Les organisations européennes face aux dépendances numériques
Près de deux tiers des organisations européennes se déclarent préoccupées par les enjeux de souveraineté et de cloud de confiance, selon le Baromètre Cesin-Opinionway.
Publié le 3 avr. Lecture 2 min.
Le livre blanc publié par le Cesin et le Forum InCyber met en évidence que les dépendances numériques ne se concentrent pas sur un seul fournisseur ou composant, mais se diffusent dans les chaînes industrielles, les standards techniques, les contrats et les compétences internes. Cette distribution rend les marges de manœuvre des organisations difficiles à mesurer et transforme le sujet du registre technique à celui de la stratégie et de la gouvernance.
L’intelligence artificielle, facteur d’amplification
L’analyse souligne que l’IA centralise des ressources critiques comme les données d’entraînement, les modèles de fondation et la puissance de calcul, concentrant ces éléments entre les mains d’un nombre limité d’acteurs. Elle amplifie les dépendances existantes tout en offrant des outils pour mieux cartographier et contrôler les systèmes complexes.
Du risque informatique à la gouvernance stratégique
Le livre blanc recommande de traiter les dépendances étrangères comme des risques systémiques au niveau des comités exécutifs, et non seulement au niveau des DSI. La dépendance asymétrique, lorsqu’elle peut être utilisée comme levier de contrainte, doit être identifiée et corrigée. Les auteurs préconisent de diversifier les écosystèmes technologiques, d’intégrer la réversibilité dans les architectures et contrats, et de renforcer les compétences internes pour conserver la capacité de décision stratégique.


