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Le travail hybride s’impose comme le premier levier d’attractivité des talents tech

Une étude d’International Workplace Group montre que la flexibilité dépasse désormais le salaire pour recruter et fidéliser les profils technologiques. 

Publié le 7 mai

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Selon une étude menée par International Workplace Group, le travail hybride est devenu un facteur déterminant dans l’attraction des talents technologiques, devant la rémunération. 78 % des dirigeants estiment que les organisations proposant ce mode de travail bénéficient d’un avantage concurrentiel clair, tandis que 37 % le considèrent comme leur principal levier de recrutement, contre 35 % pour le salaire. Cette évolution intervient dans un contexte de tension accrue sur les compétences : 67 % des dirigeants jugent la concurrence pour attirer les talents tech plus forte que jamais, et 50 % évoquent une pénurie de profils qualifiés. La flexibilité apparaît également comme un levier de fidélisation, puisque 68 % reconnaissent que des salaires compétitifs ne suffisent plus à retenir les meilleurs talents, notamment chez les moins de 30 ans, pour qui l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle devient prioritaire. 

Les compétences en IA au cœur des trajectoires professionnelles 

L’étude met en évidence le rôle structurant des compétences technologiques avancées dans l’évolution des carrières. 83 % des dirigeants considèrent désormais que la maîtrise de domaines comme l’intelligence artificielle, l’analyse de données ou le développement informatique est essentielle pour accéder à des postes de direction, et 22 % leur accordent davantage de valeur qu’aux diplômes universitaires traditionnels. Cette transformation des critères de sélection s’accompagne d’une évolution des organisations : 59 % des dirigeants prévoient d’intégrer davantage de profils tech et IA dans leurs équipes dirigeantes. Par ailleurs, 23 % des entreprises indiquent promouvoir des professionnels de moins de 30 ans à des postes de direction plus rapidement que dans les schémas traditionnels, une proportion qui atteint 45 % dans les structures dirigées par la génération Z. 

Une recomposition des modèles de leadership et d’organisation 

Au-delà du recrutement, ces tendances traduisent une transformation plus large des modèles de travail et de leadership. Les compétences en IA permettent d’automatiser les tâches répétitives, d’améliorer la prise de décision et de générer plus rapidement des analyses, favorisant ainsi l’accès à des missions à plus forte valeur ajoutée. Dans ce contexte, les jeunes générations jouent un rôle moteur dans l’adoption des technologies : 62 % des salariés de la génération Z accompagnent leurs collègues dans l’apprentissage de l’IA, avec des effets mesurables sur la productivité (72 %) et la performance des équipes (77 % selon les dirigeants). Pour les entreprises, l’enjeu est désormais clair : articuler flexibilité organisationnelle et montée en compétences technologiques pour rester compétitives dans une économie de plus en plus pilotée par l’IA.