Le plan « Dispositifs médicaux innovants » de France 2030 s’élève à 400 millions d’euros

Dans le cadre de « France 2030 », le plan d’investissement de 30 milliards d’euros pour une dizaine de secteurs d’activités (dont le numérique et la santé), Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’Industrie, a dévoilé fin février le volet « Dispositifs médicaux innovants de demain », doté de 400 millions d’euros. Elle visitait pour l’occasion la société Balt à Montmorency (95).

Publié et mis à jour le 3 mars 20222 min de lecture
Le plan « Dispositifs médicaux innovants » de France 2030 s’élève à 400 millions d’euros

Pierre KUCHLY @PKuchly57

[caption id="attachment_104984" align="alignleft" width="300"]

Pierre KUCHLY @PKuchly57[/caption]

L’entreprise Balt, créée en 1977 et spécialisée dans le matériel médical pour le traitement des maladies vasculaires du cerveau (type AVC), est l’un des leaders mondiaux du secteur. Elle emploie aujourd’hui plus de 500 personnes sur ses sites en France, en Suisse et aux Etats-Unis, et, entre 2015 et 2021, a vu quadruplé son chiffre d’affaires… Aujourd’hui, elle souhaite créer un centre mondial d'innovation dédié aux neurosciences et à la connectique à Montmorency (Val-d'Oise).

L’occasion pour Agnès Pannier-Runacher de s’y rendre pour dévoiler le nouveau plan « Dispositifs médicaux innovants », un volet du grand plan « Innovation Santé 2030 » doté de 7,5 milliards d’euros visant à faire de la France « la première nation européenne innovante et souveraine en santé ». Sur cette somme, 400 millions d’euros seront ainsi consacrés au secteur français du dispositif médical et du diagnostic in vitro. Une filière en France qui compte 1 500 entreprises françaises et étrangères, dont 93 % de start-up et PME, pour près de 85 000 personnes et un chiffre d’affaires de 31 milliards d’euros.

Ce plan a quatre objectifs :

  • Adresser des priorités technologiques et de santé publique majeures: 170 millions d’euros seront dédiés à des actions ciblées et des appels à projets pour répondre à des priorités de santé publique ou lever des verrous technologiques, afin de faire émerger les dispositifs médicaux et les dispositifs de diagnostic in vitro innovants (développement de robots chirurgicaux de demain, d’implants, de prothèses ou de dispositifs médicaux et solutions numériques pour la santé mentale).

  • Permettre aux entreprises du secteur de démontrer la valeur de leurs produits : un appel à projets « démonstration de l’efficacité clinique des dispositifs médicaux à usage collectif » doté de 60 millions d’euros sera lancé pour démontrer les bénéfices cliniques et/ou médico-économiques des dispositifs médicaux au sein du système de soins français.

  • Accompagner les projets d’industrialisation des entreprises du dispositif médical: un budget de 140 millions d’euros sera consacré à l’appel à projets « Innovation et Capacité Santé 2030 » lancé le 25 février dernier et ouvert jusqu’à fin 2023, visant à soutenir les projets d’industrialisation de dispositifs médicaux et de diagnostic in vitro innovants ou stratégiques sur le territoire national. Cet APP permettra, en outre, d’identifier et soutenir les projets des entreprises dans les secteurs de la biothérapie et de la bioproduction, ainsi que des maladies infectieuses émergentes.

  • Accompagner les entreprises du dispositif médical dans leurs démarches d’accès au marché : 30 millions d’euros permettront de faciliter et d’accélérer l’accès au marché des dispositifs médicaux, et en particulier l’obtention du marquage CE des produits, notamment par la mise en place d’un guichet « diagnostic règlementaire » de Bpifrance, la constitution de réseaux d’investigateurs, l’accès aux grandes cohortes et le financement de formations pour les profils règlementaires.

Autres articles

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

IA en entreprise

la France a rattrapé son retard mais pas encore comblé son fossé opérationnel

En un an, 64 % des entreprises françaises se disent avancées en IA, contre 8 % l'an dernier. L'exécution, pas l'intention, distingue désormais les leaders du reste du marché.

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes

Cyberattaque

Exfiltration de données : la DGFiP va devoir rendre des comptes 

Deux intrusions ont permis l'exfiltration des données de 678 000 contribuables et professionnels. Détectée en juin, la compromission n'a révélé son ampleur qu'après la revendication du pirate, relançant le débat sur les capacités de détection de l'État. 

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Chronique

Robots humanoïdes : la bataille des déploiements

Avec plus de 65 000 heures d’exploitation, plus de 300 millions de dollars de commandes pluriannuelles annoncées pour sa prochaine génération de robots, Agility offre un aperçu concret de l’avenir du secteur.

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes

Bug de genre

La tech veut un autre leadership... sans renoncer à ses vieux réflexes 

L'essor de l'IA pousse les entreprises à revoir leurs attentes envers les managers techniques. Les compétences relationnelles, la diversité des équipes et l'autorité deviennent des leviers de performance autant que d'inclusion. Oui, mais...

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Chronique

Après les cryptoactifs, Ledger veut sécuriser l’action numérique à l’ère des agents IA

Au moment où l’intelligence artificielle réduit le coût des cyberattaques et multiplie les systèmes capables d’agir seuls, Ledger fait un pari : ne pas chercher à rendre l’agent infaillible, mais sécuriser son mandat, ses limites et le moment précis où une intention numérique devient un acte.


Préférences de consentement