a lancé une nouvelle assurance, qui remplace l’assurance personnelle du propriétaire. « Nous proposons des formules avec un kilométrage assez faible car on ne compte pas les kilométrages faits pendant les locations. C’est donc très intéressant pour les gens dont la voiture passe beaucoup de temps en location et pas pour leur usage personnel », assure Paulin Dementhon.

Enfin, Drivy a ajouté de nouvelles fonctionnalités à son offre initiale. Le loueur propose désormais un contrat de location dématérialisé disponible via une application iPhone. Il est également possible de faire les ajustements kilométriques et d’ajuster le niveau de carburant depuis l’application. « En plus, ça créé un lien direct avec le service client », insiste le fondateur. Sur les 45 salariés de la société, un quart de l’effectif est dédié à la relation client. « J’appréhendais un peu le service au départ. Je leur ai donc posé toutes les questions que j’avais en tête et ils m’ont répondu rapidement », témoigne Samet, propriétaire. Drivy annonce également que la version Android sera bientôt disponible, qu’il sera possible de télécharger directement le contrat de location depuis son smartphone, d’ajouter un conducteur secondaire, prendre des photos pendant l’état des lieux et envoyer le contrat par mail. Autant de fonctionnalités qui visent à convaincre les indécis à rentabiliser leurs « voitures ventouses », l’expression fétiche de l’équipe Drivy pour désigner les voitures peu utilisées, et participer à l’objectif de Paulin Dementhon : faire de la location le moyen n°1 pour se déplacer en voiture.


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