Choose France 2022, une victoire

L’Elysée annonce ce jour 21 investissements étrangers en France, pour plus de 4 milliards d’euros programmés. De quoi conforter l’attractivité de notre pays, le jour où une 25ème licorne est née, Exotec, « des modèles pour tout l’écosystème de la French Tech », selon le Président.

Choose France 2022

Choose France 2022. BFMTV

Depuis 2017, plus de 5 300 investissements et plus de 140 000 emplois ont été créés ou maintenus en France. En 2022, 21 nouveaux projets pour un montant de 4 milliards d’euros créeront plus de 13 000 emplois, auxquels s’ajoutent plus de 16 000 emplois en CDI intérimaires de l’entreprise Manpower.

Ces annonces ont été faites pour la cinquième édition de « Choose France », cette fois privée de la présence des PDG de multinationales qui sont habituellement conviés au château de Versailles, du fait de la pandémie.

Le plus important annoncé : celui du groupe américain Eastman, spécialisé dans les matériaux dans une usine de recyclage de plastiques pour 850 millions d’euros (350 emplois).

Ikea, le géant suédois du meuble injectera 650 millions d’euros sur trois ans pour des projets « dédiés à l’économie circulaire et aux transports durables », tout comme le chimiste allemand BASF qui lui dédiera 300 millions d’euros environ sur son usine alsacienne de Chalampé. Dans les Vosges, le norvégien Norske Skog investira 250 millions d’euros pour convertir une ligne de production de papier journal en carton d’emballage 100 % recyclé.

 

Côté Tech, la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a fait le déplacement dans l’Essonne, où l’industriel belge XFab doit recevoir plus de 50 millions d’euros pour relocaliser un site de semi-conducteurs.

De son côté, l’américain Equinix compte investir 750 millions d’euros sur trois ans, accompagnés par la création de 165 emplois, et ouvrira notamment en mi-2022 son dixième site d’hébergement informatique à Saint-Denis (Ile-de-France).

Dans le secteur du Quick Commerce et des plateformes numériques collaboratives, Getir, l’entreprise turque spécialisée dans la livraison de courses express, prévoit d’investir dans un réseau national de magasins de proximité qui créera plus de 5 000 emplois nouveaux à terme.

De son côté, Cisco a réaffirmé son engagement au service de la transformation numérique de la France, en annonçant un investissement de 50 millions de dollars sur les trois prochaines années, notamment dédiés à l’accompagnement des entreprises françaises en région – et plus particulièrement des PME – pour renforcer leur sécurité et ainsi préserver leur compétitivité ; à la formation aux enjeux de la cybersécurité et de l’Industrie du Futur, pour contribuer à répondre à la pénurie de compétences qualifiées et enfin, à l’innovation technologique pour faire de l’industrie 4.0 une réalité..

De même, Collins Aerospace (division de l’américain Raytheon Technologies), spécialisé en solutions technologiques pour les secteurs aéronautique, spatial et défense, annonce un plan d’investissement de plus de 30 millions d’euros dans l’avion vert et la relocalisation de la fabrication de pièces critiques et de chaînes de maintenance d’équipements avioniques.

Cette année, l’Elysée met en avant que la moitié des projets ciblent des villes de moins de 20 000 habitants, une donnée qui illustre la revitalisation des territoires. Depuis 2019, la France est devenue la première destination des investisseurs étrangers en Europe, à noter à seulement trois mois d’une élection présidentielle.

Et la French Tech aussi…

Licornes French Tech

La France compte 25 licornes depuis ce jour.

A noter pour conclure que la France compte aujourd’hui 25 licornes, un chiffre annoncé dès 2019 par Emmanuel Macron, soutien inconditionnel de la French Tech. « Ces 25 startups valorisées à plus d’un milliard de dollars, et avec elles toute la French Tech, changent la vie des Français, créent des centaines de milliers d’emplois partout en France, font notre souveraineté ! », a-t-il déclaré. Le Président ne compte pas s’arrêter là : « La compétition est internationale et elle continue de s’accélérer ». Son nouvel objectif est donc de compter dix géants de la tech d’ici à 2030 au niveau européen. « Pour y arriver, nous ferons de nouvelles annonces dans les prochaines semaines dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne et de l’initiative Scale-up Europe que j’ai lancée l’an passé ».