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Triperz pour héler, en un clic, un taxi !

Gratuite et compatible avec tous les taxis, l’appli Triperz, qui permet de commander une voiture qui vous arrive avec 0 euro au compteur, veut devenir LA référence dans un monde très concurrentiel.

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Triperz, l’appli des 50 000 taxis

Il y a près d’un an, nous avions regardé de près « Ces applications françaises qui voulaient contrer Uber »

A l’époque, l’Etat venait de lancer la plateforme de géolocalisation « Le.taxi », disponible sur l’ensemble du territoire français. Son objectif : inciter les 50 000 chauffeurs de taxis (titulaires d’une licence) à l’utiliser.

Le.taxi est en quelque sorte un agrégateur, qui regroupe plusieurs plateformes de mise en relation de clients et de chauffeurs (comme G7, Alpha Taxis, TaxiConnect, Taxis Bleus…). Ce « registre national » de disponibilité des taxis, faisant appel à la géolocalisation, a été développé par la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR) et le Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique (SGMAP) « en lien étroit avec les professionnels du taxi », précisait le communiqué conjoint des deux ministères.

Des applis à foison

Toutefois, si l’outil devait être opérationnel sur tout le territoire « fin 2015 », on a vu seulement depuis le printemps dernier, quelques villes s’en emparer, comme Montpellier, Paris, Marseille, Aix-en-Provence, Montpellier, La Rochelle et, bientôt, Lyon…

Dès lors, les habitants de ces agglomérations urbaines peuvent « héler » un taxi depuis leur smartphone, en utilisant une application mobile conçue à cet effet. « Cliquer » sur le véhicule de son choix s’apparentant à le « héler » électroniquement, il n’y a pas de course d’approche à régler. La voiture arrive donc avec « 0 euro » au compteur ! Top…

Se basant sur ce registre en open data, plusieurs applis (IOS et Android) destinées aux clients cette fois, sont donc apparues, pour ne citer que Paris Taxis*, Taxi Proxi, Mon Appli Taxi, TaxiLoc, Zaléou (développée par la filiale Ixxi de la RATP), tedyCab (groupe Transdev) ou, encore, Triperz.

Cette dernière, la seule développée par une société privée indépendante, veut devenir LA référence du secteur. C’est du moins ce que souhaite les deux amis cofondateurs de la start-up Triperz, Benjamin Nabet et Arnaud Choukroun, 35 ans tous les deux. Ensemble, ces anciens pharmacien et financier, se sont lancés dans l’aventure de la création d’entreprise en septembre 2015, hébergés par l’incubateur parisien Pôle Capital qui les soutient également**. Plusieurs milliers de courses ont déjà été enregistrées sur la plateforme, sur laquelle les clients peuvent même (comme pour les VTC) noter le confort de la voiture afin d’en garantir la qualité !

Si l’on trouve sur l’appli un certain nombre de services et codes habituels aux plateformes de VTC (géolocalisation, choix du type de véhicule, accessibilité pour personnes à mobilité réduite, popularité des chauffeurs…), la différence de taille reste l’absence du paiement en ligne… De fait, les transactions se réalisent encore directement à l’issue de la course en espèces ou par carte bleue (comme pour toutes ces applis).

Une levée de fonds en préparation

Un gros « bug » quand on sait que c’est justement l’une des fonctionnalités les plus appréciées par les clients de VTC… « Nous travaillons avec Lemon Way pour intégrer le paiement dans notre appli, explique Benjamin Nabet. C’est un point sur lequel nous comptons avancer très rapidement. »

Les deux fondateurs travaillent d’ailleurs sur une prochaine levée de fonds (prévue début 2017) pour accompagner leur développement. Car ils affichent également une autre corde à leur arc : l’offre de « taxi partagé » au départ des gares et des aéroports (appelée « Triperz Hub »). Son concept : à votre arrivée à la gare ou à l’aéroport, vous partagez votre taxi – et le prix de la course – avec quelqu’un qui va dans la même direction que vous, le contact s’étant fait sur la plateforme Tripez Hub… « Nous lançons en novembre une expérimentation avec Aéroports de Paris au départ des deux aéroports Orly et Roissy, précise le dirigeant. Reste à voir comment les clients vont s’en emparer, sachant que l’on s’occupe de tout, de la recherche du meilleur co-passager au remboursement du trajet entre les voyageurs ».

Mais, revenons à nos taxis… Peu importe la ville où vous êtes, toutes les applis permettent d’accéder, 24 heures sur 24, à l’ensemble de l’offre de taxis référencés sur le registre Le.taxi. Cette nouvelle solution de mobilité urbaine regroupe pour l’heure environ 8 000 chauffeurs à travers la France. Et, sur les 18 000 taxis parisiens, environ la moitié sont déjà inscrits… Maintenant, à quelle vitesse ira l’inscription des chauffeurs licenciés sur la plateforme Le.taxi ? C’est bien là le gage de réussite pour atteindre la masse critique…

Du coup, on comprend mal la réaction de l’Autorité de la concurrence qui précisait, dans un avis rendu le 24 mars dernier, que « le gouvernement n’est légitime à intervenir que sur le marché de la maraude », comme « Le.taxi doit garantir l’étanchéité entre les offres sur le marché de la maraude et les offres sur celui de la réservation préalable ». Enfin – et sans parti pris ! -, on peut également s’interroger sur l’absence de l’offre VTC dans Le.taxi, sachant qu’il s’agit d’un service public ouvert à tous… Affaire à suivre.

* Concernant « Paris Taxis », initialement lancée en 2014, une nouvelle version de l’appli (français-anglais) a été présentée le 20 juillet dernier par Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris en charge des transports et de l’espace public, avec l’idée commune à tous qui est de soutenir les taxis face à la concurrence des VTC dans les rues de la capitale.

** avec deux investisseurs privés (dont Jean-Pierre Farandou, Keolis).


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