[Edito] Bilan 2022 : une French Tech résiliente

Selon le Baromètre EY 2022 du capital-risque en France, la French Tech se montre une nouvelle fois résiliente ! L’an dernier, 735 entreprises innovantes ont réalisé des levées de fonds (de plus de 3 millions d’euros) pour 13,49 milliards d’euros. Avec des secteurs en tête comme les services internet, les logiciels, les FinTech et les CleanTech…

Dans ce classement, la France passe ainsi devant son voisin allemand (- 38 %), mais reste toujours derrière le Royaume-Uni, qui cumule 27,46 milliards d’euros levés en 2022 (bien qu’en baisse également de 14 %). Une situation favorable (+ 17 % par rapport à 2021) donc pour notre écosystème de start-up français, unique en Europe, mais pour lequel les perspectives financières de 2023 s’annoncent plus so(m)bres… car il est à relever que l’exercice 2022, après avoir bondi de 63 % au premier semestre, a vu les fonds levés reculer de 39 % lors du second.

Le même constat est tiré par le Baromètre des levées de fonds in Extenso Innovation Croissance et Essec Business School dans leur synthèse de l’année 2022 : « Après un premier semestre exceptionnel pour la Tech française et européenne, la décrue amorcée dès le troisième trimestre (- 22 % par rapport à 2021), en Europe comme en France, s’est confirmée au quatrième trimestre. »

Fin de l’euphorie

Pour preuve, même nos « fières » licornes (au nombre de 28 aujourd’hui) ont connu quelques revers (Back Market, Sunday, Meero, Voodoo…). Déjà palpable ces derniers mois, l’heure de l’hyper-croissance laisse donc place à la sobriété des investissements, mais surtout montre un retour en force de la profitabilité comme indicateur principal de performance. En 2022, selon le rapport du fonds de capital-risque britannique Atomico, plus de 14 000 salariés de start-up européennes (Klarna, Gorillas, Getir…) ont perdu leur emploi, soit 7 % de tous les licenciements réalisés dans la Tech mondiale.

En conclusion, « le vent a tourné en un an. […] Les entrepreneurs doivent désormais naviguer vent de face et apporter des preuves tangibles de développement pour lever des fonds… Les opportunités à saisir restent toujours aussi nombreuses, en particulier face aux enjeux environnementaux et technologiques, et le « dry powder » disponible chez les VC n’a jamais été aussi élevé. Mais les règles ont changé », conclut Nicolas Landrin Executive Director, Center for Entrepreneurship & Innovation Essec Business School. Une conclusion moins optimiste que celle des experts d’EY… mais qui montre que notre écosystème français de la Tech va devoir faire preuve de maturité en 2023.

Cet édito est issu de notre newsletter de la semaine du 16 au 20 janvier 2023.
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