Adoption de l’IA : la France en retard

Les Danois ont bien plus adopté l’IA que les Français, révèle une étude publiée ce lundi. Les différents pays interrogés ont chacun leurs usages particuliers, même si tous déplorent des capacités limitées.

Publié et mis à jour le 22 avril 2025
2 min.
Adoption de l’IA : la France en retard

À l’occasion du premier anniversaire de l’IA Act, l’institut de sondage Norstat et la société d’études Strategir dressent le bilan du rapport des Européens à l’IA. Alors, quel pays est le plus mature dans son usage de l’IA ? Pas la France en tout cas, mais plutôt le Danemark, où 56 % des répondants sont familiers de l’IA. “Une adoption plus précoce au Danemark a permis d’ancrer l’IA dans les usages”, explique Romain Barbet, le directeur général France de Norstat. En effet, 27 % des Français ont entendu parler de l’IA pour la première fois lors des six derniers mois, contre seulement 4 % des Danois. Sachant que 55 % des Français ont découvert pour la première fois l’IA grâce aux médias, la couverture médiatique du sujet n’est pas remise en question, mais bien son entrée dans les mœurs. Le bouche-à-oreille est bien plus fréquent au Danemark qu’en France. Dans le monde du travail, cependant, l’écart s’amoindrit. Environ un quart des Français, Italiens, Allemands et Danois utilisent l’IA générative toutes les semaines.

L’Européen moyen utilisant l’IA est un homme de 40 ans

Si tous les Européens considèrent que l’IA générative permet un gain de temps, les usages varient selon les pays, notamment au niveau personnel. Un Français sur deux l’utilise pour corriger l’orthographe d’un document ou comme aide à la rédaction, et 38 % l’utilisent pour... cuisiner. En Italie, l’IA est un support en informatique pour 68 %, tandis qu’elle permet à 51 % des Italiens d’être à jour sur l’actualité et de mieux la comprendre. La plupart perçoivent l’IA comme un levier permettant l’acquisition de compétences techniques. En Allemagne se trouve le taux le plus élevé de personnes se servant de l’IA générative comme compagnon virtuel. À noter que les utilisateurs de l’IA générative sont généralement des hommes d’une moyenne d’âge de 40 ans.

Un bilan en demi-teinte

Une diversité d’usages permettant d’affirmer, pour la moitié des Européens, que la révolution de l’IA sera plus importante que l’arrivée d’Internet ou des smartphones. Paradoxalement, la moitié des Européens considèrent que les compétences de l’IA sont encore limitées. Les Français ont une opinion particulièrement négative de l’IA ; c’est le cas de 25 % d’entre eux, contre 12 % des Danois. Beaucoup d’entre eux (78 %) craignent même que l’humain devienne trop dépendant de l’IA. Il faut dire que beaucoup l’utilisent sans la comprendre : 85 % des Danois, des Français et des Italiens interrogés peinent, en effet, à la définir.

Autres articles

Philippe Sersot : mieux décider pour maîtriser dépenses et dépendances

Ecosystem Advisors Alliancy

Philippe Sersot : mieux décider pour maîtriser dépenses et dépendances

Ancien directeur général adjoint de SILCA puis de CA-GIP, Philippe Sersot renforce l’équipe des Ecosystem Advisors d’Alliancy et la capacité du pôle Études & Actions à accompagner les dirigeants dans leurs décisions.

Genci veut prémunir la recherche contre la vassalisation cognitive

calcul souverain

Genci veut prémunir la recherche contre la vassalisation cognitive

Nouveau PDG de Genci, Michaël Krajecki a alerté au Forum Teratec, sur la dépendance de la recherche aux IA étrangères, en misant sur Alice Recoque et l’AI Factory France.

Sanctions contre la CPI et serveur saisi à Amsterdam, qui peut encore dépendre d’un logiciel américain ?

alternative européenne

Sanctions contre la CPI et serveur saisi à Amsterdam, qui peut encore dépendre d’un logiciel américain ?

Après les sanctions contre la CPI et la saisie d’un serveur à Amsterdam sur demande de Washington, l’outil EU Sovereignty Score a noté 6 877 éditeurs de logiciels. Le plus souvent, une alternative européenne existe.

Collaborateur augmenté : IA et RH au service du business

ARTICLE PARTENAIRE

Collaborateur augmenté : IA et RH au service du business

À l'approche du Data & AI Leaders Summit Paris, François Fleutiaux, CEO Euromed d'Inetum, partage ses réflexions sur l’émergence du collaborateur augmenté et ses conséquences pour les organisations. Pour lui, l'IA transforme les métiers, et il revient aux entreprises d'en fixer le cadre.

IBM, Probabl et l’Esilv mettent 1000 étudiants au défi de fiabiliser l’IA face à Parkinson

hakcathon

IBM, Probabl et l’Esilv mettent 1000 étudiants au défi de fiabiliser l’IA face à Parkinson

Lors d’un hackathon organisé par IBM, l’Esilv et Probabl, plus de 1 000 étudiants ingénieurs ont tenté de prédire l’évolution de la maladie de Parkinson en veillant à la fiabilité de leurs modèles.


Préférences de consentement