Un expert européen sur deux estime que l’IA nécessite une plus grande régulation

Une enquête menée par Dataiku et Databricks, analysant les attentes et perceptions de 400 experts mondiaux en intelligence artificielle, met en lumière des divergences significatives entre Européens et Américains.

Publié et mis à jour le 11 octobre 20233 min de lecture
Un expert européen sur deux estime que l’IA nécessite une plus grande régulation

Etude Databricks Dataiku lIA nécessite une plus grande régulation

Les experts européens de l’Intelligence artificielle pensent que la réglementation actuelle en matière d'IA n'est pas suffisante : près de la moitié d'entre eux s’accorde sur le fait qu’elle nécessite davantage de régulation. Et un tiers juge que les dirigeants des entreprises (CEO, CFO, COO et CIO) n’en comprennent pas les risques et les avantages.

Ce sont les principaux résultats d'une vaste enquête menée par Dataiku et la société américaine d'analyse de données Databricks, auprès de 400 experts de l'IA dans le monde*. Cette enquête portait notamment sur l'IA générative, les dépenses en outils d'Intelligence artificielle et leur retour sur investissement, mais aussi sur l’importance des cas d’usage.

29 % des experts européens interrogés considèrent l'IA générative comme une révolution qui changera notre façon de travailler en Europe, contre seulement 23 % aux États-Unis. Par ailleurs,

57 % des répondants européens estiment que les leaders en matière de data en Europe sont plus susceptibles de mettre en place des processus clairs et bien définis pour mener des projets d'IA et les mettre en production, contre 43 % aux États-Unis.

« Nous sommes convaincus qu'un dialogue et une collaboration permanents en matière d'IA sont indispensables. Les résultats de cette enquête montrent que les leaders de la data en Europe et

au Royaume-Uni sont préoccupés par les risques potentiels de cette technologie. Ensemble, nous devons sensibiliser le public à l'éventuel impact de l'IA sur la société et les générations futures. Dès lors, il serait utile d’avoir une réflexion partagée sur la manière dont nous voulons que cette technologie soit utilisée. », Shaun McGirr, Field Chief Data Officer chez Dataiku.

« Ces résultats révèlent un intérêt significatif pour l'IA générative, mais aussi pour les défis qui l'accompagnent, de l'accès aux données à la confidentialité, en passant par la réglementation. Alors que nous nous attachons à les relever, notre mission commune avec Dataiku reste claire : démocratiser les données et l'IA, en permettant à chaque organisation de construire sa solution d'IA générative, en toute sécurité et de manière rentable. » Prem Prakash, Responsable du marketing de l'IA chez Databricks

Ces résultats s'inscrivent dans le cadre d'une enquête mondiale menée en juin 2023 auprès de responsables data, issus d’un large panel d'entreprises et de secteurs, pour étudier leur adoption et leur perception de l'IA. Près de la moitié (48 %) déclarent qu'ils intègrent ou développent la data science et l'IA dans leurs projets, tandis que 51 % sont encore au stade de l’expérimentation ou de l’appropriation.

Pour près de 37 % des experts, le déploiement d’outils IA s’est accompagné d’un suivi de leur valorisation. Ils comptabilisent déjà la valeur des initiatives en matière de data science et d'IA dans un cadre spécifique ou bien dans le bilan, comme d'autres initiatives stratégiques. Mais 55 % d’entre eux ne disposent pas d'un système de suivi cohérent ou bien n’enregistrent les résultats que de façon anecdotique.

DATAIKU, PARTENAIRE DE DATABRICKS

Dataiku a été nommée « Databricks 2023 AI Partner of the Year » lors du Data + AI Summit à San Francisco en juin dernier pour sa technologie collaborative, qui permet aux clients de déployer facilement l'IA générative, afin de transformer les données en résultats commerciaux performants.

Télécharger l’étude complète

*Les personnes interrogées ont des fonctions de manager ou supérieures. Elles sont originaires des États-Unis, de la région EMEA mais aussi APAC, et travaillent dans des organisations dont le chiffre d'affaires annuel dépasse les 3 milliards de dollars. Pour en savoir plus sur la méthodologie : https://pages.dataiku.com/dataiku-databricks-ai-survey page 26, section « À propos de l'enquête »

Autres articles

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

décryptage

Cyberattaque contre Hugging Face : comment OpenAI maîtrise son récit

L'intrusion menée par des agents IA d'OpenAI contre Hugging Face marque un tournant. Elle ne valide pourtant ni le récit d'une IA hors de contrôle, ni celui d'une cybersécurité devenue obsolète, tout en révélant un nouveau rapport de force autour des modèles de frontière. 

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne

IA souveraine

La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory soutenue par l'Union européenne 

L'État se positionne pour accueillir une infrastructure de calcul dédiée à l'intelligence artificielle et s'engage à acheter 100 millions d'euros de capacités de calcul si un projet français est retenu. 

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Souveraineté des centre de données

Orange et Morrison veulent créer une coentreprise de data centers pour renforcer le cloud souverain européen

Les partenaires prévoient d’investir 3 milliards d’euros afin d’accompagner la croissance des besoins en cloud et en intelligence artificielle. 


Préférences de consentement