Inetum : pourquoi l’agentic AI marque la fin de l’automatisation telle que les CIO la connaissent
À l’heure où l’automatisation atteint ses limites, l’agentic AI ouvre une nouvelle étape : des systèmes capables d’agir, orchestrer et décider à l’échelle de l’entreprise. Quel impact pour les CIO ?
Publié à 5h15 Lecture 3 min.
Une idée simple : passer de l’automatisation à l’action autonome
Pendant plus d’une décennie, les CIO ont investi dans des outils d’automatisation visant à réduire les tâches répétitives et améliorer l’efficacité. Mais ces systèmes restent fondamentalement limités : ils exécutent des règles, sans comprendre ni s’adapter.
« Avec la RPA, il fallait réinvestir en permanence pour réentraîner le système dès que les besoins métiers changeaient. L’agentic AI, elle, s’adapte et évolue : elle apprend à partir de nouvelles données et optimise les processus sans nécessiter d’intervention humaine constante. » — Simeon Nachev, EEMEA Microsoft Practice Lead, Inetum
L’agentic AI change radicalement la donne. Elle ne se contente plus d’exécuter des tâches : elle planifie, raisonne et agit dans des environnements complexes, en s’appuyant sur des données en temps réel et des interactions en langage naturel.
Pour les directions IT, cela signifie une évolution majeure : passer d’une logique d’outillage à une logique de pilotage d’écosystèmes intelligents.
Des workflows entièrement orchestrés par des agents
L’une des ruptures majeures réside dans les architectures multi-agents. Là où les systèmes classiques fonctionnaient en silos, l’agentic AI introduit des agents spécialisés capables de collaborer entre eux.
Un agent RH peut interagir avec un agent IT et un agent finance pour automatiser un onboarding complet. Un agent service client peut orchestrer traitement, analyse, et suivi sans intervention humaine directe.
Pour les CIO, l’enjeu est clair :
fluidifier les processus de bout en bout,
réduire les frictions inter-applicatives,
améliorer la qualité des décisions.
Cette orchestration ouvre la voie à une entreprise réellement “end-to-end”.
Le vrai défi : la donnée et la gouvernance
Cependant, cette promesse repose sur un prérequis critique : la qualité des données.
Contrairement aux systèmes traditionnels, l’agentic AI exploite massivement des données structurées et non structurées (emails, documents, conversations). Une donnée imparfaite se traduit immédiatement par des décisions erronées.
Les CIO doivent donc prioriser :
la data readiness (qualité, structuration, gouvernance)
la souveraineté des données, notamment dans un cadre européen
les mécanismes de contrôle et de supervision
L’agentic AI ne réduit pas le rôle de l’IT, elle le renforce : elle impose un niveau d’exigence supérieur sur les fondations.
ROI et cas d’usage : des gains déjà mesurables
Contrairement à certaines vagues technologiques, les bénéfices sont déjà tangibles.
Dans la finance, l’automatisation des processus de réconciliation réduit significativement les délais de clôture.
Dans le marketing, des agents optimisent les campagnes en continu, avec des gains significatifs en leads qualifiés.
Dans les opérations, des processus comme le procure-to-pay peuvent être accélérés et fiabilisés à grande échelle.
Au-delà de la productivité, c’est la capacité d’innovation qui est impactée : les équipes sont libérées pour se concentrer sur des activités à forte valeur.
Redéfinir le rôle du CIO dans l’ère agentique
L’arrivée de l’agentic AI pose une question stratégique : qui pilote ces agents ?
Le CIO devient progressivement un “coordinateur d’agents”, responsable de :
définir les cas d’usage prioritaires
encadrer la gouvernance et les risques
aligner les capacités technologiques avec les objectifs métiers
Il ne s’agit plus seulement de gérer un SI, mais de piloter une intelligence distribuée au cœur de l’entreprise.
Et demain ?
L’agentic AI ne remplacera pas les décisions humaines les plus critiques. Elle les transformera en fournissant une capacité d’analyse et d’action sans précédent.
La vraie question n’est donc plus de savoir si cette transformation aura lieu, mais à quelle vitesse chaque organisation sera capable de l’embrasser.
Les CIO sont-ils prêts à passer d’une logique d’automatisation à une logique d’autonomie pilotée ?
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