Klassroom lève 500 000 euros pour se développer à l’international

La start-up Klassroom, qui met en relation via son application les parents avec les professeurs, réalise une levée de fonds de 500 000 euros pour amplifier sa croissance dans le monde. Un nouveau produit destiné aux directeurs d’établissement sortira par ailleurs fin janvier.

L'application Klassroom est utilisée dans 15 pays et ses fondateurs veulent conquérir de nouveaux marché. ©DR

L’application Klassroom est utilisée dans 15 pays et ses fondateurs veulent conquérir de nouveaux marché. ©DR

La start-up de l’EdTech Klassroom, dont l’application permet aux enseignants du premier degré d’échanger avec les parents d’élèves, lève 500 000 euros. Ce tour de table va lui permettre de recruter des profils natifs anglais et espagnol, les deux langues dans lesquelles l’application est aussi disponible, pour assurer l’animation de ses communautés et l’essor de son application à l’étranger. 10% des classes adhérentes sont en effet issues de 15 pays, dont les États-Unis, la Suisse ou Hong Kong. Klassroom prévoit de se développer dans l’hémisphère sud, en Australie notamment où la rentrée scolaire se fait entre février et mars, lui permettant d’échelonner la création de classes sur son support toute l’année.

Fondée en 2016 par Damien Rottemberg et Frank-David Cohen et installée à Station F, Klassroom a tiré parti d’une année scolaire complète pour affiner ses fonctionnalités. « Nous avons eu de nombreux retours positifs et des parents nous ont suggéré d’ajouter des options, comme la possibilité des flouter les visages sur les photos de classes », raconte Frank-David Cohen. Klassroom sortira par ailleurs à la fin du mois Klassboard, un module pour les directeurs d’établissement leur permettant de consolider leurs relations avec les classes et les parents d’élèves.

Un modèle économique basé sur du freemium

La start-up, qui compte plus de 28 000 utilisateurs, est en continuelle progression. Fin 2016, 300 classes avaient été formées par des enseignants sur Klassroom. Un an plus tard, l’application comptabilisait 3  500 classes créées. Dans une enquête réalisée par l’équipe, 73% des professeurs ont déclaré que Klassroom avait amélioré leur relation avec les parents d’élèves, et deux tiers estiment que son utilisation a un impact positif sur le succès des enfants à l’école.

Klassroom a modifié à la rentrée 2017 son modèle économique pour offrir du freemium aux parents : l’application mobile, qui permet diverses options comme la commande de livres photos de l’année scolaire, nécessite désormais un abonnement. La version web reste quant à elle gratuite, ainsi que l’accès pour le corps éducatif. Une formule qui permet à la start-up de respecter la règlementation interdisant la monétisation des données personnelles dans le domaine de l’éducation.

Pour Frank-David Cohen, l’introduction du numérique dans l’éducation a permis de faire tomber certaines barrières : « Les parents ont à présent accès facilement à de l’information sur les différentes manières d’enseigner par exemple, mais surtout, le numérique a renforcé le contact entre les individus. Dans notre société actuelle où 2 parents sur 3 sont divorcés, il est complexe de donner le même niveau d’information aux deux parents sur la scolarité de leur enfant, le digital permet de résoudre cela. » Selon le cofondateur, si le secteur de l’EdTech ne faisait au départ pas rêver les entrepreneurs, il est aujourd’hui en train de transformer le monde de l’éducation.


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